J'ai un cahier où sont consignés depuis janvier 2012 à peu près tous les films et toutes les séries que j'ai regardés. Oui, sur un vrai cahier, avec de la vraie écriture, pas dans un ficher d'ordinateur, pas sur un site internet, pas sur un réseau social. Un cahier que je peux consulter même sans électricité, sans écran, sans connexion.

On va essayer quelque chose de rigolo, je vais reprendre les pages de ce cahier et redonner mon avis, pour chaque film, pour chaque série. Souvent, j'ai déjà écrit sur ces oeuvres. Je vais pourtant réécrire dessus, tout en vous renvoyant à mon opinion d'époque. Attention, n'espérez pas forcément des pavés, ce sera généralement plutôt lapidaire. Mais c'est un exercice, pour me dérouiller, pour me divertir, pour m'exprimer et pour partager avec vous.

J'ai déjà rédigé un peu d'avance, mais on va partir sur une mise à jour hebdomadaire pour l'instant. On n'est pas pressé, on a tout notre temps.

 


 

Juillet - Août 2014

 

Penny Dreadful

Une série qui a eu les ailes coupées en plein vol, ce qui donne une saison finale avec une fin précipitée qui laisse en suspend beaucoup de trop de personnages intéressants. Alors, oui, il vaut mieux partir en étant regretté que de s'éterniser au point de finir dans l'indifférence. Mais là, c'est trop déchirant. Malgré (et grâce à) ses outrances, Penny Dreadful était la perle du fantastique télévisuel. Il faut dire que ceux qui ont fait le casting méritent toutes les louanges, l'ensemble de comédiens de la série est un modèle. Et oui, je sais, il y a surtout Eva Green, au sommet de son art, mais ceux qui l'entourent ne dépareillent pas. De la série B de prestige qui capture tout ce qui fait la saveur de l'horreur populaire depuis des siècles.

Downton Abbey

C'est un gros soap opéra bien dégoulinant qui se drape sous les atours d'une série de prestige. Dans l'écriture et la caractérisation, on est à peine au niveau d'un bon vieux Dynastie des familles, moins bien que Dallas, légèrement mieux que Amour, Gloire et Beauté. La première saison fait à peu près illusion, on croit que ça peut être bien. Dès la saison deux ça part dans le n'importe quoi, avec les pires ficelles du mélo télévisuel, juste avec un plus gros budget. Après la mort croquignolesque d'un des personnages principaux, la série est à deux doigts de sortir la carte "mais tout cela était un rêve", j'ai abandonné.

 

Under the skin

Chef-d'oeuvre, un des très grands films des années 2010. J'en disais du bien à l'époque, j'en pense encore plus de bien avec le recul. Un film d'horreur brillant d'un bout à l'autre, plein d'idées, avec du fond et de la forme.

Noé

Le blockbuster illuminé, mi-païen, mi-chrétien, d'un Darren Aronofsky en train de larguer les amarres (il sera encore plus biblique et pété de la cafetière avec son film suivant). C'est bien filmé, quand même, forcément. Il y a des passages complètement délirant, surtout le déluge en lui-même, raconté comme une scène d'un film catastrophe de Roland Emmerich. Mais, dans l'ensemble, c'est beaucoup de bazar pour une œuvre pas très intéressante.

Le Vent se lève

Le Miyazaki que j'aime le moins.

 

Enchanted

Le bonheur fait film. Avec Amy Adams dans le rôle de sa vie. Un néo-classique du cinéma familial, comique, musical et un des meilleurs Disney live, toutes périodes confondues.

Captain America 2 - Le Soldat de l'Hiver

C'est nul. Très très laid, filmé par un duo de réalisateurs d'une médiocrité abyssale. Ca ne raconte rien, tout le monde s'en fout. Ca se rêve film d'espionnage, hommage à je ne sais quoi, tout le monde s'en fout, je vous le dis. Ca a fait plein d'entrées, parce qu'il faut bien passer le temps en attendant la mort.

The Good Wife (saison 1 à 5)

Une sorte de grand 8 du soap opera, avec des sommets où tu te dis : "ah oui, dites donc, c'est bien écrit" et des gouffres ridicules où tu te dis que les scénaristes ont dû partir à la plage pendant un mois. Quand c'est bien, c'est vraiment bien, mais alors quand c'est nul, en particulier sur les dernières saisons, c'est franchement nul, voir pour cela le sort réservé à la plupart des personnages féminins qui ne sont pas la star et qui pourraient lui faire de l'ombre. Une série de diva gâtée qui se prend une baffe symbolique à la fin, bien vu, mais trop tard.

 


 

Février 2014 - Juin 2014

 

Star Trek : The Next Generation

On entre dans une phase assez particulière de ce cahier, où les séries télévisées vont occuper beaucoup de temps et donc de place et vont, paradoxalement, rétrécir la temporalité et m'obliger à grouper plusieurs mois en une seule entrée. Ici, c'est l'intégralité des sept saisons de The Next Generation qui est visionnée. C'est génial, avec, comme souvent dans ces séries longues, avec beaucoup d'épisodes, des hauts et des bas, des problèmes de continuité, des incohérences, des progrès frappants et des régressions regrettables. Mais les hauts sont plus hauts que tout ce qu'on peut voir d'autre dans le genre et les bas sont balayés par la qualité globale.

C'est toujours la référence en matière d'univers Star Trek, la quintessence de ce qu'on peut faire en space opera où l'écriture prime sur le spectacle. La première saison est un peu "raide", avec des effets spéciaux de la télévision des années 80 et une tonalité qui se cherche. Mais dès la saison 2 la vitesse de croisière est atteinte. Et dans la saison 3, on engage le warp drive, avec un des meilleurs cliffhangers de l'histoire des séries, tous genres confondus. Les chefs-d'oeuvre sont trop nombreux pour être tous cités, même s'il est difficile de ne pas mentionner The Inner Light, Darmok, Chain of Command, Sins of the Father et, donc, le fameux Best of both worlds. Si vous voulez comprendre pourquoi Star Trek c'est si bien que ça (et accessoirement pourquoi c'est mieux que Star Wars), c'est ici qu'il faut commencer.

Thor 2 : le Monde des Ténèbres

J'ai tout oublié à part la fin rigolote où ils font passer le marteau par des portails dimensionnels. C'est marginalement meilleur que le premier film, mais infiniment moins bien que le troisième volet.

Iron Man 3

Ah, c'était l'époque où je regardais encore des Marvel. C'est le Iron Man où on croit que Tony Starck va mourir. Comme à chaque film avec Iron Man, quoi. C'est mieux que le deuxième opus, complètement nul, mais c'est d'une indigence presque totale.

 

The Long day closes

A mon sens, d'assez loin, le meilleur film de Terrence Davies et certainement le plus beau. C'est un récit qui vogue sur la mémoire et les sensations, à la fois très littéraire et follement cinématographique. C'est assez difficile d'accès, car se refusant à la narration et la caractérisation classiques, mais c'est un vrai poème visuel. Et le plan final est sublime.

Avatar

Vu au cinéma en 3D, c'était impressionnant. Revu en 2D à la maison, c'est quand même bien long. Je salue la création de l'univers, pas d'une originalité folle, mais au moins un peu différent. Je salue aussi, bien sûr, la mise en scène, qui fait à peu près tout le travail.

Hot Fuzz

J'ai rédigé une déclaration d'amour à l'une des meilleures comédies d'action du 7e art, je vous invite à vous y reporter.

American Hustle

C'est beaucoup de clinquant pour pas grand-chose, ça ne raconte rien de très original et on a donc le sentiment d'avoir déjà vu ça mille fois. Après y a de super comédiens, ça se laisse voir, je dis pas. Mais on en ressort avec un sentiment de perte de temps.

 

Blade Runner

Un des plus grands films de SF du 7e art, du temps où Ridley Scott laissait croire qu'il n'allait enchaîner que les grandes œuvres (ce ne sera pas le cas). Mais le duo Alien/Blade Runner, ah ! Deux jalons d'un genre, deux pierres angulaires. Blade Runner est presque parfait. Je dis "presque" parce que c'est un peu le bordel avec les différentes versions, un peu comme avec les premiers Star Wars. D'un côté Scott enlève le superflu (la voix off, la fin) et de l'autre ils surlignent des choses qui ne méritaient pas de l'être. Bref, il n'y a toujours pas de version qui me satisfasse pleinement, mais ce n'est pas trop grave et les problèmes sont quand même bien moins importants que dans les relectures de Star Wars par George Lucas. Donc, le film est presque parfait, à 99,9%. Un tour de force à tous les niveaux, pas seulement esthétique, mais dans ce qu'il dit de la nature humaine et de notre avenir plus ou moins proche.

H2G2, le guide du voyageur intergalactique

Oui, je sais, le livre est mieux, bien sûr, le livre c'est un classique. Mais je n'en démords pas, cette adaptation, très ambitieuse, est aussi très réussie. En terme de comédie de SF, vous ne trouverez pas beaucoup mieux, ni même aussi bien, à quelques Galaxy Quest près.

Her

J'aime beaucoup, beaucoup, beaucoup, je vous renvoie à ma critique.

 

Parks and Recreation

Je crois que depuis sa fin, cette série a encore grandi dans le coeur et l'esprit du public, en particulier aux Etats-Unis où elle a acquis une certaine portée prophétique. Il faut dire qu'elle tape juste sur plein de sujets. Tout n'est pas hilarant, tout ne fonctionne pas (ou plus), la saison 1 est toujours bancale, mais ça reste une des plus grandes séries comiques de notre temps, avec un ensemble de personnages hyper attachants.

True Detective (saison 1)

On peut discuter la qualité des saisons suivantes, mais franchement la saison 1 de True Detective c'était quelque chose. J'avais écrit dessus à l'époque, d'ailleurs.

Carnivale

Oui, je sais, il n'y a pas de fin, même si la "conclusion" actuelle aurait pu être la fin, à peu de choses près. J'aime beaucoup le début, mais ça va clairement decrescendo au fur et à mesure que les mystères se dévoilent.

 

Community

Là il y a une "fin", mais quel bazar avant d'y parvenir. Plein de problèmes de production, trop longs à énumérer, ont rendu la série toute bancale. Les trois premières saisons sont immenses, avec une montée en puissance dingue. C'est d'une drôlerie geek assez merveilleuse, avec des épisodes qui méritent largement le culte qui les accompagne. La saison 4, sans Dan Harmon et avec Chevy Chase sur le départ, est la plus faible. Le retour est plus expérimental, plus désenchanté, mais il y a encore de très bons moments. C'est une série qui grandit, qui évolue, qui se cherche, se perd et se retrouve. C'est beau.

Yoyo

Le film de Pierre Etaix, bourré d'idées visuelles, plus fascinant que vraiment hilarant. C'est du cinéma comique vraiment expérimental, toujours moderne, toujours incontournable.

La Grande aventure Lego

C'est un peu terrible, pour moi qui prône l'interdiction de la publicité, d'affirmer que cette énorme pub cinématographique est, en fait, un excellent divertissement. Mais tout peut être transcendé, sans doute. La preuve, ici, avec cette merveilleuse petite folie, dont je disais le plus grand bien à sa sortie.

 


 

Janvier 2014

 

Nashville

Un des très grands films de Robert Altman, son chef-d'oeuvre, à mes yeux, aux côtés de 3 Women. C'est l'apothéose de son style choral, filmé sur le vif, où toutes la paroles s'entrecroisent comme s'entremêlent les destins. Cela parle du monde de la country music, mais c'est une toile de fond, tant c'est surtout une vaste comédie humaine, dont on ne voit pas passer les 2 h 30.

12 Years a slave

C'est de la bonne punition bien comme il faut. C'est très fort, d'intérêt général, mais quand on est déjà convaincu avant même le visionnage, c'est presque du masochisme.

Carmen revient au pays

C'est un film qui fait aimer le cinéma en couleurs. D'ailleurs, c'est le premier film en couleurs du cinéma japonais. C'est davantage qu'une curiosité, comme je l'expliquais il y a quelques années.

Blue Jasmine

Aucun souvenir, si ce n'est que Cate Blanchett se donne à fond, comme presque toujours. Il paraît que c'est un des meilleurs Woody Allen récents, mais il m'est totalement sorti de l'esprit.

Tempête de boulettes géantes 2

Une bonne suite à un bon film. Rapide, drôle, sympathique, j'en disais du bien à l'époque.

 

Hunger Games 2

Mieux mis en scène que le premier (pas dur), mais déjà moins intéressant dans ce que ça raconte. C'est correct comme divertissement mais très oubliable.

Jimmy P.

Le dernier film de Arnaud Desplechin sur lequel je n'ai à peu près aucune réserve. C'est un biopic bien raconté, assez classique mais avec des petites touches personnelles qui créent les aspérités nécessaires.

Captain Phillips

Moi j'aime beaucoup. C'est un suspens en haute mer palpitant du début à la fin qui bénéficie d'une mise en scène nerveuse et, surtout, d'une interprétation complètement dingue. Tom Hanks y est au sommet de son art.

Enough Said

C'est très attachant et j'en avais parlé à l'époque.

Galaxy Express 999

Le film de Rintaro dérivé de la série de Matsumoto. Cela ne remplace par la série, c'est une autre histoire dans le même univers avec les mêmes protagonistes. C'est bien, même si un peu long.

 

Grave Encounters

Un film d'horreur façon found footage qui n'a pas forcément une grande réputation, mais que j'ai trouvé particulièrement efficace. Cela se passe dans un hôpital psychiatrique en ruines où des jeunes inconscients viennent faire les malins à essayer de filmer des fantômes. Le crescendo dans l'effroi est particulièrement bien mené et la résolution est terrifiante. Franchement, c'est pas mal du tout.

Le Pirate

J'en ai écrit beaucoup de bien, mais si on veut une collaboration entre Gene Kelly et Judy Garland, je trouve La Jolie Fermière plus réussi.

Le Roi et moi

La version de 1956, bien sûr. Alors, c'est très long et très daté, je le dis tout de suite. Ca a d'autres qualités, notamment certains numéros musicaux. Yul Brynner est parfait et Deborah Kerr est belle comme tout. Mais ça a sacrément vieilli, ça risque de vous choquer.

Black Fish

Un documentaire d'une grande force sur la "vie" en captivité des orques dans les parcs d'attraction. Pas pour les âmes sensibles.

 


 

Décembre 2013

 

Upstream Color

Un superbe film de science-fiction à part, un petit univers en soi. J'en écrivais du bien à l'époque, je le pense toujours.

X-Men origins : Wolverine

La vilaine réputation du film n'est pas usurpée, même s'il n'est pas aussi nul qu'il n'y paraît et qu'on a vu bien pire depuis (c'est dire). Le personnage méritait forcément mieux et l'apparition de Deadpool à la fin est quand même bien ratée.

Le Congrès

En parlant de "film-univers", celui-ci n'est pas mal non plus. Je n'en ai pas un grand souvenir, mais je vous renvoie à ce que j'en disais à sa sortie.

La Jolie fermière

Je sais, à lire le titre français on s'attend au pire. Et pourtant, c'est une comédie musicale peu connue (à part des amateurs, bien sûr) qui vaut totalement le détour. Déjà c'est Judy Garland et Gene Kelly au top niveau, vous avez compris que c'est de la bonne. Ensuite, malgré le sujet qui peut paraître caricatural (la vie à la ferme vu par Hollywood en 1950), ce n'est pas stupide et c'est très attachant.

 

Le Hobbit : la désolation de Smaug

Le meilleur des trois, à mon sens, même si je ne les ai pas revus depuis leur sortie. J'en disais plein de bien à l'époque, je vous y renvoie.

The Fall (série)

La première saison de la série britannique avec Gillian Anderson. C'est d'une complaisance absolue envers son serial killer et les défauts présents dès le début vont s'aggraver par la suite. A moins d'être très fan de l'actrice (ça se conçoit), on peut faire l'impasse.

The Shadow Line

Une mini-série britannique d'une noirceur quasi absolue, presque caricaturale à force de cruauté et de nihilisme. C'est très bien fait, avec des acteurs fantastiques, mais ça tient en grande partie de la punition.

Desk Set

Un des meilleurs films du duo Katherine Hepburn et Spencer Tracy. C'est une sorte de huis-clos en forme de guerre des sexes au sein d'une entreprise. Il y a des éléments qui trahissent bien sûr l'époque (1957, hein, ça date) et d'autres qui n'ont pas pris une ride. Ce qui n'a pas vieilli, bien sûr, c'est le talent des deux comédiens, dont la complicité à la ville comme à l'écran donne toujours des résultats ébouriffants.

 

Elf

Bah moi j'aime. Pourtant je ne suis pas un fan de Will Ferrell, loin de là. Je ne suis pas allergique non plus. Mais son humour enfantin convient parfaitement à un film de Noël ultra naïf, ultra léger, mais qui saisit avec une certaine justesse l'esprit de cette fête. C'est très drôle, très pouêt-pouêt, et mignon tout plein. Zooey Deschanel est complètement inattendue en blonde, mais ça lui va plutôt bien. Un des classiques récents du genre.

White Christmas

Une des fameuses arnaques du film de Noël, vu que c'est une comédie militaire où Noël surgit dans les dernières minutes. Franchement, ça a très mal vieilli.

Miracle sur la 34e rue

Alors là, par contre, ce n'est pas une arnaque du tout, c'est un des meilleurs films de Noël. Je parle ici du film original de 1947 et non pas du remake de 1994. Sans surprise, le film a gagné l'Oscar du meilleur scénario, ainsi que celui du meilleur second rôle. Ce sont bien là les deux points forts de l'œuvre, subtilement écrite et très touchante. Probablement le film qui pourra le plus vous convaincre de l'existence du Père-Noël.

Young Detective Dee : Rise of the Sea Dragon

J'avais bien évidemment rédigé une critique énamourée de ce film de Tsui Hark à l'époque, je n'ai rien à y ajouter.

The Muppets Movie

Le premier long-métrage des Muppets, sorti en 1979, le meilleur aussi. Déjà, ça s'ouvre sur The Rainbow Connection, une des chansons les plus craquantes qui soient, composée par Paul Williams. Qu'elle soit chantée par Karen Carpenter, Debbie Harry ou Kermit, c'est une perle, un chef-d'oeuvre mélodique. Ensuite, le film enchaîne les excellents numéros musicaux et donne la plus complète et abordable vision de l'univers des marionnettes de Jim Henson. Bon, faut aimer les Muppets, bien sûr, mais pas besoin d'être fan, c'est, en soi, un vrai bon film.

 

 


 

Novembre 2013

 

Les Trois visage d'Eve

Un des premiers films à évoquer la dissociation mentale et les personnalités multiples qui deviendront une des pires ficelles du cinéma américain. Ce n'est évidemment pas d'une rigueur scientifique irréprochable, mais ça prend le sujet au sérieux et Joanne Woodward (qui a gagné un Oscar pour cela) est excellente.

Ministry of fear

Un Fritz Lang très mineur (si, si) en forme d'exercice de film d'espionnage. C'est loin d'être mauvais, c'est du Lang, mais ce n'est pas inoubliable.

The Grandmaster

Wong Kar-Waï revient au film de kung-fu. C'est bien sûr du style à foison et c'est plastiquement superbe. J'en disais du bien à l'époque.

Frances Ha

Ohlala, j'ai été totalement hermétique à cette caricature de film hipster new-yorkais. Y en a 100 qui sortent comme ça tous les ans (à peu près). Et comme je ne m'en souviens pas du tout, je vais avoir du mal à vous en parler davantage.

 

Lone Ranger

Comme John Carter, c'est bien meilleur que sa réputation ne le laisse penser. Deux films cohabitent ici : un western désenchanté, violent et politique, presque totalement submergé par un blockbuster Mickey assez pouêt-pouêt (mais bien mené). Oui, je ne plaisante pas, (re)voyez le film si vous ne me croyez pas. C'est du cinéma malade, certes, mais du bon cinéma malade, avec une fin splendide.

L'Arche Russe

Surtout connu pour être tourné tout en (vrai) plan séquence, avec 850 acteurs et 1000 figurants. La performance technique ne permet pas de combler le côté fastidieux de ce qui est raconté, mais on peut visiter le musée de l'Ermitage et pour qui aime se rincer l'oeil sur de la technique cinématographique ça vaut le détour.

Prisoners

Un film détestable par un des réalisateurs les plus surestimés de notre temps, Denis Villeneuve. Un machin de vengeance ultra complaisant et glauque, qui ne s'assume même pas pleinement. C'est filmé de manière ultra péteuse, donc ça peut épater le passant.

Hello Dolly

Faut avoir une certaine tolérance pour Barbra Streisand et pour le côté hyper daté de certains passages. Les chansons sont super accrocheuses et, malgré la durée, c'est assez amusant.

 

The Land of Hope

Sono Sion dans sa version la plus présentable avec un mélodrame choral sur l'après Fukushima. C'est moins intéressant que ses plus grands films, mais il y a de nombreux passages d'une rare force émotionnelle.

Elysium

Les 99% prennent d'assaut les 1%, je devrais adorer, mais en fait non. Parce que c'est vraiment très très bête.

Top of the Lake

La première saison de la mini-série de Jane Campion. C'est bien sûr féministe, engagée, psychologiquement riche. Par contre, ça ne révolutionne pas le genre et ça reste en grande partie cousu de fil blanc. Les actrices sont excellentes.

Une Aventure à travers l'espace et le temps

Le téléfilm consacré à la création de Doctor Who, tourné pour les 50 ans de la série. Cela se focalise sur le premier Docteur, incarné à l'époque par William Hartnel. C'est joliment fait et très touchant.

Le Limier

Évidemment c'est le film original, avec Laurence Olivier et Michael Caine. C'est un bijou d'écriture maligne, un divertissement d'une classe unique.

 


 

Octobre 2013

 

Monstres et merveilles

La série télévisée créée par Jim Henson. C'est... ha ha ha... une merveille. Un tour de force visuel et narratif. Tous les épisodes ne sont pas du même niveau, mais certains touchent au chef-d'oeuvre, à l'image du tout premier, Le Soldat et la Mort, plus riche et marquant que bien des longs-métrages de cinéma. Je déconseille pour les enfants trop jeunes, car c'est souvent très impressionnant et très noir. Sinon, aucune réserve, c'est une des plus belles séries de l'histoire de la télévision.

Man of Steel

Re-re-re-re-re-Superman, dans une relecture des origines certes assez impressionnante visuellement mais médiocre au niveau narratif. Très oubliable, avec d'excellents comédiens très mal employés.

Mariage Royal

Une comédie musicale mineure, mais bon, il y a Fred Astaire et la fameuse scène avec la pièce tournante qui lui permet de danser sur les murs et le plafond. Ca se regarde donc avec plaisir.

Sonate d'automne

Un Ingmar Bergman tardif, un de ses derniers films conçus pour le cinéma avant qu'il ne se tourne vers la télévision dans les années 80. C'est aussi la célèbre collaboration orageuse entre Ingmar et Ingrid Bergman. Les tensions devant et derrière la caméra donnent au film une intensité palpable. C'est "juste" un drame familial, classique dans ses prémisses et bouleversant dans son exécution.

Illusions perdues

C'est du Lubitsch, donc c'est génial. Ca fait un peu "politique des auteurs" d'écrire cela et je suis contre la politique des auteurs. Pour préciser ma pensée, quand on choisit de regarder un des classiques bien connus de Lubitsch, on ne peut pas se tromper.

 

Halloween

L'original, celui de John Carpenter, un des films les mieux mis en scène de l'histoire du cinéma. Carpenter a fait des oeuvres plus personnelles, plus politiques, plus effrayantes, mais ça reste un de ses plus grands films. Parce que c'est du pur cinéma, le triomphe du regard d'un réalisateur qui transcende un scénario très limité. Avec la mise en scène de Carpenter, ça devient un récit mythologique, hanté, étrange et effrayant.

Pacific Rim

Oui, je sais c'est un "plaisir régressif boum-boum pouêt-pouêt pour ceux qui ont gardé leur âme d'enfant". Déjà faut avoir aimé les robots qui font boum-boum quand on était môme, et dans leurs versions les plus débiles, surtout conçues pour vendre des jouets. C'est comme Transformers, en moins beauf et en plus regardable. Mais c'est presque aussi nul.

La Diablesse en collants roses

George Cukor s'essaie au western version comédie et ça n'est pas aussi réussi que ses autres comédies plus contemporaines. Pour les fans de Sophia Loren.

The Conjuring

Dans la litanie des blockbusters horrifiques tout public, ce premier opus des Conjuring et de leurs multiples dérivés est relativement correct.

 

Ma femme est une sorcière

C'est une comédie fantastique de René Clair, plutôt bien écrite et mise en scène, datée, certainement, mais pleine d'idées amusantes. Bon. On ne va pas tourner autour du pot, hein, on ne va pas se mentir, c'est le Veronica Lake show, limite du Veronica Lake porn, si vous me passez l'expression. Je ne vous dis même pas comme c'est plaisant, donc, pour peu qu'on soit un minimum sensible à une des actrices les plus adorables à avoir contribué au 7e art.

Le Carnaval des ténèbres

C'est l'adaptation du roman de Ray Bradbury par Bradbury lui-même. Vous connaissez peut-être le titre original, Something wicked this way comes. Le livre est un classique du fantastique, rien à dire, il faut l'avoir lu. Le film pourrait être un classique du fantastique aussi, mais il traîne une très injustifiée réputation de ratage, essentiellement parce que ce fut un échec commercial. Derrière la caméra, il y a Jack Clayton, le réalisateur des Innocents. Devant, on retrouve Jason Robards et surtout Jonathan Pryce en Mr. Dark. Et pour être sombre, le film l'est, c'est sans doute là le problème. Cette période du début des années 80, donc j'avais parlé en évoquant Oz, un monde extraordinaire, est vraiment fascinante. On y faisait des films d'horreur pour mômes d'une force incroyable. Des trucs inclassables et traumatisant qui n'hésitaient jamais à aller trop loin. C'est donc situé à mi-chemin entre l'enfance et le monde des adultes, avec une vraie difficulté à  contenter les deux publics. C'est certainement à voir, c'est fascinant.

Gravity

Bon, j'avais parlé du film à l'époque, je vous y renvoie. Je vois toujours en quoi c'est génial, mais j'avais trouvé cela très déplaisant en salles, beaucoup trop agressif. Mais la mise en scène est impressionnante et au moins ça ne se prend pas trop pour un chef-d'oeuvre métaphysique patapouf (on y reviendra le moment venu).

 

Byzantium

Ah là c'est le Gemma Arterton show, avec un peu de place pour Saoirse Ronan. J'en avais parlé à l'époque, c'est une demie réussite, ou un demi échec, suivant votre ressenti à la fin du visionnage. Ça aurait clairement pu être mieux, mais le film a un certain panache et c'est le Gemma show, donc, forcément, ça se regarde avec plaisir.

L'Espion qui venait du froid

En plein phénomène James Bond sortait ce film d'espionnage sérieux, véritable monument du genre. C'est l'archétype, une sorte de best of. C'est sûr que par rapport au côté cartoon des Bond, ça semble austère, mais c'est aussi ça le film d'espionnage. Un incontournable.

Le Signe de Zorro

Le film de 1940 avec Tyrone Power. La meilleure version cinématographique ? Peut-être, ça se discute, c'est probable. C'est très divertissant.

Stromboli

Ah, le choc des cultures. Ingrid Bergman débarque dans la rudesse de l'Italie des années 50. C'est le coup de foudre. Le néo-réalisme italien est quand même très poétique chez Rosselini, avec pour meilleure preuve l'inoubliable final de ce film.

The Uninvited

Du fantastique d'ambiance des années 40, atmosphérique en diable et très réussi. Un classique mineur du film de fantôme.

 


 

Septembre 2013

 

Babe 2, un cochon dans la ville

Ah, le voilà, donc, le second film, immense classique, incontournable du cinéma pour enfants (et pas que) et une des grandes réussites de George Miller. Le réalisateur australien met en scène cette histoire animalière comme si c'était Fury Road, avec la même énergie, la même passion, le même nombre d'idées à la minute. C'est incroyable, surtout quand on ne s'y attend pas du tout. J'avais beaucoup aimé le premier film, mais la découverte de cette suite en salle est un de mes meilleurs souvenirs de cinéma. Tu viens voir un joli film pour mômes, tu te prends Mad Max version peluches, avec plein de moments bouleversants qui te tombent sur le coin de la figure sans prévenir. Le choc imprévu, le chef-d'oeuvre improbable.

The World's End

Le plus faible des trois films de la trilogie "cornetto" réunissant Edgar Wright, Simon Pegg et Nick Frost. Cela demeure néanmoins une grande comédie inclassable, avec de l'action, de la SF et beaucoup de tendresse. Sans parler, bien sûr, d'une bande originale absolument parfaite, comme toujours.

Wall-E

Le plus grand film du studio Pixar et un des plus grands films de SF du 7e art. J'en ai chanté les louanges à sa sortie, c'est toujours aussi magique.

Junebug

Joli drame familial indépendant américain, très classique, mais bénéficiant de la présence d'Amy Adams, pas encore une star mais déjà géniale.

 

The Rocky Horror Picture Show

Le seul film culte qui mérite véritablement son appellation, tant ledit culte continue à être célébré chaque semaine dans des églises modernes aux quatre coins du globe. C'est absolument mérité. Découvrir le Rocky Horror c'est une Révélation, une apparition, un miracle, ça a changé la vie de millions de croyants depuis sa sortie. Ne croyez pas que je me moque, j'adore ce film. Je l'ai vu plusieurs fois au milieu des fidèles, participant aux rites. Je l'ai vu encore bien davantage chez moi, je l'ai fait découvrir, j'ai fait du prosélytisme, j'ai répandu la Foi et la bonne parole. D'ailleurs, c'est un des premiers films dont j'avais longuement parlé sur ce site, il y a 20 ans de cela.

Le Lion en hiver

Belle adaptation de la pièce de théâtre de James Goldman. C'est un drame historique édifiant, mis en scène sans grand génie, mais totalement transcendé par son casting cinq étoiles.

Shane

Un des grands chefs-d'œuvre du western, avec une des plus belles fins du genre. Vu à hauteur d'enfants, c'est un film à part, subtil et mystérieux, d'une beauté plastique frappante. Même si vous n'aimez pas les histoires de cowboys, celui-ci est incontournable.

Seconds

Le meilleur film de John Frankenheimer a de nombreux points communs avec son autre classique, The Manchurian Candidate. C'est un thriller psychologique intense sur la manipulation mentale. Ici, la mise en scène et l'interprétation de Rock Hudson (peut-être dans son meilleur rôle) rendent le film étouffant et perturbant, quasi expérimental. Cela n'a pas pris une ride.

 

La Rose et la Flèche

Très belle variante sur la légende de Robin des Bois, avec Sean Connery en Robin vieillissant et Audrey Hepburn en Marianne dans un de ses derniers rôles au cinéma. C'est un film magnifique, d'une mélancolie totale, mais aussi d'une grande tendresse. Un classique mineur à redécouvrir absolument.

The Croods

De l'imitation de Pixar qui a aussi bien aimé l'Age de glace. Cela ne m'a pas laissé un très grand souvenir.

Le Petit baigneur

Bon, c'est plus rigolo quand on a 8 ans, mais ça reste le haut du panier de la comédie française populaire. Il y a une flopée de gags visuels sophistiqués et quelques scènes comiques de bonne tenue. Louis de Funès y parfait son rôle de patron bourgeois irascible qu'il ne quittera quasiment plus ensuite.

Lettre à Momo

Okiura, le réalisateur de Jin-Roh, a porté ce projet pendant presque une décennie. Malheureusement, c'est surtout un Miyazaki like et light, pas du tout indigne, avec quelques belles scènes, mais un peu anodin.

The Ice Storm

Le gros mélo choral de Ang Lee, avec un casting aux petits oignons. C'est du gros mélo choral avec de gros sabots, mais c'est un peu mieux écrit et mis en scène que la moyenne.

 

Woman of the Year

Oui, j'ai des phases Katherine Hepburn, dont j'ai déjà dit sur cette page que je la considérais comme la meilleure actrice du cinéma américain (désolé Meryl). Ce n'est pas une opinion très audacieuse, je ne pense pas qu'il y ait beaucoup d'amateurs de cinéma qui iront dire du mal de Katherine Hepburn, c'est même un choix plutôt consensuel. Mais c'est surtout parce que la comédienne est extraordinaire, même dans le tout-venant. Elle est ici bien sûr fantastique, dans un duo qu'elle a formé de nombreuses fois avec Spencer Tracy. C'est du cinéma qui fuse, avec les dialogues à l'ancienne qui rebondissent dans tous les sens. C'est très drôle, très divertissant, plutôt mignon aussi, même si on pourra, forcément, juger que c'est daté, pas assez féministe. Alors on rappellera qu'il faut replacer dans l'époque et que, pour l'époque, c'est déjà pas mal.

La Maison du lac

Une anomalie. D'un côté, il y a une sorte de téléfilm, à peine mis en scène, avec quelques passages moins insignifiants que carrément hideux visuellement, qui gagnera pourtant l'Oscar du meilleur réalisateur (et du meilleur film), allez comprendre. De l'autre, il y a Henry Fonda et Katherine Hepburn, à la fin de leurs carrières, totalement bouleversants. On y vient que pour eux (et aussi un peu pour Jane Fonda, bien sûr). Ils portent le film d'un bout à l'autre, et la laideur esthétique ne parvient pas à amoindrir leurs performances.

Marathon Man

Le gros thriller qui fait peur, archétype du cinéma de genre ultra réaliste américain des années 70 (cf French Connection). Deux performances écrasent un peu le film, celle de Dustin Hoffman et, bien sûr, celle de Laurence Olivier, impérial en méchant nazi amateur de roulette de dentiste. Si on enlève les deux comédiens et la mise en scène nerveuse de John Schlesinger, il ne reste pas grand-chose, mais on n'est pas là pour ôter quoi que ce soit au film.

Ariane

Plus connu sous le titre original de Love in the Afternoon. Alors là ça a très très mal vieilli. L'histoire d'adultère entre Gary Cooper (55 ans) et Audrey Hepburn (27 ans) était déjà limite à l'époque, mais aujourd'hui ça n'a plus rien de mignon, ni d'amusant, ni même de dramatique. C'est "creepy" du début à la fin, comme on dit sur Twitter.

Elle et lui

La première version de 1939 avec Irene Dunne et Charles Boyer. On peut préférer l'auto-remake en couleurs que fera Leo McCarey avec Cary Grant et Deborah Kerr. Dans tous les cas ça reste un des mélodrames de référence du cinéma américain. Il faut avouer que toute la dernière partie est un modèle du genre.

 


 

Août 2013

 

Fleur d'équinoxe

Premier film en couleurs d'Ozu, ici placé sous la tonalité rouge. C'est un paradoxe bien connu des cinéphile, mais en passant à la couleur, le réalisateur devient encore plus sobre. Il est alors au sommet de son art de la narration minimale, où chaque geste et chaque phrase est parfaitement pesée et amenée. Chaque plan aussi, bien sûr, est un tableau en soi. C'est d'une délicatesse absolue, d'une sensibilité émouvante. Certains trouvent cela austère, ceux qui y sont sensibles viennent y prendre un bain d'humanité.

Wallace et Gromit, le mystère du lapin-garou

Un des films d'animation les plus drôles de l'histoire du cinéma, succession folle de gags fous, entrecoupés de scènes d'action dingues, elles-mêmes parsemées de gags encore plus dingues.

Les Indestructibles

Un des derniers grands blockbusters tout publics, avant que la recette ne se perde quasi totalement. C'est une sorte de perfection du film de divertissement populaire, qui parle tout autant aux enfants qu'aux adultes. Tous les éléments y sont parfaitement dosés : humour, aventure, spectacle, une petite dose de psychologie et de leçons de vie.

La Fille de Ryan

Un des chefs-d'œuvre de David Lean, dont j'avais largement parlé il y a presque 15 ans de cela et qui a été redécouvert et réhabilité depuis.

Charulata

Un des plus beaux films de Satyajit Ray, superbe portrait de femme et plus généralement de la société indienne de la fin du XIXe siècle.

Babe

C'est Babe, quoi. Le premier du nom, je sais, la suite est supérieure, on va y venir un peu plus bas. Mais le premier film est déjà magnifique, drôle et poétique, d'une tendresse un peu désuète qui donne du baume au coeur.

 


 

Juillet 2013

 

The Women

Grandiose comédie féminine de George Cukor, avec un casting d'actrices extraordinaires. Ca fuse à toute vitesse pendant plus de deux heures. Toujours un classique.

Valse avec Bachir

Deuxième vision. Toujours étonné d'être aussi peu touché par ce film. Le style est intéressant, certainement, mais il manque quelque chose.

Sinister

Du film d'horreur grand public relativement efficace avec un méchant suffisamment grotesque pour être inquiétant. Pas inoubliable, mais ça se laisse voir.

Danton

Robespierre y est évidemment hyper caricatural et on est dans la représentation classique d'un Danton plus modéré et donc forcément plus sympathique. C'est dommage, le sujet mériterait mieux.

Bachelorette

Une comédie de filles trash comme il s'en produit à la pelle depuis Mes Meilleures Amies. C'est dans la moyenne, avec ce qu'il faut de gags crados, de répliques crues et de méchanceté. Le casting féminin étant excellent, ça se regarde très bien.

 

Candyman

Un des grands chefs-d'oeuvre du cinéma fantastique récent. Une suite-remake avec un casting intégralement noir et mis en scène par Jordan Peele va sortir prochainement. Ne la jetez pas aux orties avant de l'avoir vue, Jordan Peele fait de très bons films (on en reparlera plus tard ici) et on peut concevoir qu'il y ait le syndrome du "white saviour" dans le film de Bernard Rose. On pourra arguer que l'héroïne est, dans un premier temps, sévèrement punie pour avoir traité le ghetto comme un lieu de "tourisme". Mais je pense que personne n'ira accuser Candyman d'être une oeuvre raciste à "annuler" d'urgence, mais sait-on jamais ? Avec cela en tête, le film de 1992 demeure exceptionnel. Une ribambelle d'artistes y sont au sommet de leur art, avec en particulier le réalisateur, qui n'approchera plus ce niveau. La musique de Philip Glass est aussi inoubliable. Enfin, il y a Virginia Madsen dans son meilleur rôle, un exemple de performance dans un film de genre qui aurait mérité tous les prix "sérieux" à l'époque.

La Révolution Française partie 1 et 2

Après Danton, encore une grosse production bien caricaturale avec un Robespierre trop trop méchant. Ce n'est pas très intéressant et c'est ce qu'on montre dans les écoles pour raconter la Révolution aux enfants. Tout n'est pas à jeter, mais que de poussière et de poncifs. Malgré tout, face à la poussée ultra réactionnaire actuelle, cela présente encore cet événement sous un jour positif, c'est déjà beaucoup. Il reste encore du travail pour rappeler les fondamentaux et les idéaux de la période et pourquoi les grands espoirs ont eu les ailes coupées en seulement quelques années. Tout, ou presque, reste à faire.

A Field in England

C'est Ben Wheatley, c'est donc toujours intéressant. Là, c'est un hommage minimaliste au cinéma psychédélique et expérimental des années 70. C'est délicieusement étrange et intense, j'en avais écrit du bien à sa sortie.

Charlie et la Chocolaterie

La version de 1971 de Mel Stuart, avec Gene Wilder, absolument parfait dans le rôle de Willy Wonka. Alors, j'aime bien la version Tim Burton, qui a de jolies idées (et d'autres plus discutables), mais la meilleure adaptation c'est quand même celle-là.

 

Mary Poppins

Sublime comédie musicale made in Disney. L'oeuvre écrite est forcément trahie, mais le résultat a un charme fou, avec une multitude de numéros musicaux plus magiques les uns que les autres. Bien des années plus tard, le studio a commis une suite lamentable, mais nous y reviendrons le moment venu (malheureusement).

Don Giovanni

Le film de Joseph Losey avec Ruggero Raimondi. Adaptation prestigieuse et presque parfaite de l'opéra de Mozart. C'est très beau, un peu figé mais la partition est la star et elle est évidemment magnifique.

Dredd

Une des meilleures adaptations de comics de l'histoire du cinéma qui aurait largement mérité de devenir une série de films tous plus énervés et politiques les uns que les autres.

The Innkeepers

Un génial film de fantômes par cet artisan passionnant qu'est Ti West. J'en ai écrit énormément de bien au moment de sa sortie, je le maintiens aujourd'hui.

Monkey Business

Un des meilleurs films des Marx Brothers, incontournables symboles de l'anarchie cinématographique. Excessivement recommandé par votre serviteur.

 

Marketa Lazarova

C'est un peu la caricature d'un certain cinéma slave des années 60 et 70. Le moyen-âge, en noir et blanc, la boue, la pluie, la neige, la nature et les hommes dans leur rudesse, la poésie déchirante, la petite histoire balayée par la grande. Pendant 2h40. Alors, attention, pour moi ce ne sont que des qualités, j'adore, ça me parle totalement. Ce n'est pas pour tous les publics, sans doute, mais il faut en avoir vu quelques uns dans sa vie, en étant ouvert d'esprit et bienveillant, ça peut être de véritables révélations. Celui-là est un incontournable de son époque, d'une beauté transcendante.

Dark Skies

Un film de SF horrifique, plutôt à destination des mômes. Pour eux ça pourra paraître assez hardcore, avec une fin qui fout bien la trouille.

Monstres Academy

Une suite mineure à un Pixar majeur et, néanmoins, un beau film.

Une Etoile est née

Alors là c'est la version de 1954 de George Cukor avec Judy Garland et James Mason, clairement la meilleure de toute. On en reparlera peut-être quand on arrivera à la dernière adaptation en date, avec Lady Gaga, pas la pire. Celle de Cukor bénéficie clairement des performances incroyables de Garland et Mason, ainsi que d'excellents passages musicaux. Elle est à la fois ample (trois heures dans sa version intégrale) et sobre, très émouvante.

Stoker

Je ne suis généralement pas très sensible au cinéma chic et choc de Park Chan-Wook, que je trouve très clinquant pour pas grand-chose. Celui-là se laisse voir, grâce à Mia Wasikowska en particulier.

Stalag 17

Un des Billy Wilder les plus intéressants. Une comédie dans un camp de prisonniers pendant la seconde Guerre mondiale, ça semble casse-gueule, ça l'est. Il faut accepter une tonalité sur le fil du rasoir, préservée de la grosse catastrophe par la mise en scène de Wilder et les excellents comédiens. Daté, mais bien daté.

 


 

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Juin 2013

 

Quadrophenia

Fort de la réussite de Tommy filmé par Ken Russell, les Who remettent en scène un opéra rock à la fin des années 70. Le réalisateur, Franc Roddam, est loin d'avoir le génie de Russell, c'est donc beaucoup plus sage. Mais cela convient aussi au récit, plus ancré dans la réalité que celui de Tommy. Par contre, musicalement, je peux faire partie de ceux qui donnent un léger avantage à Quadrophenia face à Tommy, malgré les aspects un peu redondants entre les deux oeuvres. Love, Reign O'er Me, c'est quand même un morceau démentiel.

Le Monde fantastique d'Oz

Je ne dis pas, ça aurait pu être correct. Il y a une idée derrière cette variante du Magicien d'Oz, quelque chose de vaguement intrigant. Il y a du budget aussi, clairement. C'est Walt Disney qui se remet à faire de nouvelles adaptations live de classiques. On va en bouffer dans les années suivantes. Attention, tout n'est pas à jeter, loin de là, on en reparlera. Celui-là, malgré la somme de talent devant et derrière la caméra est simplement médiocre, comme je le disais à l'époque.

Richard III

C'est le Laurence Olivier show, devant et derrière la caméra. Avec un comédien pareil et la pièce, forcément sublime, de Shakespeare, il n'y a pas à se poser de question. C'est un grand moment de ciné-mots. Si Olivier le réalisateur n'a pas la même intensité qu'Olivier l'acteur, le film a gardé la même force aujourd'hui qu'en 1955.

Jack, le chasseur de géant

Bon, c'est compliqué, parce que c'est un film de Bryan Singer, un réalisateur pour une fois vraiment plus que problématique. Doit-on "annuler" toute son œuvre pour autant ? Le mettre gentiment au placard, au moins pour quelques temps ? La question est toujours aussi difficile à trancher. Si vous aimez vraiment beaucoup le cinéma de Singer, c'est votre droit et si vous pouvez faire l'impasse sur la réalité de la personne derrière la caméra, c'est aussi votre droit. Globalement, le cinéma de Singer est médiocre, avec quelques films un peu plus intéressants ou divertissants dans le lot. Son dernier méfait, l'abominable Bohemian Rhapsody, représentant un point particulièrement bas. Étrangement, ce blockbuster sans grande personnalité, à part pour sa cruauté un peu gore, fait plutôt partie du haut du panier. C'est regardable.

 

Orfeo Negro

Ce n'est pas parce que ce film a contribué à une vague "exotique", durant laquelle les occidentaux ont pillé la culture brésilienne, qu'il faut faire du révisionnisme et crier à l'appropriation sans foi ni loi. C'est vraiment une excellente adaptation du mythe d'Orphée, portée par une des plus belles bandes originales de l'histoire du cinéma. A titre de comparaison, vous n'avez qu'à vous infliger la version Jacques Demy, le sinistre (mais souvent involontairement très drôle) Parking.

House by the River

Un Fritz Lang méconnu dont j'ai déjà parlé plus en détails.

Gimme Shelter

Le documentaire sur la tragédie du concert des Rolling Stones à Altamont. Un événement qui marque, parmi d'autres, la fin de l'utopie "peace and love" des années 60. C'est assez essentiel, d'un strict point de vue historique. Après, pour qui aime le groupe, il y a des passages musicaux assez intéressants.

Interstella 5555

Depuis l'époque où j'en parlais à sa sortie, j'apprécie davantage Discovery de Daft Punk, donc ça se revoie avec un certain plaisir, déjà un peu nostalgique.

Star Trek - Into Darkness

J'aimais vraiment beaucoup à sa sortie, peut-être un peu moins aujourd'hui, mais je ne l'ai pas revu donc je laisse en suspend. Ceci dit, je ne peux vous dire que du bien de la nouvelle trilogie Star Trek. Certes, elle trahit de nombreux éléments fondamentaux de l'univers, mais elle le fait bien. Ces trahisons permettent d'offrir des blockbusters de SF très spectaculaires, très divertissants, et surtout très accessibles. Pour savoir ce qu'est vraiment Star Trek (et pourquoi c'est génial), on reviendra encore et toujours auprès des séries (en particulier The Next Generation). Mais pour avoir une dose de space opera bondissant, de fort belle facture, les derniers films sont très recommandables.

 

Le Petite Boutique des Horreurs

L'adaptation chantée des années 80, par Frank Oz et avec Rick Moranis. Ici c'est la version avec la fin "sombre" prévue au départ et qui a tellement refroidit le public qu'elle a dû être changée au dernier moment. Ca peut se comprendre. Cette fin, très spectaculaire au demeurant, est particulièrement cruelle, même si très morale, et clairement supérieure à la fin "heureuse" imposée par le studio. Le reste du film est vraiment excellent, drôle, méchant, attachant, avec des chansons parfaites.

Tatouage

Un film de vengeance féminine signé par Yasuzo Masumura. C'est un grand classique du genre, nettement au-dessus du tout-venant.

Paper House

Un film d'horreur pour les mômes, étrange, ambitieux et poétique. Mis en scène par Bernard Rose, qui enchaînera quelques années plus tard sur le chef-d'œuvre Candyman. C'est un beau film culte des années 80.

The Duellists

Le premier long-métrage de Ridley Scott qui avait clairement beaucoup aimé Barry Lyndon (et on le comprend). C'est beaucoup moins ambitieux que du Kubrick, mais c'est joliment fait.

Synecdoche, New York

Le film-monde de Charlie Kaufman, probablement plus facile à admirer qu'à aimer totalement. C'est très intelligent, très malin aussi, vraiment intéressant.

 

A Scanner Darkly

Un des films de SF les plus bizarres et, donc, un des plus intéressants de ces dernière années. Richard Linklater qui fait de l'animation, en adaptant Philip K. Dick, déjà, c'est intrigant. Et lorsque le réalisateur se laisse emporter par le flot de l'écrivain, on obtient ce qui est peut-être, sans doute, l'adaptation la plus fidèle de K. Dick au cinéma (et à la télévision). Malgré l'aspect engageant du procédé animé, le film est difficile d'accès, tortueux, tourmenté, plein d'errances. Par contre, il se revoie toujours avec davantage de plaisir, il s'apprivoise et gagne en force. Une vrai réussite.

Il Divo

Une imitation appliquée de Scorsese par le très surestimé Paolo Sorrentino. Clinquant mais vide et totalement oubliable.

Before Midnight

La conclusion (provisoire ?) de la belle trilogie de Richard Linklater. J'en disais beaucoup de bien à l'époque même si c'est le volet que j'aime le moins.

Things to come

Énorme succès public en son temps, suivi par un culte toujours assez vivace dans les pays anglo-saxons, cette adaptation à grand spectacle (pour l'époque) de H.G. Wells a forcément vieilli. Certains moments restent néanmoins impressionnants pour dire que le film n'a pas loin de 90 ans. C'est un petit peu ennuyeux aussi, il faut l'avouer, un peu pompeux et statique.

Pension d'artiste

Sur un canevas déjà usé jusqu'à la corde en 1937 (les danseuses débutantes qui tentent de percer dans le métier), Stage Door s'avère nettement plus réussi que la moyenne. C'est en grande partie grâce à la présence d'un trio d'excellentes actrices : Katherin Hepburn, Ginger Rogers et Andrea Leeds.

 


 

Mai 2013

 

Le Voyeur

J'étais persuadé, encore une fois, d'en avoir déjà parlé sur le site. C'est un film essentiel, un classique qui semble ne jamais vouloir perdre une once de sa modernité. Une des matrices de tout un pan du thriller psychologique où le tueur est au centre du récit. Si le film est subtil, magnifiquement filmé et interprété, il réserve aussi de vrais moments de terreur.

L'Ange Ivre

La première collaboration entre Kurosawa et Toshiro Mifune. C'est brillant et j'en ai parlé plus longuement.

Les Banlieusards

Il y en a qui n'aime pas du tout, moi j'aime beaucoup. C'est un petit film ludique, très divertissant, par un Joe Dante qui se fait un gros plaisir, comme presque toujours.

Mama

C'est pas mal, mais ça aurait pu être encore mieux.

Freaks

Encore un classique incontournable, unique dans l'histoire du 7e art, impossible à égaler car impossible à refaire aujourd'hui.

 

Le Village des Damnés

L'original des années 60 et non le remake médiocre de John Carpenter. Un grand film de SF horrifique, avec son ambiance inquiétante et ses "méchants" encore plus inquiétants.

L'Echine du Diable

A chaque fois que je revoie ce film de Guillermo Del Toro, c'est dans l'espoir de l'aimer davantage. C'est un bon film, je ne dis pas, mais il y a de nombreux éléments qui me dérangent. Le dosage entre les différentes tonalités, les différentes histoires, sera plus réussi dans Le Labyrinthe de Pan, dont ce film apparaît alors comme l'ébauche.

Fitzcarraldo

En parlant de délire, en voilà un autre qui se pose là. En fait, le tournage du film est plus délirant, et spectaculaire, que le film en lui-même. Herzog et Kinski qui entretiennent leurs folies réciproques au milieu de la jungle amazonienne. C'est presque étonnant de constater que l'œuvre reste finalement très maîtrisée, assez classique dans son déroulé, moins démente qu'Aguirre.

La Rose Pourpre du Caire

Peut-être le plus beau film de Woody Allen, un hommage tendre au cinéma et à Mia Farrow. Quand on sait comment tout cela s'est terminé dans la vraie vie, c'est encore plus déchirant.

 

Hellzapoppin'

Une des meilleures comédies de l'histoire du cinéma. Un film qui se permet tout et qui voisine avec l'esprit des cartoons de Tex Avery. On y retrouve toutes les formes d'humour, du burlesque pur aux jeux de mots en passant par la comédie musicale. C'est aussi une oeuvre expérimentale qui explose les limites de la mise en scène. A voir absolument au moins une fois.

Faust

La version d'Alexander Sokurov, formellement renversante et distillant étrangeté et malaise de la première à la dernière scène.

Le Grand Saut

Un film mineur des frères Coen, hommage à Frank Capra. Par sa bienveillance et son humour, Le Grand Saut est meilleur que sa réputation laisse croire. Mignon.

Walk the Line

Un biopic cousu de fil blanc sur Johnny Cash et June Carter. Joaquin Phoenix et Reese Whitherspoon sont bons, sans trop de cabotinage. Ca ne remplace pas un documentaire correct, mais ça se laisse regarder.

 

Repo Man

Je suis dingue de ce film dingue. Mais qui n'est pas dingue de Repo Man ? Seulement ceux qui ne l'ont jamais vu, probablement. Un des grands films punks des années 80, un délire d'anticipation, anarchiste et inoubliable.

Les Looney Tunes passent à l'action

Joe Dante, toujours, qui se fait plaisir, comme toujours. Franchement, là encore la réputation du film n'est pas juste, c'est beaucoup mieux que vous ne le croyez. C'est fréquemment très très drôle.

Stand By Me

La meilleure adaptation de Stephen King ? C'est généralement admis. Sauf par quelques intégristes des Evadés ou de Shining. Laissons-les divaguer, Stand By Me est intouchable. On ne peut pas faire plus attachant que ce (faux) petit film.

La Flûte Enchantée

L'opéra de Mozart filmé par Ingmar Bergman. C'est assez statique mais c'est une belle version. On pouvait peut-être espérer un peu plus d'audace de la part du réalisateur, un peu intimidé par le compositeur (on le comprend).

Nobody Knows

Kore-Eda en version très noire qui adapte un fait divers particulièrement dur. C'est fort, parfaitement raconté, mais faut prévoir une comédie musicale sympa en deuxième partie de soirée.

 

 


 

Avril 2013

 

Dersou Ouzala

C'est un de mes films favoris et probablement mon Akira Kurosawa préféré. C'est de la folie ce film, c'est tellement bien, je ne sais pas quoi vous dire. Que l'un des plus grands drames artistiques de notre époque c'est que, pour des questions de droits, il n'ait toujours pas été restauré en haute définition et qu'il demeure rare ? Oui, ça, déjà, on ne le répétera jamais assez. Sinon ? Sinon, il faut que vous regardiez ce film, il faut que vous le ressentiez, il faut que vous le viviez. C'est le plus beau film d'aventure de l'histoire du cinéma, aux côtés de Lawrence d'Arabie.

The Story of Anvil

Un documentaire rigolo, assez tendre, sur un groupe de heavy metal mineur des années 80 qui aurait tout à fait mérité d'avoir sa place aux côtés d'autres groupes mineurs qui ont eu un succès fou. C'est mignon tout plein.

Searching for Sugar Man

Un peu la même histoire, avec un chanteur folk mineur du début des années 70, comme il y en avait des brouettes. Le film ment effrontément sur certains points (le type a eu beaucoup de succès en Australie dans les années 80), mais il y a un arrière-fond politique avec l'Afrique du Sud et c'est bien raconté.

Don't Look Back

En parlant d'arnaque, là on parle de Bob Dylan et de ses interminables ratiocinages qui ne veulent plus ou moins rien dire mais qui occupent les exégètes de tout poil depuis des décennies. Le docu est intéressant, Dylan y apparaissant, sans trop de filtres, comme un gamin gâté et capricieux.

 

Chercheuses d'or de 1935

La (fausse) suite du film de 33, presque aussi bien, et même légèrement mieux sur la mise en scène de certains numéros. Les chorégraphies sont évidemment hallucinantes.

Chercheuses d'or de 1937

Le troisième volet, le plus faible. Mais le numéro final vaut le détour à lui seul.

Chien enragé

Le film de Kurosawa, dont j'ai déjà parlé plus longuement. C'est un classique, mais vous le saviez probablement.

To Kill a Mockingbird

C'est un tel incontournable, tellement édifiant, que l'on peut choisir de l'ignorer dans la liste des "grands classiques que tout le monde doit avoir vu". Ce serait dommage, le film a gardé sa force et les protagonistes sont tous inoubliables.

Populaire

Un film français sur l'invention de la machine à écrire, complètement insignifiant, oublié par tout le monde.

 

The Devils

J'ai un amour presque total pour Ken Russell, un cinéaste qui divise encore aujourd'hui et dont les oeuvres demeurent difficiles à voir. Pourtant, c'est du cinéma passionnant et passionné, excessif à tous les niveaux, qui part souvent dans tous les sens. Les images marquent, les scènes impressionnent, on n'oublie pas les films de Ken Russell. C'est particulièrement le cas avec Les Diables, un de ses chefs-d'oeuvre et un des plus intenses récits cinématographiques sur le fanatisme sous toutes ses formes.

The Servant

Un très grand film de Joseph Losey, qui surprend par la modernité de son ambiance et le malaise qu'il ne cesse de créer.

Entre le ciel et l'enfer

Encore un grand Kurosawa, mais presque tous ses films sont grands, j'en ai déjà parlé aussi. Celui-là est une de ses oeuvres les plus essentielles et intemporelles, c'est aussi le chef-d'oeuvre de sa veine polar.

Jeux d'été

Souvent considéré comme le premier grand film de Bergman, c'est effectivement une oeuvre forte qui navigue entre des restes de classicisme et la dureté des oeuvres suivantes du réalisateur.

Ernest et Célestine

De l'animation française correcte. C'est mignon.

 

Vorace

Extrêmement culte pour plein de bonnes raisons : un film horrifique mis en scène par une femme (Antonia Bird), le sous-texte homoérotique particulièrement bien amené dans l'histoire, la fantastique performance de Robert Carlyle (et Guy Pearce n'est pas mal non plus), la musique de Damon Albarn et Michael Nyman et, plus généralement, c'est génial.

Kagemusha

Un grand Kurosawa tardif, bien austère comme il faut, d'une intense beauté visuelle, bien sûr. Moins accessible que Ran, mais tout aussi immense.

Dazed and Confused

Richard Linklater, avec une de ses premières oeuvres majeures sur, forcément, de jeunes américains un peu paumés. C'est bien sûr écrit aux petits oignons, forcément rock, et très tendre.

Un Homme qui crie

Film tchadien gentiment déprimant, poliment ennuyeux.

 

Les Hommes préfèrent les blondes

Ca n'a pas très bien vieilli, faut avouer. C'est une relique, un vestige. Il y a Marilyn Monroe dans le rôle de l'idiote (blonde) et Jane Russell dans le rôle de la brune, forcément un peu moins idiote. Après, ce sont les années 50, hein, faut se replacer dans le contexte. Mais, à part si on est venu juste pour se rincer l'oeil, ce n'est pas non plus un très bon film musical.

Barberousse

Un des plus beaux films de Kurosawa, j'en ai déjà parlé plus longuement.

Le Cercle rouge

Un grand Melville, sous forme de polar choral. Sublime performance de Bourvil dans un rôle dramatique. Et une scène de casse silencieuse remarquable.

Les Salauds dorment en paix

Encore, décidément, un grand Kurosawa, dans sa veine film noir, un peu méconnue et pourtant toute aussi vitale que ses films en costumes. Attention, c'est hyper déprimant.

 

 


 

 

Mars 2013

 

La Sentinelle

Un des très grands premiers films du cinéma français, la naissance d'un cinéaste avec un style unique et un talent immense. Une oeuvre inclassable, qui se promène au milieu des genres sans chercher à s'arrêter quelque part.

Harvey

La comédie dramatique bizarre avec James Stewart qui a un lapin imaginaire comme ami. C'est une vraie curiosité, le film est intéressant. Stewart est, comme presque toujours, parfait.

Tokyo Godfathers

C'est du Satoshi Kon "sobre", un pur mélodrame de Noël, avec de vrais bouts de malaise dedans. C'est mignon et trash à la fois.

Kuroneko

Grand classique du cinéma fantastique japonais. J'en ai déjà parlé plus longuement.

Le Trou Noir

Bon. Il y a un thème musical réussi, c'est déjà davantage que dans la majorité des blockbusters actuels. Les effets spéciaux sont souvent impressionnants. Quand ça veut envoyer du grand spectacle, c'est pas mal du tout. Mais le reste... Dommage parce que c'est presque bien.

Onibaba

Un autre classique du cinéma (presque) fantastique japonais. On est plus proche de l'horreur pure ici.

 

 

Chercheuses d'or de 1933

Une des plus essentielles comédies musicales du 7e art, un festival Busby Berkeley avec un numéro final à tomber par terre. Une révélation à chaque nouvelle vision.

L'Homme au crâne rasé

Je vais refaire mon speech sur les "classiques oubliés" qu'on nous ressort en 4k dans des éditions pleines de suppléments généralement gadgets. Alors qu'à côté, de vrais chefs-d'oeuvre dorment dans la fosse commune du 7e art. Celui-ci, considéré comme le premier film "moderne" du cinéma belge, en fait totalement partie. Et pour être moderne, L'Homme au crâne rasé l'est assurément. Il est même surprenant de voir une oeuvre, datant de 1966, parvenir à surprendre et à déstabiliser autant encore aujourd'hui. Il est essentiel, si vous souhaitez le découvrir, d'en savoir le moins possible. Ne cherchez pas à apprendre de quoi ça parle et laissez-vous emporter progressivement par ce récit atypique, d'une étrangeté totale. Un chef-d'oeuvre, un film qui mériterait que tout l'internet "cinéphilique" lâche un peu le dernier nanar à la mode ou cesse de tourner en boucle autour des mêmes Spielberg/McTiernan/Scorsese qu'on connaît par coeur et se lance dans une croisade pour le faire découvrir à la planète entière. Mais bon, là, je rêve.

Le Jour des corneilles

De l'animation française bof, avec du style certes, mais sans plus.

Y-a-t-il un pilote dans l'avion ?

Évidemment c'est souvent hilarant. Vous le connaissez sûrement par coeur. Je ne vais pas vous saouler avec le fait que plein de gags sont datés, que c'est misogyne, raciste, réac, ici et là, dans le flot ininterrompu de blagues. Il faut accepter le film tel qu'il est, avec le recul nécessaire.

 

 

A la merveille

J'en ai parlé longuement à l'époque. Ce n'est pas facile d'arriver après deux des plus grands films de l'histoire du cinéma (Le Nouveau Monde et The Tree of Life) et Malick a choisi d'enchaîner avec des oeuvres très intimes, plus discrètes (en apparence), une trilogie en mode mineur, qui a pu rebuter ceux qui préfèrent le réalisateur "épique" à celui qui chuchote. Pourtant, en tant que film "romantique" contemporain, A la merveille fait figure de monument. J'aimais énormément le film à sa sortie, je l'aime encore davantage aujourd'hui.

Three on a match

Un des étonnants films pré-code Hays déterrés ces dernières années dans de belles collections de DVD. Celui-ci fait partie des meilleurs tant sa tonalité, qui passe de la comédie au drame sordide, est particulièrement déstabilisante. Il y a un réalisateur talentueux derrière la caméra (Mervin LeRoy) et un excellent casting féminin (dont une jeune Bette Davis dans un rôle à contre-emploi).

La Splendeur des Ambersons

Certains pleurent sur la version Snyder de Justice League, moi je pleure sur la version intégrale de La Splendeur des Ambersons. Je suis pas snob, hein, ne vous inquiétez, c'est juste une question d'intérêts pour différentes choses. Il y a de la place pour tout le monde, normalement, tant que les studios géants et leurs plateformes de streaming n'effacent pas 95% de l'histoire du cinéma par erreur, par négligence ou par malveillance... Bref, même dans sa version mutilée La Splendeur des Ambersons demeure... une splendeur.

 

Souvenirs goutte à goutte

Un des grands films du studio Ghibli, peut-être le meilleur d'Isao Takahata, avec La Princesse Kaguya. C'est une chronique poétique, toute simple en apparence et pas loin d'être le modèle de ce que pourrait être un film "parfait", à mes yeux. Un des plus beaux films de l'histoire du cinéma.

Pi

Le premier film de l'inégal Darren Aronofsky, cinéaste capable du meilleur (The Fountain) comme du pire (Mother). C'est dans l'entre-deux que se situe Pi, bonne petite première oeuvre qui se perd un peu en chemin.

Max et les Maximonstres

Rien à dire sur le livre pour enfants, qui est un classique. Le film est ambitieux, plein de bonnes idées, mais ça ne fonctionne jamais vraiment. Je l'ai vu deux fois et il manque vraiment quelque chose, je ne sais pas exactement quoi. Un peu plus de chaleur, peut-être, une vraie implication émotionnelle. C'est visuellement impeccable, mais ça manque de charme. J'avais même oublié que j'avais rédigé une critique à l'époque de sa sortie.

Le Cabinet du Dr Caligari

Un des fondamentaux du cinéma expressionniste. C'est bien sûr conté au rythme du cinéma muet de l'époque, donc lent et parfois théâtral, mais visuellement c'est dément et l'ambiance est gothique à souhait.

 


 

Février 2013

 

Soleil Vert

Il y a des aspects vieillots, OK, on ne va pas se le cacher, ça sent les années 70 par endroits. On va évacuer cela, si ça doit gêner certains d'entre vous. Mais, bon sang, le reste est immense. Les visions de pure terreur d'anticipation sont inoubliables. Toute la dernière partie, qu'on a déjà dû vous révéler 36 fois même si vous n'avez jamais vu le film, semble chaque jour un peu plus proche. Et même l'ensemble des prémisses, que ce soient ces villes polluées, où tout est rationné pour les pauvres, où les manifestations sont réprimées par la violence et carrément à coups de bulldozer et, bien sûr, cette illusion de bienveillance de l'Etat, qui prend soin de vous jusqu'à la mort. Jusqu'après la mort... On y est presque, je vous le dis. Donc, oui, un des plus grands films de SF, un incontournable, vous devez l'avoir vu au moins une fois dans votre vie.

 

Moon

C'est très joli, mais aussi très classique, gentiment ennuyeux, avec une fin pas du tout à la hauteur. Mais j'en ai déjà parlé un peu plus longuement.

 

Anna Karenine

Enième adaptation du, évidemment, gigantesque roman de Tolstoï. Ici il y a deux points forts : la mise en scène de Joe Wright, toujours prêt à en faire des tonnes, et l'interprétation de l'excellente Keira Knightley. Ce n'est pas transcendant, mais ça se laisse agréablement regarder.

 

Les Robinsons des mers du Sud

C'est l'archétype du film d'aventures familial Disney de l'âge d'or. On est en 1960, c'est tout public, avec des gags et de l'action qui ne fait pas peur. Ca a un charme suranné assez indéniable.

 

Blancanieves

Très ambitieuse version de Blanche-Neige espagnole. Muette, en noir et blanc et d'une noirceur quasi absolue, cette adaptation a beaucoup de qualités. Esthétiquement c'est remarquable, les comédiens sont parfaits et l'interprète de Blanche-Neige est vraiment touchante. Mais c'est vraiment déprimant.

 

Le Loup-Garou

Encore un monstre classique du studio Universal. Gros casting de stars du genre : Lon Chaney Jr., Claude Rains, Bela Lugosi... Mais il manque un réalisateur de la trempe de Whales ou de Browning. Cela reste un monument historique à visiter.

 

Le Dernier des Mohicans

Chouette, on va polémiquer à peu de frais. Ca a quand même beaucoup vieilli, comme tous les Michael Mann. Alors ça a moins mal vieilli que la vaste majorité des films de Mann, généralement ringards dès leur sortie. Mais c'est difficile à revoir aujourd'hui. Le montage est pas mal quand même.

 

Les Mondes de Ralph

Hyper référencé, donc un peu inaccessible pour un large public, mais c'est mignon.

 

Idiocracy

Avec le temps, certains aspects du film sont devenus tellement prophétiques que l'ensemble est clairement surestimé. Sans parler des prémisses qui supposent que le bas peuple ne peut que devenir débile tout seul comme un grand, alors que sa bêtise est provoquée et entretenue par ses dirigeants. Bon, après c'est surtout une comédie pouêt-pouêt franchement drôle.

 

The Impossible

Le mélo catastrophe hyper spectaculaire. Pensez La Tour Infernale ou L'Aventure du Poséidon, avec les gros effets spéciaux du moment pour montrer le drame puis l'interminable chemin de croix qui suit pour une poignée de stars (ici surtout réduite à la présence de Naomi Watts qui se donne à fond). C'est cousu de fil blanc, hyper ethno centré, gentiment sado-maso, totalement oubliable.

 

Flash Gordon

Un des nanars les plus attachants de l'histoire du cinéma. Alors, attention, les nanars, en général, c'est vraiment un truc de niche. Ca a atteint le grand public par un tour de passe-passe, mais qui apprécie vraiment souffrir devant des films généralement très mauvais et peu drôles par rapport au temps qu'on perd devant ? Flash Gordon c'est une exception, un vrai blockbuster, visuellement fou, qui se révèle continuellement divertissant à tous les degrés possibles. C'est n'importe quoi, certes, constamment au bord de la parodie pure et dure, mais c'est un émerveillement unique. Si vous ne devez voir qu'un seul nanar dans votre vie, c'est probablement celui-là.

 

Voyage au bout de l'enfer

Eprouvant et bouleversant. Le grand chef-d'oeuvre de Michael Cimino. Certes, on pourra lui reprocher la complaisance des segments de roulettes russes, avec leur suspens cruel. Mais la violence de ces moments est encadrée par une première et une dernière parties absolument magnifiques, d'un lyrisme mélancolique rarement égalé dans le cinéma américain.

 

Zelig

Un des meilleurs Woody Allen, mais, comme toujours, c'est loin d'être parfait et on parvient à s'ennuyer malgré la très courte durée.

 

Les Cinq Légendes

C'est un dessin animé de Noël, version plus portée sur le spectaculaire que sur les bons sentiments. C'est aussi une vraie réussite du genre.

 

The Machinist

Forcément je me souviens de Christian Bale tout maigre pour le rôle. Je sais que c'était pas mal, mais je suis incapable de vous raconter ce qui s'y passe.

 

Une Femme sous influence

Alors, bien sûr, il y a la performance de Gena Rowlands, incroyable. Il y a aussi le style pris sur le vif, charnel, intense, de Cassavetes. Il y a surtout une histoire dérangeante, un malaise qui court de la première à la dernière scène. Difficile mais remarquable.

 


 

Janvier 2013

 

Bagdad Café

Dans mon enfance, c'était un des films les plus connus de son époque. Tout le monde l'avait vu, tout le monde l'aimait. Aujourd'hui, c'est tombé loin dans les oubliettes, ou, du moins, les jeunes générations s'en cognent totalement. Elle préfèrent (re)découvrir des nanars inqualifiables ou des séries B ou Z extrêmement mineures. Ne vous posez pas de question, plutôt que de vous ruer sur le prochain "film culte" et autre "chef-d'oeuvre oublié" proclamé par je ne sais quel éditeur plus ou moins cynique, c'est auprès de Bagdad Café qu'il faut revenir. C'est un mélo à la fois grand public et vraiment bizarre, très joliment mis en scène, délicatement écrit et interprété, et, au final, très émouvant.

 

Frankenweenie

La version animée. C'est mignon mais tellement anodin.

 

Monster House

Encore un hommage au cinéma "Amblin", du nom de la boîte de production de Steven Spielberg dans les années 80. Donc c'est du teen movie (animé), avec de l'aventure en miniature et des monstres, qui fait un peu peur et un peu rire. Là c'est assez sombre, même si ça finit bien (même pour le chien). C'est de la belle ouvrage, j'en disais du bien à la sortie, je maintiens.

 

Valhala Rising

Pas convaincu à la sortie, encore moins convaincu au deuxième tour. C'est Refn qui commence à tomber dans ses travers récents : de l'hommage esthétisant, parsemé de gore, qui ne raconte pas grand-chose et qui le fait lentement, très lentement. Mais il y a des scènes "pan dans ta gueule" qui impressionnent toujours un certain public.

 

The Master

Immense film.

 

Le Monde de Charlie

C'est très attachant, très intelligent, avec une BO géniale.

 

Zero Dark Thirty

Froid comme une porte de prison, un beau dispositif qui ne mène pas bien loin.

 

Silver Linings Playbook

Il ne m'en reste pas beaucoup de souvenirs, c'est de la comédie romantique efficace, mais sans génie.

 

Django Unchained

Là, par contre, je ne l'ai vu qu'une fois et je me souviens de tout. C'est fantastique, comme presque à chaque fois avec Tarantino.

 

Return to Oz

Très grand film horrifique pour les mômes. Un cauchemar, une merveille.

 

Argo

Le suspens est prenant, mais, là encore, il ne m'en reste quasiment rien.

 

Lincoln

Du biopic classique, tranquille, joliment fait.

 

Cogan, la mort en douce

Aucun souvenir, zéro, nada, que dalle. Encore une fois, je pourrais tricher en allant sur Wikipedia, mais je m'y refuse, si je ne me souviens pas, je ne me souviens pas. Il y a des flingues et c'est super péteux, je crois. C'est tout.

 

Master and Commander

Un des meilleurs films d'aventure maritime récents. C'est classique mais parfaitement exécuté à tous les niveaux.

 

Hedwig and the angry inch

Génial film musical.

 

Moby Dick

La version de 1956 de John Huston, avec la grosse performance de Gregory Peck en Achab. Quelques belles séquences en mer, mais c'est assez plan-plan comme adaptation.

 

L'île aux Pirates

Le fameux fiasco de Renny Harlin avec Geena Davis et Matthew Modine. Alors, malgré quelques scènes d'action assez burlesques, c'est quand même bien raté. Ceci dit, c'est un des quelques films à peu près regardables de ce gros nul de Renny Harlin.

 

Cloud Atlas

Le chef-d'oeuvre des soeurs Wachowski. Un film ambitieux, fou, émouvant, sans limite. Ce que le cinéma peut offrir de plus passionnant.

 

Vingt mille lieues sous les mers

Le Disney, avec Kirk Douglas et James Mason. C'est moins bien que dans mon souvenir d'enfance, mais la scène avec le poulpe tient bien la route. Mason est génial en Nemo. De la bonne aventure à l'ancienne.

 


 

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Décembre 2012

 

Tempête de boulettes géantes

Follement drôle, assez attachant, une vraie réussite.

 

Le Hobbit : un voyage inattendu

Pas revu depuis sa sortie, mais j'avais beaucoup aimé. C'est une sorte de bonus au Seigneur des Anneaux, qui lui est évidemment très supérieur, mais des bonus de ce niveau, j'en redemande.

 

Noël chez les Muppets

Comme tout ce qui touche aux Muppets, c'est très culte. Ce n'est pas la meilleure version de Dickens au cinéma, mais ce n'est pas la pire non plus. Les chansons sont, comme presque toujours, excellentes.

 

A Christmas Story

Je devrais vous faire un top des meilleurs films de Noël, à l'occasion. Celui-ci en ferait évidemment partie. C'est du cinéma pour enfants en mode adulte, ou du cinéma pour adultes en mode enfant, à vous de voir. C'est surtout extrêmement drôle.

 

Les Nouveaux Chiens de garde

Un documentaire politiquement engagé et d'une justesse absolue sur le petit monde de dirigeants qui comprend aussi bien des politiques, des entrepreneurs et des journaliste. Brillant d'un bout à l'autre et toujours d'utilité publique.

 

L'Odyssée de Pi

C'est un joli livre, un peu cruel, très poétique. C'est aussi un joli film qui parvient à conserver les éléments essentiels du roman. Une réussite.

 


 

Novembre 2012

 

Rebelle

Un Pixar majeur qui essaie plein de choses plus ou moins audacieuses. Quand on sait à quoi s'attendre, davantage un mélodrame intime qu'une grande aventure lyrique, il est sans doute plus facile de l'apprécier. Merveilleux.

Parade

Le dernier (télé)film de Jacques Tati est un spectacle filmé. Les numéros qui ne sont pas interprétés par le réalisateur ont plus ou moins de charme. Mais c'est le grand Jacques rejouant une dernière fois les sketches qui ont commencé sa carrière qui est, bien sûr, le plus drôle et le plus touchant. Pas une très grande oeuvre, sauf à jouer la politique des auteurs à fond, mais c'est un peu triste, un peu émouvant, souvent très drôle.

La Fiancée de Frankenstein

La suite du film de 1931, généralement considéré comme le meilleur des deux. A raison. Moins statique et plus riche, ce deuxième volet conclut l'histoire avec de très belles idées. Alors, oui, ce n'est pas rythmé comme un blockbuster Marvel, faut pas s'en étonner, et c'est plutôt une qualité, si vous voulez mon avis (et vous le voulez, sinon vous ne seriez pas en train de me lire).

American Graffiti

Très attachant. Le côté choral fonctionne plutôt bien, même si, bien sûr, certaines histoires sont plus réussies que d'autres.

La Famille Addams

C'est du sous-Tim Burton par un cinéaste mineur qui a longtemps été spécialisé dans le sous-Tim Burton, Barry Sonnenfeld. Pour découvrir l'univers de cette famille adorable, c'est pas mal mais ça reste un peu trop sage. Heureusement, il y a une suite.

 

Les Valeurs de la famille Addams

Justement, la suite, la voilà, très largement supérieure au premier film. Là c'est le quasi sans faute, avec une méchante interprétée par la géniale (et trop rare) Joan Cusack et une performance folle de Christina Ricci en Wednesday. Cruellement drôle, joliment bizarre, complètement à la marge et, de loin, l'oeuvre la plus intéressante de Sonnenfeld.

Network

Le film peut laisser la place à des interprétations un peu démagogiques et d'ailleurs ça a servi en partie de modèle à ce petit bordel qu'est Joker. Ca reste d'une très grande force et certains passages n'ont pas pris l'ombre d'une ride.

Kotoko

Un Tsukamoto hardcore (pléonasme), terrible portrait de femme sombrant progressivement dans la pathologie mentale la plus destructrice. C'est éprouvant, avec une performance assez hallucinante de la chanteuse Cocco dans un rôle en partie autobiographique.

Devine qui vient dîner

Bien sûr, ça a beaucoup vieilli, mais pas aussi mal qu'on pourrait l'imaginer. C'est plein de bons sentiments, tout en étant fort bien écrit et porté par quelques uns des plus grands comédiens du cinéma américain.

 

The Kid

Charlie Chaplin a signé quelques uns des mélos archétypaux du 7e art. Celui-ci est particulièrement dévastateur.

Skyfall

Un des meilleurs James Bond, aisément dans le top 5. Le film vaut surtout pour sa mise en scène et sa photographie, mais l'ensemble est vraiment efficace. Comme je ne suis pas sûr qu'on reparle de Bond de sitôt, mon top 5 ressemblerait en gros à ça, dans l'ordre chronologique : Bons baisers de Russie, Opération Tonnerre, Au Service Secret de sa Majesté, Casino Royale et Skyfall. A la limite vous pouvez ajouter L'Espion qui m'aimait, Permis de tuer et Goldeneye pour compléter avec d'autres acteurs dans le rôle.

La Reine des Neiges

Le dessin animé de 1957. Ah vous ne l'aviez pas vu venir celui-là, hein. C'est de l'animation Russe, bardée de récompenses (Lion d'or à Venise, prix à Cannes, etc.). Ca a vieilli, hein, je ne vous le cache pas, et si vous montrez celui-là à vos enfants après la version Disney, ne vous étonnez pas d'avoir parfois des réactions mitigées. Mais ça a du charme.

Les Enfants du Paradis

Alors, OK, c'est poétique et écrit, interprété et mis en scène à l'ancienne. Mais c'est long. Vraiment long. Très long. Je ne dis pas, pour du cinéma français, ça reste le haut du panier, mais que c'est long.

Top Hat

Fred Astaire et Ginger Rogers dans un de leurs films les plus célèbres. Peu importe ce que ça raconte, on est là pour les numéros musicaux. Enfin, dans le cas de ce film là, on vient pour LE numéro. Cheek to cheek, vous savez, "Heaven, I'm in heaven...". La fin de La Rose Pourpre du Caire, tout ça. C'est magique.

 


 

Octobre 2012

 

Dracula

Celui de 1931, de Tod Browning, avec Bela Lugosi. C'est du théâtre filmé, ultra figé. Mais le Dracula de Lugosi, malgré les millions de parodies qui ont suivi, demeure vraiment inquiétant. Un peu ennuyeux, ne le cachons pas.

 

Frankenstein

Celui de 1931, aussi, de James Whale avec Boris Karloff. Ce film a légèrement mieux vieilli que le Dracula de Browining. Le monstre et son apparence sont bien sûr restés dans l'histoire du cinéma, jusqu'à se retrouver dans l'une des grandes scènes de l'Esprit de la ruche. Il y a, là aussi, des séquences inoubliable.

 

Le Fleuve

Dans son récit, ce film américain de Jean Renoir a effectivement pris un gros coup de vieux. C'est daté, il faut l'avouer. Mais visuellement, quelle folie, c'est magique.

 

U, la petite licorne

Un film d'animation complètement ruinée, annihilée, ravagée par un doublage atomiquement nul. C'est à se demander ce qui est passé par la tête des doubleurs qui n'essaient même pas, qui n'en ont clairement rien à faire, dont ce n'est évidemment pas le métier, et qui, de toute façon, sont majoritairement de bien piètre comédiens à la base. Je ne cite pas de noms, si vous avez la curiosité vous irez vérifier par vous-mêmes. C'est dramatique et ça n'aide pas un film pas très intéressant par ailleurs.

 

Brigadoon

Alors les parties dansées sont fantastiques, mais le film manque quand même cruellement de rythme. Ca me fait mal au coeur de dire un peu de mal de Brigadoon, mais c'est ainsi. Par contre, voilà, c'est Gene Kelly et Cyd Charisse à l'écran, c'est un duo de demi-dieux qui porte le film à lui seul.

 

 

Un jour sans fin

Une perle, vous le savez aussi bien que moi, et, peut-être, le plus grand rôle de Bill Murray. Celui où son personnage, avant qu'il ne se transforme en ombre dépressive au début des années 2000, y garde à la fois son énergie comique, son panache cynique et une forme de tendresse. Et puis c'est follement drôle, incroyablement intelligent, une des comédies romantiques américaines récentes les mieux écrites.

 

La Fée

Un des meilleurs opus de l'inénarrable tandem Fiona Gordon/Dominique Abel (qui est en fait un trio avec Bruno Romy). C'est très spécial, et je sais que ça ne plaît pas à tout le monde. Ce film là est vraiment très charmant, avec cet humour particulier, bricolé, et des petits détails incongrus, des moments de malaise. A essayer.

 

La Momie

Le film de 1932, de Karl Freund, avec Boris Karloff. Encore un film d'horreur Universal qui a créé l'imagerie contemporaine pour ces créatures mythiques. Celui-là est aussi statique que les deux précédents, avec des qualités, il y a quelques scènes réussies, mais ça parlotte aussi beaucoup comme au théâtre, sans être aussi intéressant que Dracula et Frankenstein.

 

L'Homme invisible

Celui de 1933, de James Whale, avec Claude Rains. Un des meilleurs "monstres" de la Universal, grâce à l'alliance entre un très bon réalisateur et un bon comédien. Claude Rains, évidemment, c'est avant tout une voix. Ce n'est pas par hasard que Kubrick le choisira pour "incarner" Hal dans 2001.

 


 

Septembre 2012

 

Chantons sous la pluie

Le film que j'ai regardé pour mon anniversaire cette année là, donc. Je l'ai vu plein de fois, vous vous doutez bien, mais pas tant que cela non plus. Parce que même mes films favoris, je ne les regarde pas une fois par an. Il doit y avoir une poignée de films que j'ai dû voir 10 ou 15 fois, mais je n'ai jamais compté et je ne suis même pas sûr. Chantons sous la pluie, en fait, j'ai dû le voir 5 ou 6 fois, pas plus. Et c'est très bien ainsi, je ne m'en lasse pas. C'est un film, vous le savez sûrement, totalement parfait, rien à ajouter, rien à enlever, avec le final de comédie musicale définitif, celui auprès duquel tous les autres sont comparés. Alors, attention, il y en a beaucoup d'autres pas loin de ce niveau là, et peut-être du même niveau, mais ça reste l'étalon-maître.

 

Le Miroir

Un autre de mes films favoris, nettement plus difficile d'accès, je l'admets. C'est l'une des grandes oeuvres sur la mémoire, son fonctionnement mystérieux, sa capacité à divaguer, nous tromper, nous bouleverser. Le Miroir, c'est une auto-biographie, certes, mais c'est avant tout un poème, plein de détours, d'errances, de retours et de fulgurances. C'est le plus beau film de Tarkovski.

 

L'Homme qui en savait trop

Le remake, l'auto-remake, celui de 1956 avec James Stewart et Doris Day qui chante Que Sera Sera. Franchement, c'est magique. C'est considéré comme un Hitchock mineur, mais c'est vraiment très attachant. Il ne révolutionne rien ici, malgré un final tendu au possible, mais ça a un charme fou, du début à la fin.

 

Rebecca

Mineur ou majeur ? Il y a plusieurs écoles sur cet Hitchock là. Bien que ce soit son seul film à avoir obtenu l'Oscar du meilleur film, le réalisateur ne l'aimait pas beaucoup, le trouvant trop vieillot. C'est pourtant une des qualités de l'oeuvre, d'avoir cette touche gothique bien datée. C'est superbement mis en scène, forcément, et joliment interprété.

 

Basil, détective privé

C'est un Disney qui est probablement mieux comme souvenir d'enfance, comme beaucoup, mais qui a cette touche particulière aux années 80, cette zone noire pour le studio, qui penche vers des thèmes un peu plus adultes. Après, c'est du Sherlock Holmes, à la sauce Disney, moi j'aime bien.

 

L'Homme à la caméra

Un des plus grands films de l'histoire du cinéma. Un documentaire d'une modernité folle qui donne le tournis. On le revoit bouche-bée.

 

The Decoy Bride

Un crève-coeur. Pas dans le sens où ce serait une bonne comédie romantique britannique qui émeut bien comme il faut. Non, c'est un crève-coeur parce que c'est vraiment raté. On y vient pour retrouver deux des meilleurs comédiens britanniques de leur génération (David Tennant et Kelly Macdonald) et on en ressort un peu consterné. Quelques gags rigolos à sauver, mais c'est vraiment pas la peine.

 

Le Cuirassé Potemkine

La Révolution ! Non seulement un tour de force de mise en scène, vous le savez même si vous ne l'avez jamais vu, mais une grande et belle histoire. L'histoire d'un espoir, déçu au final, mais un espoir quand même, c'est toujours bon à prendre.

 

Heureux Mortels

Le premier film solo de David Lean. C'est culte mais quand même très mineur, surtout vu ce que le réalisateur fera par la suite.

 

L'Esprit s'amuse

Un autre David Lean des débuts, écrit par Noel Coward. Les dialogues sont effectivement très bons, mais ça reste anecdotique.

 

Le Chant du Missouri

Une de mes comédies musicales préférées. L'histoire est assez classique, mais ce sont surtout les numéros musicaux et le charme fou de Judy Garland qui en font tout le prix. The Trolley Song, c'est du délire. Et il y a la première apparition de Have Yourself a Merry Little Christmas, qui en fait un classique du film de Noël, alors que Noël n'apparaît que 10 minutes à la fin du film. C'est d'ailleurs une oeuvre des quatre saisons qui peut se regarder à tout moment de l'année.

 

Another Earth

C'est en partie l'équipe de The OA, mais c'est beaucoup moins réussi.

 

Le Voleur de Bagdad

La version muette, belle comme tout. Un des premiers blockbusters d'aventure de l'histoire du cinéma, avec un sens du merveilleux admirable.

 

Autant en emporte le vent

Oui, je sais, ça a mal vieilli à plein de niveaux. Pour les générations des réseaux sociaux, indignés par tout, c'est probablement insoutenable et "annulé" de la première à la dernière scène. Pour ma part je trouve que c'est un peu long et que, bon sang, Scarlett est vraiment insupportable. C'est fait exprès, mais c'est épuisant. Les scènes spectaculaires sont toujours incroyables, par contre. Et la fin, j'adore.

 

La Prisonnière du désert

J'en ai déjà dit plein de bien. C'est un western charnière, un film qui doute, anti-héroïque. Les méchants indiens et les gentils cowboys y deviennent peu à peu obsolètes, vestiges d'une mythologie sur laquelle une porte vient se refermer.

 

 

L'Esprit de la ruche

Peut-être mon film espagnol préféré, une splendeur totale. C'est austère et délicat, tout en silence et en murmures, avec des images inoubliables. Je suis fou de ce film, découvert au collège avec des camarades de classe totalement indifférents ou moqueurs et que, presque 30 ans plus tard, je ne me lasse pas de revoir.

 

Himizu

Sono Sion power !

 

Moonrise Kingdom

Un des Wes Anderson qui trouve le plus grâce à mes yeux. C'est léger, assez divertissant et complètement anecdotique.

 

Senso

Extraordinaire oeuvre de Visconti, d'une noirceur absolue malgré son technicolor sublime. Cruel, le film est une tragédie romantique bien peu portée sur la romance. En métaphore politique, il y est aussi question de l'échec des utopies communistes en Italie. Superbe, mais déprimant.

 

Lonesome

Un hybride. Un film muet des derniers temps du muet, très abouti techniquement, qui, soudain, offre deux scènes parlantes. L'effet est sidérant, poétique, étrange et parfaitement dans le thème du film où deux personnes solitaires se retrouvent, créant une petite bulle au milieu du brouhaha du monde qui les entoure. Très touchant.

 


 

Août 2012

 

Voyage à Tokyo

J'ai écrit une petite ode à mon film préféré d'Ozu, je vous y renvoie.

 

300

Comme prévu, ça n'a pas super bien vieilli, mais ça reste unique. C'est un film tellement excessif, à tous les niveaux, que ça reste un incontournable. Il faut le voir pour le croire. Volontairement et involontairement, c'est aussi très drôle. Par contre, comme c'est du Frank Miller, mis en images par Zack Snyder, l'imagerie fascistoïde qui n'aime pas les étrangers (surtout s'ils sont basanés), ainsi que les homosexuels (surtout s'ils sont basanés), ni les handicapés (surtout s'ils sont blancs, paradoxalement), est de plus en plus difficile à ignorer. Sauf à le prendre à la rigolade, donc.

 

Les Derniers jours du Disco

Je vois en quoi c'est bien, mais je n'ai pas du tout accroché.

 

Down by law

De plus en plus de mal avec le cinéma de Jarmush, qui m'ennuie poliment. Celui-là est un des meilleurs. Le trio de comédiens est vraiment fantastique et la fin est très belle.

 

Batman, le film

Celui de 1966, dérivé de la série TV encore plus connue. C'est, bien sûr, un petit bijou d'humour et de fantaisie qui saisit parfaitement les aspects les plus primesautiers du Batman du Silver Age ainsi que des swinging 60s. Cela rappelle aussi qu'au fil de sa longue histoire, Batman sera passé par toutes les tonalités, du cartoon enfantin à la noirceur abyssale. Vous pouvez préférer telle ou telle période, mais n'estimez pas que l'une est supérieure à l'autre. La phase déjantée et colorée, celle d'Adam West, de César Romero et de Julie Newmar (remplacée dans le film par Lee Meriwether), vaut bien tous les Christopher Nolan. Le film est aussi riche de scènes complètement folles et hilarantes, presque dignes des Monty Python.

 

Vertigo

Alors, j'ai mis longtemps à l'apprécier celui-là. Je ne le cache pas, je ne m'en vante pas non plus. Je sais pourquoi c'est génial et pourquoi il a fini par détrôner l'indéboulonable Citizen Kane du classement des meilleurs films du cinéma du magazine Sight and Sound. Après, affirmer qu'il s'agit du plus grand film du 7e art, ce n'est pas moi qui vais le faire. C'est un grand film, rien à dire. Esthétiquement, c'est superbe. Thématiquement, c'est d'une modernité folle, un peu austère, très théorique, un bonheur pour les critiques et les cinéphiles qui aiment disséquer les oeuvres comme d'autres empalent les papillons dans des cadres. C'est un peu froid pour moi, un peu ennuyeux aussi. Mais je l'aime un peu plus à chaque fois que je le revoie. Dans 10 ans, je vous dirais peut-être que c'est un des plus grands films du cinéma.

 

Persona

Ah, par contre, celui-là, c'est sûr, c'est un des plus grands films du 7e art. La forme, le fond, le malaise omniprésent, le rêve, la réalité, le cauchemar. Inépuisable.

 

La Passion de Jeanne d'Arc

Du Dreyer, donc sublime. Là, on touche à la grâce totale, transcendante, c'est quasi insoutenable tellement c'est beau et spirituel.

 

Eldorado

Du cinéma belge dépressif, forcément. C'est une belle histoire, c'est joliment mis en scène, mais ne regardez pas ça un soir de déprime.

 

Eraserhead

Tout le cinéma de Lynch est déjà présent dans son premier long-métrage. Même la sentimentalité. C'est horrifique, bien sûr, surréaliste et glauque, mais il y a une douceur poétique aussi, bien cachée dans le radiateur.

 

Les 39 Marches et Une Femme disparaît

Deux chefs-d'oeuvre des débuts d'Alfred Hitchcok, deux films qui n'ont pas pris une ride et surprennent encore par leur rythme, leur mise en scène et leur écriture.

 


 

Juillet 2012

 

L'Impossible Monsieur Bébé

Il me fait tellement rire ce film, je ne vous dis que ça, quel bonheur. Si Howard Hawks était évidemment génial pour faire de "gros" films (de guerre, d'aventure, des westerns), il était tout aussi génial dans le domaine de la comédie. Ici, il est bien sûr parfaitement secondé par Cary Grant et par la plus grande comédienne du cinéma américain, Katherine Hepburn.

 

Holy Motors

C'est toujours bof.

 

Printemps tardif

J'ai toujours l'impression d'avoir écrit beaucoup sur Ozu ici. Mais cela devait être ailleurs... Bon, là, il s'agit d'un de ses plus grands films. Une chronique familial (forcément) dévastatrice et d'une sobriété (forcément) qui fait ressortir chaque émotion avec d'autant plus d'intensité. Et une fin bouleversante est aussi (forcément) au rendez-vous.

 

La Colline aux coquelicots

J'en disais beaucoup de bien à l'époque, je maintiens.

 

The Raid

Super virtuose et super bourrin. Si on sait où on met les pieds, c'est le haut du panier du genre.

 

Le Tombeau des lucioles

Un grand mélo.

 

Pompoko

Chef-d'oeuvre. Avec des ratons-laveurs qui se battent à coups de testicules. C'est super drôle, super poétique, super émouvant. Et cela ne ressemble à rien d'autre. Du cinéma parfait.

 

Phase IV

Légèrement surestimé par des geeks tout contents de déterrer une série B de qualité, mais ça vaut le détour, même si on n'aime pas particulièrement les fourmis. C'est joliment kitsch, un peu new age sur les bords, avec des aspects horrifiques et psychédéliques assez angoissants.

 

Peau d'âne

Pas le pire Jacques Demy, les chansons sont globalement amusantes. C'est mochedingue au possible, tourné comme un téléfilm des années 70, Catherine Deneuve a le charisme d'une laitue pas fraîche et joue, à l'habitude, comme une tanche. Mais ce n'est pas le pire Demy...

 

Evil Dead

Merveilleux classique fauché du cinéma gore. Comme les suites sont nettement plus portées sur la rigolade, on a toujours tendance à oublier combien le premier film est hardcore. Avec la bande-son stridente et ricanante qui vrille les tympans certains passages se situent dans l'héritage de Massacre à la tronçonneuse. Il y a déjà des gags, comme dans le film de Hooper d'ailleurs. Mais c'est surtout de l'horreur. Cela permet aussi d'assister à la naissance de deux immenses talents : Sam Raimi, le réalisateur, et Bruce Campbell, son comédien fétiche.

 

Evil Dead 2

La suite-remake avec un budget plus large et une tonalité plus cartoon. Le héros s'en prend plein la figure pendant 1h30. C'est bourré d'idées et c'est vraiment très très drôle (et un peu horrible aussi).

 

L'Armée des ténèbres

Le troisième volet de la série Evil Dead. Budget énorme (en comparaison du premier) et un très net adoucissement du gore au profit d'un mélange d'aventure, de comédie et d'un peu d'horreur. C'est ambitieux et un peu mal foutu, mais ça garde le charme et l'énergie du volet précédent.

 

Sanjuro

La suite de Yojimbo, dont j'avais rédigé une critique un peu plus détaillée.

 

Excalibur

Un de mes films favoris depuis 30 ans. Je lui ai consacré une page entière, rien de particulier à ajouter. Je l'aime toujours autant, voire davantage.

 

Millennium Actress

Encore un chef-d'oeuvre, auquel j'ai aussi dédié un long texte d'amour. C'est le monument de Satoshi Kon et un des plus grands dessins animés de l'histoire du 7e art.

 

Trainspotting

C'est un film tellement dans l'air de son temps qu'il était déjà daté à sa sortie. Ou du moins, il fut pile dans l'époque pendant un an, avant d'être éternellement un vestige, un témoignage, un fossile. Je dis ça, ce sont des compliments, il y a des films comme ça qui sont à ce point dans une esthétique qu'ils en gardent un charme paradoxalement intemporel. C'est le cas de Trainspotting, mille fois imité, jamais égalé. Et puis la musique, quoi.

 

Les Fils de l'Homme

Ahlala, dire qu'à sa sortie tout le monde s'en fichait ou presque. On était une vingtaine dans la grande salle de cinéma vide. Aujourd'hui, ça s'extasie, ça dit "chef-d'oeuvre" partout. Mais où étiez-vous à l'époque ? Pas dans les cinémas, si j'en crois les chiffres. Mais ce n'est pas grave. A présent, on peut chez soi le (re)découvrir dans des conditions plus ou moins optimales. C'est, bien sûr, un tour de force de mise en scène, avec ces fameux plans séquences complètement fous, mais c'est aussi une excellente histoire de SF, très riche, très viscérale.

 

The Dark Knight Rises

J'étais assez indulgent à l'époque, comme à peu près avec tous les Nolan. Ca se revoit très mal, c'est vraiment pas très bon. Le film a plein de qualités éparses qui ne s'aditionnent jamais pleinement. C'est souvent le cas des oeuvres de Nolan, cinéaste super théoricien mais froid comme l'acier. C'est joli à regarder, mais ça ne laisse aucune trace. La faute à des scénarios "intellectuels" qui n'impliquent que peu les émotions, ou alors de manière très artificielle (Interstellar étant un cas d'école). Quand c'est vraiment raté, comme ici, c'est laborieux au possible. Ca déroule du scénario très mécaniquement, en essayant de fluidifier l'ensemble par un montage rapide et l'omniprésence de la musique. On a beaucoup rigolé sur la nullité de Marion Cotillard (visiblement pas impliquée pour deux sous), mais les autres comédiens sont plutôt bons, vu ce qu'on leur demande (pas grand-chose). Anne Hathaway est une excellente Catwoman, mais elle fait de la figuration. Gâchis.

 

La Jetée

20 minutes pour changer l'histoire du cinéma à jamais.

 

Zombie

La suite de La Nuit des Morts-Vivants, qui reprend et développe les thèmes du premier film. C'est un peu moins subtil, à tous les niveaux, mais la surenchère fonctionne, un peu comme quand on passe de Alien à Aliens. C'est plus gore, plus bruyant, plus long, plus rentre-dedans, plus évidemment politique. Mais c'est génialement écrit et mis en scène, et, même si ça surligne, le discours anarchiste est réjouissant.

 


 

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Juin 2012

 

Seule dans la nuit

Un classique mineur de la série B, très réussi, avec Audrey Hepburn, excellente en aveugle en danger. Du suspens de haute tenue.

 

Trois couleurs, bleu, blanc et rouge

Toujours du mal avec le volet "blanc", et, cette fois, j'ai préféré "bleu" à "rouge".

 

Belle de Jour

Tout le monde adore ce Bunuel, c'est un de ceux que j'aime le moins, tout en lui trouvant une foule de qualité, parce que c'est Bunuel, quand même. La faute, peut-être, sans doute, à l'omniprésence de Catherine Deneuve, actrice repoussoir par excellence.

 

Autopsie d'un meurtre

Un classique de Preminger, très connu pour son générique de Saul Bass. Le film vaut bien davantage que son ouverture et, dans le genre procédural, tient encore remarquablement la route. Il faut dire qu'il bénéficie de la présence de James Stewart, toujours parfait (ou presque).

 

Prometheus

C'est ridicule et je ne l'ai pas revu, vous pensez bien. Donc je reste sur mon avis d'époque.

 

La Vie est belle

Le film de Capra, bien sûr. Un chef-d'oeuvre absolu, total, infini, idéal. Un des meilleurs films de l'histoire du cinéma. Une histoire qui rend heureux, qui donne envie d'être meilleur. C'est bouleversant. La Vie est belle reviendra dans ce cahier.

 

New York - Miami

Autre chef-d'oeuvre, drôle, touchant, brillant.

 

La Traversée du Temps

J'ai davantage apprécié qu'à ma première vision, même si je trouve qu'il manque toujours un petit quelque chose pour en faire un grand film.

 

L'Homme qui tua Liberty Valance

C'est presque du meta western et c'est toujours un chef-d'oeuvre.

 

La Malédiction

Tout n'est pas parfait, mais l'ambiance de ce film reste impressionnante. Quelques scènes ont gardé leur force, avec des moments chocs vraiment brillants (et mille fois imités depuis). Et puis la musique de Jerry Goldsmith balance une ambiance d'apocalypse satanique jamais égalée.

 

Jin-Roh

Plus de 20 ans après, je maintiens que c'est un film immense.

 

Incident au Loch Ness

Werner Herzog s'autoparodie. Faut être fan du bonhomme pour pleinement apprécier et dans ce cas c'est très rigolo.

 

Ju-On : The Grudge

L'original, bien sûr, un film qui ne fait pas l'unanimité. Généralement les spectateurs n'apprécient pas ce qui, je trouve, en fait toute la réussite : la narration éclatée, le nihilisme, les effets spéciaux mal fichus qui rajoutent au grotesque, ce systématisme oppressant. Un vrai (télé)film d'horreur pure, glaçant.

 

Cinéman

Parce que c'est important de (re)voir de très mauvais films pour mieux apprécier les bons. Tout le monde le sait à présent, il s'agit là d'une des pires oeuvres de l'histoire du cinéma, nulle à tous les niveaux. Techniquement minable, pas drôle et, crime suprême, une insulte totale à une flopée de chefs-d'oeuvre du 7e art. Un crachat de pseudo cinéphile, véritable imposteur. Le réalisateur, si on peut le qualifier ainsi, a prouvé mille fois avant et après, qu'il était aussi pathétique dans tous les domaines que ce "film".

 

Mr Smith au Sénat

Un petit cycle Capra, donc, avec un autre film génial, avec une vision idéalisée, épique, émouvante, de la démocratie américaine.

 

Fahrenheit 451

Un grand roman plutôt très bien adapté à l'écran. Pour varier de 1984 quand vous voulez parler de futur qui nous pend au nez.

 

The Loved Ones

Du cinéma d'horreur qui ne cherche pas à transcender le genre mais juste à raconter une histoire qui secoue les tripes. Très méchant. Très efficace.

 

Robinson Crusoé sur Mars

Une curiosité, éditée chez Criterion quand même, qui mérite largement le détour. Joliment mis en scène par Byron Haskin, cette adaptation spatiale du roman de Defoe joue la carte de la sobriété. Il y a, ici et là, de beaux effets spéciaux, mais l'essentiel est dans l'histoire et ses protagonistes.

 

Defendor

Excellente approche de l'obsession américaine pour les super-héros. C'est humble, touchant, superbement interprété.

 

Arsenic et vieilles dentelles

Ah la magnificence de l'écriture ! Que ce cinéma là était brillant. Capra encore, donc, et si vous ne connaissez pas, regardez immédiatement, ça sera toujours mieux que 99.999% des films récents.

 


 

Mai 2012

 

Bonnie and Clyde

Si on peut reprocher au film d'avoir ouvert la porte à une nouvelle étape dans l'esthétisation de la violence, qui a mené à des choses parfois géniales, souvent complaisantes, ses qualités sont beaucoup plus nombreuses.

 

Strange Circus

Peut-être un Sono Sion mineur, mais néanmoins remarquable dans sa capacité à créer le chaos dans l'environnement familial. Les tensions des relations sociales finissent toujours dans le drame, la violence, le grotesque et la libération.

 

La Dame en noir

Pas beaucoup de souvenirs, mais je sais que dans le genre horreur pour tous, c'est très correct, avec de jolies images et une fin bien noire.

 

La Cabane dans les bois

Du cinéma de petit malin, plus intéressant en théorie que par son résultat à l'écran qui ne va pas plus loin qu'un épisode rigolo d'anthologie fantastique pour la télévision.

 

Audition

Vaut surtout pour sa dernière partie, copieusement horrible et désormais bien ancrée dans l'histoire du 7e art.

 

The Hole

Joe Dante, cinéaste éternellement sous-estimé, m'aura presque toujours épaté. S'il s'agit ici d'une œuvre relativement mineure, comme on dit, ce n'en est pas moins un bon film. Le réalisateur fait partie de cette belle tradition des auteurs pour enfants/ados qui considèrent leur public pour des spectateurs intelligents et exigeants. Il nous manque.

 

Abattoir 5

Hyper casse-gueule et d'ailleurs ça se casse copieusement la gueule. La SF new age et la seconde guerre mondiale font ici difficilement bon ménage. Lisez plutôt le roman.

 

Le Locataire

Du Polanski, donc ultra glauque. C'est situé sur la fin de la grande période du réalisateur qui devient beaucoup moins intéressant à partir des années 80, malgré quelques fulgurances ici et là (à vous de choisir lesquelles). Après, je comprendrais que vous laissiez son oeuvre au Purgatoire en ce moment.

 

Chinatown

Encore Polanski avec l'un de ses deux ou trois chefs-d'oeuvre. C'est donc brillant et malsain, avec une révélation finale qui glace d'autant plus le sang quand on connaît les obsessions de l'artiste à l'écran comme dans sa vie. Le film demeure pour cette raison, et bien d'autres, fascinant et dérangeant.

 

Les Liaisons Dangereuses

La version Stephen Frears, certainement la meilleure. C'est clinquant, sans être totalement aseptisé. Et puis Michelle Pfeiffer y est tellement belle et délicate que c'en est presque émouvant.

 

Hair Extensions

Un Sono Sion faussement mineur, plein d'idées bien cramées dans la tête.

 

Suspiria

Forcément en 2012 c'était la version Argento, dont j'ai longuement chanté les louanges par le passé. Je pourrais profiter de l'occasion pour en rajouter une couche, mais ce n'est pas la peine. Ce n'est pas trop la peine non plus de rappeler à quel point le cinéma d'Argento est, par la suite, parti en vrille, puis en chute libre, avant de s'écraser lamentablement au sol à la fin des années 90.

 

The Avengers

On croisera quelques Marvel dans ce cahier critique, avant de les voir peu à peu disparaître. J'avais une vague indulgence à l'époque et j'étais assez preneur du concept de faire du feuilleton. Sauf qu'il fallait quand même penser à faire des films qui tenaient à peu près la route en eux-mêmes et pas seulement des épisodes de séries TV boursouflés, moches et interchangeables. Sur le premier Avengers ça va encore, mais ça n'allait pas durer.

 

The Blade

Tsui Hark, quoi. Chef-d'oeuvre. Toujours.

 

La Nuit des Morts-Vivants

L'original, celui de Romero, de 1968. Quel immense film, tout est là, pas la peine d'en rajouter. C'est sec, précis, efficace, chaque scène est un modèle. Pas une touche de gras, pas une fausse note, avec plein de degrés de lecture. Le cinéma d'horreur à son sommet.

 

L'Assassinat de Jesse James

J'en disais beaucoup de bien au moment de sa sortie, c'est encore mieux à chaque nouvelle vision.

 

My Joy

Ouille ! Du cinéma Russe glauque, dans ta gueule. C'est très bien dans le genre, mais c'est aussi une punition.

 

Laura

Classique du film noir, absolument incontournable. Presque mieux que Vertigo dans sa description de l'obsessions pour le fantôme de la victime.

 


 

Avril 2012

 

L'Avventura

Parfois le choix le plus évident est aussi le bon, c'est mon Antonionni favori. Une oeuvre d'une étrangeté unique qui ne cesse de se refuser, tout en offrant mille et un trésors esthétiques. Eternellement moderne

.

Love Exposure

J'en ai déjà parlé. C'est la quintessence du cinéma passionnant de Sono Sion. Je sais que ça ne fait pas l'unanimité et fort heureusement. Les gestes aussi radicaux ne peuvent que diviser. Mort au consensus mou et au "en même temps" !

 

Godzilla

L'original, celui de 1954, la fameuse métaphore du péril atomique qui, aujourd'hui, semble se doubler de la vengeance, bien méritée, de la Nature sur l'Homme. Le rythme n'est pas celui des blockbusters actuels, mais l'ambiance est toujours aussi prenante. C'est un vrai film d'horreur tragique, avec un aspect fataliste assez angoissant. Et le réalisateur parvient à créer de belles images avec des effets spéciaux évidemment assez rudimentaires.

 

Blanche Neige

Version Tarsem. Dans le genre oeuvre qui divise, celle de Tarsem se pose là. On aime ou on déteste. Même The Fall ne plaît pas à tout le monde. Alors ce Blanche-Neige complètement fou-fou, n'en parlons même pas. J'avais dit à l'époque tout le bien que j'en pensais, je persiste.

 

Sailor et Lula

C'est un immense trauma adolescent. "Seulement" interdit aux moins de 12 ans, le film demeure pourtant le plus énervé de toute l'oeuvre de David Lynch. C'est aussi la quintessence de son mélange de film noir et de surréalisme glauque, avec une histoire d'amour trash et naïve pour bien équilibrer. Mis en scène entre la série et le film Twin Peaks, Sailor et Lula en retrouve à peu près toute la magie. Cette période, qui va de 1989 à 1992 est, mes yeux, l'indéniable (twin) pic créatif du réalisateur. Bien encadré, toujours à mes yeux, par deux monuments "sentimentaux", Elephant Man, au début, et Une Histoire Vraie, à la fin.

 

A Night to Remember

C'est le récit de la catastrophe du Titanic, en forcément moins spectaculaire et moins romantique que la version Cameron. C'est plus ramassé, plus sobre, assez viscéral. De manière troublante, on remarquera des scènes vraiment très similaires à celles du film de 1997. Chaque oeuvre a ses qualités et ses défauts, léger avantage à la version Cameron because Kate Winslet, qui y est évidemment merveilleuse, malgré tout ce que cette ordure de Jacques Rivette avait pu déblatérer sur le sujet à l'époque.

 

Session 9

Grand, très grand petit film d'horreur. C'est du psychologique pur où un lieu suffit à rendre fou des hommes, des vrais, des bourrus. Ici, pas de demoiselle en détresse, ce sont des mecs à qui on ne la fait pas, mais qui, au fond, sont déjà suffisamment brisés pour laisser filtrer la folie. C'est effrayant de la première image à la (glaçante) dernière séquence.

 

La Mouche

Ah, j'en parlais un peu auparavant, c'est dans mon top 3 Cronenberg. A noter que la première fois que je l'ai vu, adolescent, je n'avais pas trop aimé, je m'étais ennuyé et j'avais trouvé ça un peu gnan-gnan. Monumentale erreur, comme on dit. C'est parfait.

 

The Cell

Tarsem encore, avec une oeuvre bien sûr esthétiquement réussie, mais moins solide dans son récit. C'est dommage, il y a des scènes vraiment superbes et, comme finalement assez souvent, Jennifer Lopez y est très correcte.

 

Le Silence des Agneaux

Chef-d'oeuvre, que voulez-vous que je vous dise ? A son corps défendant, le film a été tellement imité, parodié, ses comédiens se sont tellement fourvoyés, que c'est un peu difficile de tout regarder sans sourire à certains moments. Mais l'ambiance est si puissante, avec un final au suspens inoubliable, qu'on se laisse encore facilement happer.

 

Rec

La pure horreur panique. C'est très bête, au fond, mais on est le nez dans le guidon pendant les 2/3 du métrage. Et quel crescendo ! Les 10 dernières minutes sont complètement dingues.

 

Au coeur de la nuit

Une anthologie fantastique, forcément inégale, mais dont le sketch final, avec la marionnette, demeure intouchable.

 

Le Lauréat

Encore un grand film, avec tellement de couches de sens à dévoiler à chaque vision. Et cette fin...

 

Pretty Woman

Dans le genre film "problématique", comme ils disent, ça se pose là. C'est mal foutu de partout, mais voilà, Julia Roberts, rien à ajouter, elle explose tout le film, ça reste complètement fou de voir une actrice devenir une star minute après minute, scène après scène, plan après plan.

 

Transformers 3

Abominable, malgré un combat final halluciné et interminable.

 

Guilty of Romance

Sono Sion signe là une ode, forcément poétique, politique et malsaine, à son épouse. Je vous renvoie à ma critique d'époque.

 

Cold Fish

Sono Sion toujours, en mode ultra vénère. C'est dur à regarder mais c'est du cinéma qui semble vouloir tout réinventer en permanence.

 

Suicide Club

Sono Sion débutant, avec une oeuvre qui l'a presque rendu "populaire", en tout cas il a failli flirter avec un public un peu large. La première partie, qui semble s'inscrire dans l'horreur japonaise qui était effectivement très à la mode à l'époque, fait donc illusion. C'est (presque) normal. Mais la second partie part totalement en vrille et nous annonce l'arrivée en fanfare d'un des réalisateurs les plus passionnants de notre temps.

 

L'Ange Exterminateur

Un excellent Bunuel (pléonasme), cruel et bizarre (c'est du Bunuel, donc pléonasme encore).

 


 

Mars 2012

Martha Marcy May Marlene

J'avais adoré le film à l'époque mais je me sens bien incapable de le revoir. C'est du cinéma utile, mais qui fait trop mal.

 

The Muppets

L'énième retour des marionnettes. Probablement le meilleur avec le tout premier film.

 

L'Apollonide

C'est très mauvais, et j'en ai déjà parlé.

 

Millennium (David Fincher)

Alors, forcément, c'est vachement mieux mis en scène que la version scandinave, mais l'actrice, pourtant excellente, n'est pas à la hauteur de Noomi Rapace. Après, forcément, quand on a déjà vu l'autre film, c'est assez ennuyeux, avec peu de différences notables. Et, il y a toujours une forme de complaisance dans le sordide que je trouve plus proche de la gratuité que de la viscéralité escomptée. Pour du Fincher, c'est très mineur.

 

Le Choc des Titans

C'est la version originale dont je parle, bien sûr. Ah, que j'avais adoré ce film quand j'avais 10 ans. Aujourd'hui, ça fait un peu mal au coeur. Certes les effets spéciaux ont souvent beaucoup de charmes, mais le reste est bien médiocre. On sauvera, encore et toujours, l'hallucinante scène de l'antre de Méduse.

 

The Descendants

Alexander Payne ce n'est pas pour moi. Aucun souvenir de celui-là, à part que je me suis ennuyé à mourir.

 

Koyaanisqatsi

J'en ai déjà longuement parlé, mon avis n'a pas changé. Une splendeur.

 

John Carter

Charmant au possible.

 

Macadam Cowboy

Un des traumatismes de mon adolescence. J'avais un peu peur de le revoir et d'être déçu. Je l'ai aimé encore plus. C'est à la fois d'une âpreté un peu cruelle, à la limite du nihilisme, et étrangement émouvant.

 

Kill List

Je n'irai pas le revoir demain, mais j'en ai toujours un grand souvenir. Un des meilleurs films d'horreur de ces dernières années.

 

Les Hauts de Hurlevent

Magnifique adaptation et peut-être mon Andrea Arnold favori.

 

Hunger Games

Toujours cet énorme problème de mise en scène sur le premier film, ça rend la chose à la limite de l'irregardable sur grand écran. Dommage, au niveau histoire c'est pas mal du tout et Jennifer Lawrence est phénoménale.

 

Cheval de guerre

Il y a des passages tartignoles, mais pour du cinéma à l'ancienne fait par un cinéaste un peu rhumatisant, c'est vraiment mignon.

 

Tamara Drewe

C'est le Gemma Arterton show et ça se laisse regarder avec plaisir.

 


 

Février 2012

Vampyr

Une splendeur absolue, comme à peu près tous les films de Dreyer, et un des meilleurs films fantastiques de l'histoire du cinéma, ne serait-ce qu'au niveau purement esthétique. A noter que l'une des plus belles idées du film, qui lui donne une aura unique, vient d'un problème technique ayant laissé un voile grisâtre sur la pellicule. Ce qui nous rappelle que le hasard a toujours sa part dans les processus créatifs.

 

Lascars

C'est très rigolo. Avec des personnages plus vrais que nature (je vous assure) et une tonne de répliques irrésistibles. Et paye ta chanson finale culte.

 

Superman

Du temps où les films de super-héros avaient un minimum de personnalité et essayait de raconter quelque chose. Une des multiples qualités du film est de parvenir à équilibrer ses aspects sérieux (et donc un peu ridicules) avec ses aspects les plus légers. En cela, ce Superman parvient à parfaitement respecter l'esprit des comics classiques qui, dans leurs meilleures pages, savent parler de thèmes adultes aux enfants.

 

Superman 2

Légèrement moins bien dans son ensemble que le premier film, c'est encore une réussite. Le trio de méchants est quand même assez pittoresque, je les aime beaucoup.

 

This is Spinal Tap

Il s'agit, comme vous le savez certainement, d'une des meilleures comédies cinématographiques. Le film n'a pas pris une ride et reste hilarant du début à la fin. Bien sûr, si vous aimez la musique rock ou métal, et la musique populaire en général, c'est encore plus savoureux car "tellement vrai". Et en plus, les chansons sont meilleures que les "vraies". Je pourrais passer des heures à vous citer le film en riant comme un idiot devant mon écran, mais ça ne vous avancerait pas à grand-chose, avouons-le.

 

Supergirl

Mega nanar, malheureusement pas aussi drôle que dans mon souvenir d'enfant. Quand j'avais 8 ans, je trouvais Helen Slater jolie et Faye Dunaway effrayante. On est mignon quand on est petit.

 

Wonder Woman

Marginalement moins pire que les super-héros actuels et quand même mieux que Supergirl. La mise en scène est à peu près correcte, c'est déjà beaucoup. Encore une fois, un tel personnage méritait tellement mieux.

 

Robocop

J'étais encore une fois persuadé d'avoir déjà écrit longuement dessus ici. Je l'ai rêvé. J'ai tellement parlé de ce film dans ma vie, je l'ai souvent défendu. D'autres le font mieux que moi depuis bien plus longtemps. Aujourd'hui, il n'y a plus qu'une poignée d'âmes errantes qui n'aiment pas Robocop. Ou qui le méprise a priori. Tout le monde reconnaît le génie de ce film, espèce rare qui parvient à allier un divertissement fun, brutal et ciselé, à une vraie profondeur artistique et politique. Verhoeven est un cinéaste inégal. Je ne pratique pas la politique des auteurs. Il a commis des choses moyennes, voire vraiment ratées. Mais quand il est bon, il plane au-dessus du reste, très haut. Robocop fait partie de son top 3, et c'est, donc, indiscutable.

 

Puss in Boots

Amusant, mais tellement oubliable que j'ai presque tout oublié.

 

Constantine

Certes ce n'est pas à la hauteur du comics, mais ça reste le haut du panier des adaptations récentes. Lisez le comics, bien sûr, mais sachez aussi apprécier cette bonne tranche de série B rigolote.

 

We need to talk about Kevin

C'est nul et j'en ai déjà parlé.

 

Pulp Fiction

Toujours un immense bonheur. Tout a été dit sur ce film, je crois, tout et n'importe quoi. Alors que bon, en fait, c'est juste du fun.

 

Le Nouveau Monde

Un des plus beaux films de tous les temps, que voulez-vous que je vous dise de plus ? Quelle que soit la version, c'est d'un génie ineffable. Les 10 dernières minutes sont, peut-être, mes préférées de tous les films que j'ai pu voir. C'est vous dire. Si vous voulez savoir ce que c'est que la grâce au cinéma, ce qu'est la beauté absolue dans cet art, c'est dans ce film que vous pouvez vous abandonner.

 

Merlin l'enchanteur

Disney mineur mais agréable. Sur le mythe du roi Arthur ce n'est certes pas Excalibur mais ça reste supérieur à bien d'autres variations nulles que je préfère ne pas citer.

 

Le Nom des gens

Le concept est meilleur que l'exécution, fine comme du gros sel. Sara Forestier y est assez craquante.

 

Kung Fu Panda

Respect des oeuvres d'origine, bons gags et excellentes scène d'action, c'est très bien.

 

Kung Fu Panda 2

Presque aussi bien que le premier.

 


 

Janvier 2012

Lovely Bones

Un film que j'ai beaucoup aimé à sa sortie. J'ai été très seul parmi les critiques professionnelles de l'époque à le défendre. Souvenir d'une projection de presse abominable, où tous les nuls du milieu se marraient copieusement aux dépends du film. Depuis je l'ai revu trois fois et je l'ai apprécié davantage à chaque vision. Aujourd'hui, je le place tout en haut de l'oeuvre de Peter Jackson, aux côtés de Créatures Célestes et du Seigneur des Anneaux. Ma critique d'époque est trop "corporate" et mesurée, le film est bien meilleur que ce que j'en disais.

 

The Hours

C'est du biopic hollywoodien avec grosses performances, mais c'est du bon biopic hollywoodien. Il y a ici des qualités indéniables : les comédiens, bien sûr, la musique de Philip Glass, la narration emboîtée, un rythme. Si la partie avec Julianne Moore reste, à mes yeux, la meilleure, l'ensemble est toujours émouvant. Critique d'époque.

 

L'Age de glace

Je l'ai vu au moins trois fois et j'ai toujours du mal à m'en souvenir, à part que je trouve ça sympa à chaque fois.

 

La Règle du Jeu

Il serait absurde de vous dire que c'est un chef-d'oeuvre, tout le monde dit que c'est un chef-d'oeuvre. Enfin, presque tout le monde, car il y a toujours une faction de pseudo cinéphiles qui aiment déboulonner les idoles sous des prétextes généralement douteux (c'est vieux, ça parle trop, c'est vieux, ils jouent mal, c'est vieux, le rythme est pas bon, c'est vieux...). Alors qu'en fait, ça déchire, à tous les niveaux. Même la mise en scène, qu'on pourrait effectivement redouter comme un peu statique, est très dynamique. Et puis voilà, le sujet est intemporel.

 

Videodrome

Toujours un doute pour savoir si c'est Cronenberg préféré. Des fois, j'en suis persuadé, mais j'ai réévalué la Mouche et j'aime toujours autant Faux-semblants. C'est dans mon top 3, pour sûr. Longue vie à la nouvelle chair, vous connaissez la chanson.

 

L'Heure d'Eté

Un drame familial plus bourgeois tu meurs par un cinéaste terriblement bourgeois chic. C'est mortellement ennuyeux.

 

Take Shelter

J'ai déjà écrit en long et en large pourquoi je détestais ce film, je ne vais pas y revenir.

 

Cinq Pièces Faciles

Une merveille du Nouvel Hollywood, un sommet d'écriture subtile, profonde, avec des personnages comme on en voit de plus en plus rarement : complexes, riches, échappant au manichéisme.

 

La Bataille d'Alger

Celui-là est étudié dans les écoles de cinéma, pour apprendre aux jeunes ce que c'est que de la bonne mise en scène "sur le vif", style documentaire. A raison, bien sûr, si tous les étudiants en cinéma en comprenaient le génie, au paradis sur Terre, on y serait déjà.

 

La Taupe

Pas revu depuis sa sortie, toujours un excellent souvenir.

 

Animal Kingdom

Je crois que c'est pas mal, mais aucun souvenir sans tricher et regarder le résumé.

 

Les Sept Samouraï

Comme vous le savez, il s'agit d'un des meilleurs films de l'histoire du cinéma.

 

Intouchables

Toujours et encore de la grosse fiente.

 

Polisse

J'étais indulgent à l'époque, beaucoup moins aujourd'hui. C'est quand même bien lourdingue et les meilleurs moments sont repiqués plus ou moins littéralement de documentaires. Au final, il ne reste pas grand-chose d'intéressant.

 

Zodiac

Se bonifie au fil des visions. Peut-être le meilleur film de David Fincher.

 

Les Aventures de Rabbi Jacob

Une des rares comédies populaires françaises à traverser les ans avec un certain panache. Il y a des passages désolants, mais les moments réussis demeurent assez savoureux.

 

In Time

Techno-ringard-nanar. A présent que je sais à quoi m'en tenir, possible que je puisse le revoir en riant du début à la fin. Mais bon, j'ai aussi mieux à faire.

 

Yojimbo

Toujours aussi bien.

 

Blow Out

Faut-il que je développe ? Sans doute. Bon, je n'aime pas. Cela fait, quoi ? Plus de 25 ans que j'essaie avec De Palma. Phantom of the Paradise est un de mes films favoris, que j'aime passionnément. Après, non. Il y a des choses que j'ai appréciées quand j'étais plus jeune et que je revoie avec consternation (Les Incorruptibles, par exemple, très mauvais). Blow Out en faisait vaguement parti, même si je n'en avais que peu de souvenirs. Cet énième Hitchcock du pauvre par Brian me laisse de marbre. S'il y a quelques passages bien nanars, c'est surtout indigent. Après, pour qui aime la pure technique, c'est sans doute plaisant, faut aimer démonter des carburateurs, sans doute.

 

12 Hommes en Colère

Film parfait.

 

Rushmore

Aucun souvenir. C'est du Wes Anderson, ça me passe dessus sans laisser de traces. Je me souviens quand même que c'est un peu moins joli comme une crèche que ses films suivants.

 

10e Chambre, Instants d'audience

Du grand Depardon, même si on est toujours un peu dans le sensationnel c'est un témoignage passionnant.

 

Faits Divers

Une des importantes sources d'inspiration du Polisse cité plus haut. Forcément c'est mille fois mieux chez Depardon. C'est un de ses meilleurs, avec des scènes dévastatrices.

 

Sweet Smell of Success

Un film noir différent, très efficace. Pas forcément un chef-d'oeuvre oublié, mais clairement au-delà de la simple curiosité.

 


 

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