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Twin Peaks : The First Season

 

        La meilleure série télévisée de tous les temps de partout de toujours et à jamais, surgit en DVD dans un coffret hallucinant. Deux points majeurs à préciser avant de commencer : c'est en Zone 1 et cela ne comporte pas la moindre trace de sous-titrage français. Voilà, une fois cela dit, je peux hurler tout le bien que je pense du boulot incroyable fournit par l'éditeur Artisan. Bravo les gars, c'est SU-BLI-ME !!! L'emballage est à tomber par terre (fourreau transparent, digipak bleu-vert énorme, livret avec une interview de Sheryl Lee...). Deux épisodes par DVD (mais le pilote est absent ! Ah oui, j'ai aussi oublié de vous le dire, on ne le trouve pour l'instant qu'en import Zone 0, la faute à Warner, comme toujours !). Mais là où vous allez avaler votre queue de cerise c'est quand vous allez voir et entendre la remasterisation ! Oubliées les VHS usées jusqu'à la corde ! Twin Peaks est désormais dépoussiéré, repeint, compressé sans le moindre défaut. Et au niveau son, accrochez vous à votre dentier, il y a un mixage stéréo, un mixage 5.1 ET un mixage DTS (!!!). Mieux que pour bon nombre de blockbusters cinéma récents ! Et il y a des bonus ! Des interviews, des notes de script disponibles en cours d'épisode, les introductions originales par la Dame à la Buche, plein d'autres petites choses (notament un docu sur le vrai Double R)....

        Et puis il y a l'essentiel : les sept premiers épisodes de Twin Peaks, la série qui a changé ma vie. Tout est là, enfin presque, vu que c'est dans la seconde saison que Lynch mettra en place les éléments définitifs du culte. Alors il faudra patienter pour découvrir la restauration des mythiques épisodes 8, 15 et 29, mais on en a déjà pour son argent. Pour preuve ! Il y a l'épisode 2, avec la première apparition de la Black Lodge, du nain, des rideaux rouges et de la musique jazz dans les cauchemars. Twin Peaks ne ressemble à rien d'autre, et c'est dans cette série que David Lynch a expérimenté tout ce que l'on retrouve au cinéma chez lui depuis, des excès de Fire Walk With Me à l'apaisement d'Une Histoire Vraie et des labyrinthes mentaux de Mulholland Drive et de Lost Highway. Tout est déjà là, dans les épisodes qu'il a mis en scène. Les autres épisodes, bien que forcément moins impressionnants (à part celui de Diane Keaton, mais on n'en est pas encore là), fonctionnent à la force des scripts made in Lynch & Frost.

        Twin Peaks est la synthèse entre tous les genres phares de la série TV. Il y a du soap, du pollar, de la SF, du fantastique, du sitcom, du burlesque, de la chronique et même plus. On peut passer de la terreur pure des apparitions de Bob à la comédie débile avec Lucy et Andy. On ira de l'enquête policière avec le duo de choc Cooper-Truman au soap le plus soap avec les tribulations de Benjamin Horne ou des insupportables Donna et James. Inutile d'ajouter que X-Files a tout volé à Twin Peaks (et pas seulement une grande partie de ses acteurs, hein, David Duchovny en agent du FBI, c'est pas très original (sauf que dans Twin Peaks, il n'est pas ce qu'il semble être...)). En parlant d'acteurs, ils sont tous (ou presque) magnifiques. Bien sûr il y a celui qui domine tous les autres, Kyle McLachlan, en agent Cooper trop parfait pour ne pas émouvoir en permanence. Mais c'est sans compter sur la force de seconds rôles tels que Ray Wise (Leland Palmer) ou Miguel Ferrer (le génial Albert Rosenfeld). Et puis il y a quelques unes des plus belles femmes du monde dans Twin Peaks. Sherilyn Fenn, bien sûr, mais aussi Joan Chen, Peggy Lipton, Madchen Amick, Sheryl Lee, Heather Graham... On ne s'en remettra jamais. Du moins, je ne me remettrais jamais du passage de Audrey Horne au One Eyed Jack. Twin Peaks est la MEILLEURE série TV du monde.

        En résumé : un coffret collector absolument fabuleux (!!) digne de la MEILLEURE série télévisée de l'histoire de l'humanité. C'est bon ? Vous avez compris ? Vous le saviez déjà ? Pas de sortie Zone 2 prévue pour l'instant. Mais vous pourrez, non anglicistes que vous êtes, vous consoler bientôt avec une édition fastueuse (ou pas ?) de Fire Walk With Me, le meilleur film du monde...

 

 


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Ring

 

        On a de moins en moins peur au cinéma. Du moins, on a de moins en moins de vrais bons films de trouille à l'ancienne, ou même à la moderne, peu importe. J'évoque quelques oeuvres qui collent la frousse dans mes scènes cultes de pétoche sur pellicule. Ces dernières années, on en est réduit à avoir peur devant la comédie parodique Scream (??), devant le vilain manipulateur Blair Witch Project, devant le sensible mais grossier Sixième Sens, devant le remake inavoué des Innocents qu'est les Autres.... Qui peut encore nous faire dormir avec la lumière allumée ? Le roi du genre, mister Carpenter ? Non, son Vampires est génial mais pas par la terreur qu'il génère et son Ghosts Of Mars n'angoisse pas une seule seconde. Alors qui ? McTiernan ? Ah c'est sûr Rollerball, c'est terrifiant ! Argento ? Ne parlons pas des morts, ça rend triste... On pourra classer à part le joli doublé du gros wonderboy Guillermo Del Toro : un film d'horreur à l'ancienne, l'Echine du Diable et un film d'horreur à la moderne, Blade 2. Ainsi que le bancal mais fascinant Jeepers Creepers de ce grand détraqué de Victor Salva. Ouf, merci, il fallait bien cela ! Et puis il y a Ring.

        Ring, c'est tout un poème. Lorsqu'on regarde le film, au début, on se dit que c'est efficace, que certaines scènes fichent gentiment la trouille, que la réalisation est soignée et même tout à fait efficace. Sans dévoiler trop l'histoire, on se laisse prendre au sentiment d'urgence contemplative (si, si) qui fait avancer le récit. On ne s'ennuie pas, ça passe trop vite même. On arrive dans le dernier quart d'heure. On est impressionné par la maîtrise du metteur en scène qui ne filme et ne sous-entend que le strict essentiel. Le malaise est présent, mais on voudrait plus, même si on sait combien les films d'horreur peu démonstratifs peuvent être géniaux (cf les films de Tourneur sans démon ajouté). Et puis arrive le final, et là, c'est tout le film qui vous assome, toute l'histoire qui atteint le point qu'elle voulait atteindre, la perfection de l'inéluctable, comme dans Simetierre. Alors, là, oui, on panique, on s'affole, mais il est déjà trop tard, après une ultime pirouette, Ring s'achève (sur un morceau douteux du grand Kenji Kawaï). Et on se retrouve seul dans le noir et le silence, avec la malédiction. Le DVD est sympa, car il vous propose de regarder la "cassette maudite" à part du métrage. Allez-y, faites-vous plaisir juste après avoir vu le film. On ne s'en lasse pas, non ?

        Oui, Ring est un film minimaliste, qui flirte parfois avec le téléfilm. Oui, c'est un film malin, plein de trucs et d'effets usités mais terriblement effiaces (les effets sonores insoutenables, les images retouchées ou filmées à l'envers comme dans Twin Peaks). Oui, c'est une histoire courte où il se passe peu de choses mais en même temps tout ne tend que vers le final. Et cette ultime révélation empruntée à... Rendez-Vous Avec la Peur de Jacques Tourneur, le film le plus effrayant de l'histoire du cinéma (avec les Innocents et la Maison du Diable). L'interprétation est parfaite et c'est déjà beaucoup. Mais l'essentiel, ce qui fait de Ring un quasi chef-d'oeuvre, c'est sa capacité à créer du mythique avec des lieux très communs (l'objet maudit, la sorcière, les drames indicibles du passé...). Sadako (on frémit rien qu'en écrivant son nom) est un bonheur de méchante charismatique. On apprend à la fois beaucoup et très peu de choses sur elle. Elle est là de la première à la dernière image, mais on ne la voit pratiquement pas. Comme si elle apparaissait sans cesse sous forme d'images subliminales (ce qui arrive parfois, d'ailleurs). Ring n'est pas une histoire de téléphones qui sonnent, c'est un conte sur le pouvoir de la vue. L'oeil est la source et le point d'arrivée de tout ce qui se déroule à l'écran. Traumatisant.

        En résumé : A part si l'on est insensible aux films qui font peur ou que l'on ne jure que par les merdouilles à l'américaine (Urban Legend, Blair Bitch & co), Ring risque de vous scotcher au fond de votre fauteuil. A éviter pour une soirée entre potes, mais idéale seul ou à deux. Vous assumez par contre l'entière responsabilité de le montrer à votre copain ou copine un peu impressionnable (même si il ou elle prétend le contraire !). Quant à ceux qui font les malins (parce qu'ils ont trop peur d'avoir peur, sinon on ne voit pas comment on peut s'ennuyer devant ce film), on leur passera la cassette maudite en boucles. Qui sait ? Ca finira peut-être par marcher...

 


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Toy Story 1 & 2

 

        Lorsque le premier Toy Story est sorti en 1995, l'aspect performance technique, "jamais vu à l'écran", "Disney passe à une nouvelle ère", etc... avait causé plus de tort au film qu'autre chose. On en était venu à parler de "déshumanisation" du dessin animé, de "froideur". Et beaucoup avait vu Toy Story comme une superbe vitrine du cinéma de demain, sans se rendre compte que derrière les tours de force technologiques, il y avait un film, un vrai, un beau, un grand. Le temps a passé et, depuis l'accueil unanime reçu par la moindre production Pixar, on a redécouvert leur premier long métrage. Si, sans doute, Toy Story 2 est supérieur à l'original, il est bon de revoir ce monument d'humour noir et d'hystérie soigneusement chorégraphiée. Gentiment touchant, follement drôle, vraiment palpitant (la poursuite finale est peut-être supérieure à celle du 2), Toy Story ne rend pas seulement nostalgique, c'est un véritable chef-d'œuvre de divertissement intelligent et impressionnant. Sa suite, succès critique et public encore plus faramineux, est aussi un chef-d'œuvre absolu. Encore plus émouvant dans ses instants de réflexion sur le temps qui passe (la terriblement lacrymale chanson de Jessie), affolant d'humour "adulte" (le combat entre le faux Buzz et Zorg est à s'uriner dessus de rire), rythmé comme une montagne russe et encore plus génial esthétiquement (moins de chansons flans par Randy Newman et plus de moments d'anthologie), Toy Story 2 a repoussé les limites du divertissement pour les "grands et les petits". Dans les années 80, c'était l'apanage des productions Spielberg, désormais c'est Pixar, dont chaque nouveau film est attendu comme le Messie, qui se charge de nous faire rêver un peu plus loin et au-delà, si possible, on y croit, on se bat.

        Les DVD sont parfaits. A part les obligatoires pub pour les très inférieurs films d'animation de Disney maison-mère, il est facile d'y naviguer et tout y est (la VO, les sous-titres, etc...). En bonus, il y a d'affreuses featurettes à l'américaine ("Pixar quelle bande de grands gosses", "Tom Hanks quel génie !", "Ce film, c'est du jamais vu", etc...). Mais tout cela est compensé par les courts-métrages bonus. Historiquement, la première production Pixar, avec la fameuse lampe de bureau, est presque encore plus formidable que les Toy Story. C'est de l'image de synthèse, mais cela date de 1986. Incroyable, mais vrai. Terrifiant. Sur Toy Story 2, vous pouvez regarder en plein écran le désormais rituel bêtisier, idée géniale héritée du tout aussi révolutionnaire 1001 Pattes. Hilarant, forcément, tout comme le film. Et très adulte et référentiel. Pixar possède la recette magique pour rallier tout le monde derrière ses œuvres. On croise les doigts pour que cela dure, même si certains commencent à noter un certain essoufflement avec Monstres & Cie. Bah, ce sera toujours mieux que Shrek ? Non ? Non ? Mais si ! Regardez la fin de Toy Story 2, la cow-boy part avec l'astronaute. Si c'est pas plus fort que Shrek, ça !

        En résumé : les supers chefs-d'œuvre du cinéma familial de ces dernières années dans le même boîtier, ça ne se refuse pas. Légèrement éclipsé par sa suite, le premier Toy Story vaut pourtant tout l'or du monde et n'a pas pris le début de la moindre ride. Quant au numéro 2, c'est le divertissement parfait, du monstrueux générique d'ouverture au tordant bêtisier de fin. On rit sans retenue, on s'exalte comme un gosse devant les scènes d'action, on repère les tonnes de références cinéphiliques, on est prêt à verser une larme sur le temps qui passe. Oh bazar de bazar, on est retombé en enfance !! Oui, oui, j'en suis sûr, il y a un serpent dans ma botte !!

 


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The Pledge

 

        Sean Penn, l'acteur, se bonifie avec le temps, du moins, lorsqu'il est bien dirigé par Malick pour la Ligne Rouge. Sean Penn, le metteur en scène, reste égal à lui-même avec The Pledge, thriller au ralenti, qui reprend toutes les bonnes idées (ou presque) de The Indian Runner et de Crossing Guard. Sans pour autant atteindre le niveau émotionnel de ces deux premières œuvres si réussies. Si Jack Nicholson offre une performance à la hauteur de son talent (rappelons qu'il est toujours l'un des meilleurs acteurs de la planète), le film souffre d'une construction bancale qui achève le métrage sur une résolution aussi cruelle que frustrante. Et certaines scènes frôlent le ridicule et ce, malgré une flopée de seconds rôles incroyables. Cependant The Pledge est une bonne définition de ce que l'on peut entendre par le terme "dramatique", tant l'histoire contée et la succession inexorable de scènes mélancoliques ou désespérantes, nous enferment dans un lourd cercueil. The Pledge laisse un goût amer après sa vision et c'est bien là ce que voulait Sean Penn. Une œuvre tragique, étouffante, parfois maladroite, mais qui vaut quasiment son achat par la seule présence de Nicholson au top du top.

        Le DVD ne propose pas le moindre supplément, l'image est splendide et le son aussi, c'est déjà pas si mal. Pour en revenir au film, ce qu'on pourrait lui reprocher c'est de nous coller un tel cafard. On voit The Pledge quasiment comme une punition, tant de la première à la dernière image, Sean Penn essaie de nous tirer vers une réalité désespérante. On pourra me dire que le film ne se termine pas si mal, et que la fin est originale, justice (divine) est rendue, mais injustice (terrestre) est omniprésente. La morale de l'histoire est par contre extrêmement douteuse, la promesse ne sera jamais récompensée, et tout le sacrifice de Nicholson aurait très bien pu être évité. Dieu ou le hasard a supplanté le dévouement humain. The Pledge est un film sur l'échec et la solitude, presque aussi cruel que Il Etait Une Fois En Amérique (mais en évitant l'insoutenable tragédie de la trahison qui rendait la vision du chef-d'œuvre de Leone aussi traumatisante). Un grand film mineur.

        En résumé : The Pledge vaut assurément d'être vu. Tout fan de Jack Nicholson (et j'espère qu'ils sont nombreux à me lire) se doit de l'avoir dans sa dvdthèque. Les autres préféreront d'abord se confronter doucement à cette œuvre cruelle et étouffante qui risque de laisser derrière elle un malaise durable.

 


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Jeepers Creepers

 

           Si vous êtes amateurs de cinéma fantastique, vous avez sans doute déjà entendu parler de cette petite série B d'épouvante venue de l'enfer (mais quand même produite par Francis Ford Coppola). Outre Christophe Lemaire qui ne cesse de répéter partout "qu'on en reparlera" à l'occasion de la sortie française en salles durant l'année 2002 ; pas mal de veinards, ayant pu découvrir le film lors de festivals ou depuis quelques temps en DVD, s'accordent sur un point essentiel : Jeepers Creepers fout radicalement la pétoche. Mais ce n'est pas LA révolution du genre "bouh fais-moi peur à l'ancienne". Jeepers Creepers n'est ni aussi ambitieux que l'Antre de la Folie, ni aussi émouvant que Candyman, les deux fleurons du Fantastique des années 90 (entre autres évidemment, mais pour rester assez proche du style dont nous parlons maintenant). Car, si Salva réussit une fabuleuse première heure (les 30 premières minutes touchent les étoiles en mixant Duel et Massacre à la Tronçonneuse), la dernière partie du film déçoit fortement. Jeepers Creepers n'a pas les moyens financiers de ses hautes et estimables ambitions, et son monstre lovecraftien potentiellement terrifiant n'a pas la classe nécessaire et toutes les idées géniales (attention SPOILER : les ailes, le doute sur ses origines, ses moyens de mise à mort, sa bestialité, etc...) restent inexploitées au profit de scènes inutiles (que vient foutre la voyante là, à part pour nous expliquer avec une lourdeur désolante une scène finale déjà très prévisible (mais diaboliquement efficace) ??). Et c'est là que tout ou presque déconne. Quand la fin arrive et que l'on se dit que l'on est passé à côté d'un formidable film de monstres, que le Creeper avait tout pour devenir l'égal d'un Predator ou d'un Freddy, en creusant même son petit coin à part des autres. Et non.

             Même si Jeepers Creepers est très, mais alors très, largement supérieur à presque tout ce qui se fait dans le domaine du fantastique actuellement, la frustration en est d'autant plus grande. Qu'un monstre d'une telle classe et d'un tel potentiel soit ainsi gâché, bon sang ! On va enfin pouvoir faire la peau à cette enflure de Victor Salva, célèbre pour sa condamnation pour actes pédophiles sur l'un de ses acteurs de Clown House, ainsi que pour son plagiat pédophile (décidément) d'Edward Aux Mains d'Argent, Powder. D'ailleurs lorsque l'on connaît le passé de Salva, on ne peut que rester d'autant plus fasciné par Jeepers Creepers et par son monstre qui sniffe longuement les caleçons tâchés du héros et qui mange les langues langoureusement. Jeepers Creepers oeuvre ultra personnelle pour son metteur en scène (qui est aussi scénariste) ? C'est fort possible et cela offrirait un nouvel intérêt, certes très voyeur, à ce petit film de bonne tenue qui risque à certains moments de vous faire uriner dans votre culotte. Uriner de peur, et certainement pas de rire, car l'un des points forts du film est bel et bien son sérieux à l'ancienne. En s'offrant de surcroît une fin pessimiste et gaillardement cruelle. Un Jeepers Creepers 2 est déjà en préparation et on envisage une série prolifique à la Vendredi 13, Halloween & co. Il faudra juste espérer que contrairement à la très grande majorité des cas, le premier opus ne soit pas le meilleur et que le Creeper reçoive les honneurs qu'il mérite sans l'ombre d'un doute. Le DVD ? Ah bah il est très bien le DVD. Un gros documentaire intéressant, des scènes coupées inutiles (dont une fin originale qu'on a du mal à croire), des ptites choses sympas et le film dans un rendu de qualité (sans plus). Mon avis est d'attendre la sortie cinéma pour se faire une belle frayeur dans une salle obscure.

            En résumé : Jeepers Creepers, passé une première heure flirtant avec le génial, notament dans sa caractérisation des deux attachants héros, est avant tout un film à "construire soi-même". Salva offre une tonne de possibilités enthousiasmantes et laisse à peu près tout inexploité (quand il ne gache pas simplement l'affaire). Alors vous pouvez rêver à votre Creeper idéal, monstre classieux, fascinant et terrifiant. Cependant, rien que pour sa poignée de séquences incroyables et pour sa démarche de développer une vraie histoire malsaine et flippante, Jeepers Creepers est à voir absolument.