Avalon : le film de l'année (d'après Edwood...)

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Avalon

Mamoru Oshii

Qu'est-ce qu'Avalon ? Dans le film, on doute, on se demande, on ressent et on comprend peu à peu. Avalon ? La mort, la vie, la Zone tarkovskienne, le monde imaginaire dans lequel on aime à s'enfermer, un état supérieur ou inférieur de la conscience, une philosophie totale, le purgatoire, un choix, un "aller plus loin" ou tout simplement l'univers tel qu'on le conçoit ? Avalon le film ? Un thriller métaphysique, un rêve en suspend, un hommage, une bible discrète pour des temps nouveaux, le cadeau d'un sage à ceux qui savent écouter, voir et ressentir ? Les certitudes ? Avalon est le meilleur film d'Oshii. C'est aussi le plus beau film de l'année. Et la plus belle musique de Kenji Kawai. Mais de tout cela, finalement, on s'en fout un peu. Avalon est l'expérience cinématographique la plus touchante qui puisse se concevoir. Tout simplement parce qu'elle dépasse les cadres du cinéma. Oshii a découvert la porte pour Avalon, vers cette part d'inné, ce lieu secret qui est en nous et qui contient tous les secrets du monde. On pourra refuser le voyage, comme on peut refuser d'entrer dans 2001, dans Stalker ou dans Fire Walk With Me, et on restera loin, très loin, à des années lumières de la pensée d'Oshii. On pourra au moins s'extasier sur l'hallucinante beauté formelle du film, la maîtrise étouffante du moindre millimètre, du moindre son, du moindre mouvement, du moindre silence. Mais de tout cela aussi, on s'en fout un peu. Avalon est bien plus que cela. C'est la Nuit du Chasseur du nouveau millénaire, le "grand tout", mais le "grand tout" discret, humain, lointain, tel la musique de Kawai mixée comme un murmure. Impossible d'appréhender l'importance d'Avalon, nous sommes dépassés, on se sent tout petit, humble, admiratif, on préfère se taire. Tout est là.

AVALON

sublime Ash


The Legend Of Zu : aussi le film de l'année (toujours d'après Edwood)

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Legend Of Zu

Tsui Hark

Vexé pour mille et une raisons (son passage clownesque aux USA, Star Wars 1, Le Seigneur des Anneaux, etc...), Tsui Hark revient et signe le film le plus spectaculaire de l'histoire du cinéma. Rien que ça. En prenant juste un peu plus de temps pour développer ses personnages et ses moments dramatiques foisonnants, monsieur Hark aurait pu signer rien de moins que LE plus grand film de tous les temps. Bah voyons. La plus grande histoire jamais contée condensée en 1h40 d'effets spéciaux jamais vus et de grandiose étouffant (une minute de Legend Of Zu = 1h du Seigneur des Anneaux, ce genre de choses), c'est "trop". La première vision laisse épuisé, étourdi, presque physiquement malade. Expérience limite du spectacle sur grand écran, enterrant tout le cinéma hollywoodien passé, présent et à venir, Legend Of Zu est en avance d'au moins une décennie sur toute la concurrence. Tout autant qu'Avalon, on n'a pas l'impression de tout comprendre, mais on ressent tout avec une intensité qui transcende. Du jamais vu, nulle part, promis-juré, vous n'avez jamais vu un film comme Legend Of Zu. Le plus grand metteur en scène de notre univers, nous offre l'un de ses plus fabuleux tours de force, bah il n'y a pas grand chose à ajouter. En complément direct d'Avalon, zut, flûte, c'est un n°1 ex-aequo, ça, je vous le dis. Et ils sont loin devant tous les autres. Tellement loin qu'ils semblent impossible à rattraper. Sauf par eux-mêmes. Seul Tsui Hark peut faire plus fort que Tsui Hark, seul Oshii peut aller plus loin qu'Oshii. Mon Dieu, c'est trop, c'est trop !

The Legend Of Zu, le film le plus spectaculaire du 7e art

magnifique image, brillante Cecilia Cheung


Mulholland Drive, la magie Lynch a encore de beaux restes

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Mulholland Drive

David Lynch

Pour beaucoup voici le véritable "film de l'année". Ce que je peux vous accorder "par défaut", vu que ni Avalon, ni Zu 2, ne sont sortis en salles en France en 2001. Mulholland Drive est un film de David Lynch, évidence évidente. C'est aussi un monument de frustration, nouvelle évidence. Car, comme le prouvent les 2/3 du métrage, quelle putain de série TV cela nous aurait donné ! Ce pilote à peine retouché laisse rêveur par la richesse de ses possibilités. Et l'on ne peut qu'être désespéré de ne pas voir se développer tous ces personnages qui nous ramènent sans problème dans le monde merveilleux de Twin Peaks (il y a même l'étrange petit homme from an another place !). Mais non, il est déjà trop tard, et après un passage redondant au Silencio, le dernier épisode de la série vient s'encastrer violemment dans son pilote. Et c'est déjà fini. Silencio ! Silencio ! Une nouvelle fois Lynch nous invite à nous taire, à ne pas disserter sur son film (franchement limpide à partir du moment où l'on sait que c'est une série TV en raccourci et que l'essentiel est une histoire d'amour impossible fantasmée) et à nous laisser porter par ses merveilleuses séquences qui retrouvent l'intensité du rêve. Inférieur, il faut bien l'avouer, à Fire Walk With Me ou à Sailor et Lula, Mulholland Drive n'en reste pas moins une perle jouissive, souvent très drôle, toujours filmée comme un film d'épouvante baroque et une nouvelle fois transcendée par la performance d'une actrice en état de grâce (la blonde Naomi Watts, qui trouve peut-être ici, comme Sheryl Lee et Laura Dern avant elle, le rôle d'une vie). Au fait, le Cow-Boy, c'est le "rêve américain". Et le rêve américain qui dit "réveille-toi petite fille", je pense que c'est assez clair non ? Toujours pas ? Oh, comme vous y allez ! "We live in a dream" disait-on dans l'une des plus incroyables scènes de Fire Walk With Me. Mulholland Drive est une nouvelle confirmation de ce fait. Film fantasme mais aussi film réaliste et donc cruel, Mulholland Drive a tout du classique. Et comme Oshii, Lynch ne nous dit qu'une chose : tout n'est qu'illusion. Et contrairement à une bouse puante comme Matrix, ni Lynch, ni Oshii ne portent un quelconque jugement de valeur sur les illusions. Oopsss, Lynch nous a encore fait le même coup. Et on y a ressauté les pieds joints. Et bon sang que l'on aime ça. Meilleur film occidental de l'année (pan !) et plus beau film sorti en France en salles cette année (et toc !). Et le thème musical principal va vous hanter pour l'éternité. J'ai dit !

Naomi Watts (à gauche), star de l'année


Time and Tide : Tsui Hark ne laissera rien aux autres 

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Time and Tide

Tsui Hark

Avant Legend Of Zu, Tsui Hark était revenu au business avec ce polar "limite" qui est l'une de ses œuvres les plus palpitantes. Dans la forme, bien sûr, par son incessante inventivité visuelle et son rythme incroyable (la déjà légendaire séquence du HLM vaut à elle seule tous les McTiernan (OK, là j'abuse, mais quand même)). Mais aussi dans le fond, car en contant une histoire que l'on a déjà vu mille fois (en gros c'est toujours le système Syndicat du Crime/The Killer/A Toute Epreuve), Tsui Hark ne s'embarrasse plus des détails et joue la carte de l'ellipse. On connaît le scénar par cœur ? Alors on va trancher dans le vif pour ne garder que l'action et les pauses humanistes indispensables aux sensations et aux sentiments du spectateur. Finalement Legend Of Zu est une radicalisation de cette démarche. Plus besoin de traîner les pieds dans des scènes d'exposition ou d'explication, le spectateur comprend très bien ce qui se passe sans ; car finalement toutes les histoires ont déjà été contées. Ce qui est essentiel dans le cinéma c'est l'impact immédiat, la vie plus grande que la vie et les instants fugitifs (un regard, une ébauche de parole, une maladresse) qui émeuvent par leur spontanéité. Tsui Hark peut alors tout se permettre, les chorégraphies impossibles comme les "niaiseries" les plus niaises, la raison étant dépassée, il ne reste que les sentiments. Alors on y croit dur comme fer. Avec Legend Of Zu et Time and Tide c'est bien le grand Tsui qui aura eu la peau du cynisme. Car il est allé plus vite que lui, le tuant avant même qu'il n'agisse. Si c'est génial ? C'est bouleversant ! Parce que c'est frais, décomplexé, magique, que tout le cinéma est là. Et que c'est encore le meilleur film de l'année et que bordel de fichtre st-gris, 2001 cinématographique fera date !


Final Fantasy, le film : l'échec public et critique le plus injuste

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Final Fantasy : Les Créatures de l'Esprit

Hironobu Sakaguchi

Je sens comme une légère surprise parcourir l'assistance (et je sens que l'on va encore m'accuser d'être trop influencé par le cinéma asiatique). Final Fantasy : Les Créatures de l'Esprit devant le film de quivousavé ? Oui ! Un peu mon neveu ! Edwood a fondu un câble ! C'est une punition bien sévère de jeter Peter Jackson du top 5. Oui, c'est sans doute abusif, mais c'est pour l'exemple ! Et de toute façon Final Fantasy est un meilleur film que Le Seigneur des Anneaux. Non ? Si ! Non ???? Si !!! En plus c'est bien une œuvre historique (les images de synthèse photo-réalistes, une date, forcément) et c'est une petite perle d'émotion délicate. Et toc ! Certes ce n'est pas un monument d'originalité (oui je sais, j'ai vu plus de fois que vous AlienS et Starship Troopers, alors pas la peine de m'insulter), c'est un condensé de clichés et c'est mal rythmé (parce que le Jackson il est mieux rythmé par hasard ?). Mais est-ce que vous vous attendiez à être ému à ce point par des êtres de synthèse (et par une chanson de Lara Fabian...) ??? Quoi vous n'avez pas été émus ? Bah zut alors ! Dommage pour vous. Avez-vous au moins été impressionné par ces visions de cauchemar ? Hum ? FF c'est quand même l'un des films les plus hallucinants qui soient (bon, c'est moins hénaurme que Legend Of Zu, mais quand même). Et contrairement à Tsui Hark, Sakaguchi prend le temps des pauses et des soupirs. Qu'il en soit remercié. Mais finalement ce que l'on n'a pas pardonné au film c'est d'être 100000000 fois inférieur aux jeux vidéos du même nom. Forcément. On ne pouvait pas adapter FF7, ni FF6, ni FF8, non, les jeux seront des jeux pour toujours et des expériences différentes, incomparables avec des œuvres cinématographiques. Pour sûr cela ne justifie pas la présence de ce méchant caricatural et au manque de charisme effroyable, oui, ce n'est pas Sephiroth, ce n'est pas Seifer. Et Aki n'est pas Aerith, ni Linoa, ni Freija. Et Lara Fabian n'est pas Faye Wong. Bon alors, il n'est pas si bien ce film ? Si, il est si bien ! Vous allez me faire le plaisir de le revoir une fois la déception passée et vous allez comprendre ! Na !

Aki : la Star virtuelle de l'année


ce fameux film de ce fameux réalisateur d'après ce fameux livre

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Le Seigneur des Anneaux - La Communauté de l'Anneau

Peter Jackson

Il est venu, on l'a vu, il a convaincu. Ce premier épisode a réussi sa mission : magnifier le livre en choisissant de faire autre chose que le livre. Peter Jackson en bon fan s'est fait tout petit devant Tolkien et a choisi sagement de ne pas essayer de "faire mieux" en film, ce qui aurait été tout simplement impossible. Donc il a fait son truc. Un truc déjanté, tellement grandiose qu'il en devient drôle, un autre film "trop" (mais bien moins "trop" que Legend Of Zu), une œuvre qui carbure à la pause mythique et aux scènes "à faire". Et j'emploie trop de guillemets moi, alors. Hésitant entre le génial (l'ouverture du film, les cavaliers noirs, la Moria, le combat final) et la faute de goût (une partie du casting, trop d'effets tuent parfois les effets), Jackson fait son film contre vents et marées. Elijah Wood, Sean Astin, Ian McKellen, Orlando Bloom et Gollum se sont déjà imposés avec panache. Aux autres de relever le gant dans les 6h de métrage qu'il nous reste à vivre. Et le thème de l'Anneau par Howard Shore est déjà entré dans l'Histoire. Pari gagné pour la Communauté de l'Anneau, nul doute que les suites vont être encore plus réussies. On se retrouve dans un an, sans doute encore plus haut dans le top.

ma page Seigneur des Anneaux

rhaaaa Legolas


La Planète des Singes : Tim, celui par qui le scandale arrive

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La Planète des Singes

Tim Burton

Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !! Le chef-d'œuvre bestial de Tim "amoureuh deuh ma vie-euh" Burton n'atteint que la 7e place. Trop de concurrence en 2001, Tim n'avait pas le droit à l'erreur. Et il y a Estella Warren et Mark Wahlberg (malheureusement pas aussi bon que dans l'excellent Rois du Désert, même si on se doute que Burton l'a dirigé dans la voie du "moins expressif que les singes") dans la Planète des Singes, et ça, nan, fallait pas ! C'est bien dommage car, et je persiste et je signe, malgré les pièges tendus sur sa route, Tim a réussi son film. Et le fait que ce soit une œuvre différente de ses précédentes mériteraient des encouragements bien plus conséquents que cette 7e place d'honneur (voire de consolation). Alors il ne vous reste plus qu'à retourner lire mes pages dédiées au film et à comprendre pourquoi c'est une telle perle. Je résume en vitesse : film brutal qui met le spectateur souvent mal à l'aise, univers visuel sans pareil, performance hallucinante de Tim Roth (méchant de l'année ? méchant de l'année !!), mise en scène à l'ancienne, histoire très maligne (pour la fin, merci, elle est expliquée dans le DVD, c'était vraiment tout simple et je ne comprends pas pourquoi il y a eu cette polémique (les gens aiment se compliquer la vie parfois, cf Mulholland Drive)), et une ambiance, une ambiance, une ambiance !! Très très grand film DE Tim Burton. Et peut-être la confirmation que Tim a fini sa crise d'adolescence (est-ce une bonne nouvelle ?) et se prépare à un cinéma moins autobiographique mais peut-être plus ouvert à de nouveaux sujets pas moins passionnants. Quoi qu'il en soit, l'annonce d'un possible remake (encore !) du Cabinet du Dr. Caligari (bah voyons) avec Johnny Depp, Winona Ryder, Jack Nicholson et Michael Keaton (mais là c'est vraiment n'importe quoi) risque de prolonger le malentendu pour encore un bon moment. Tim Burton n'a pas faibli avec La Planète des Singes, bien au contraire, il en sort encore plus grand. Amen.

ma section Planète des Singes


 Ghosts Of Mars : papy fait de la résistance

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Ghosts Of Mars

John Carpenter

On avait l'habitude que John Carpenter nous offre LA série B de l'année. Et bien pour 2001 et pour ce qui est peut-être (mais on croise les doigts très fort) son dernier film, il nous a offert LA série Z de l'année. Prince des Ténèbres a coûté 3 millions de dollars, Ghosts Of Mars en a coûté 30. Cherchez l'erreur... Car le dernier opus de Big John est fauché comme les blés. Il semblerait que tout l'argent soit parti dans la peinture du canyon. Tout s'explique. Autre problème ? Le manque d'enjeux dramatiques. C'est d'ailleurs totalement dramatique ce manque de drame. Les méchants n'ont aucun charisme. Big Daddy Mars n'existe pas. Les seconds rôles sont quasi muets (mention très spéciale pour la mort de ces seconds couteaux, plus expéditif on ne peut pas). Les premiers rôles ne vont pas beaucoup plus loin. Natasha Henstridge ne joue pas si mal (et surtout Carpenter ne profite pas trop de son physique abusif) et Ice Cube (lui aussi moins brillant que dans les Rois du Désert) est hilarant du début à la fin ("What da ya fuckin' want motherfuckin' son of a bitch !"). Le film réserve son lot de scènes très très jouissives (toutes les bastons en fait). Mais Carpenter le confirme une énième fois, à l'exception de quelques instants fugitifs, il n'est pas doué pour les scènes d'action (non, non, ce n'est pas une hérésie, revoyez tous ses films si vous ne me croyez pas, Carpenter est un Dieu de la construction dramatique, mais pour ce qui est de tenir les rênes d'une longue séquence d'action, bah, non, vraiment non). Bien sûr il y a des exceptions à la règle (la baston entre les deux héros de They Live, une bonne partie de Vampires...). Mais malheureusement, Ghosts Of Mars ne tient qu'à l'action et pas suffisamment à la trouille. De la part du cinéaste le plus flippant de l'histoire du cinéma, c'est bien triste. Pas le moindre frisson ou presque dans GOM (on dirait le club Med ce sigle). Il reste le bonheur de voir Ice Cube foncer sur les zombies avec un uzi dans chaque main et la frustration de voir le générique de fin arriver quand le film devrait commencer. Bien bonnard quand même, hein, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Mais à des années lumières de l'Antre de la Folie.


Le Nanar d'exception

Le Ctepa des Loups : Cricri Gans dans ta face ! 

Le Pacte des Loups

Christophe Gans

Le monsieur sans qui je ne serais peut-être pas là aujourd'hui (Gans et Mad Movies : toute ma culture cinématographique est là) a réalisé son rêve. Il a tourné un film comme si c'était le premier et le dernier, avec toute la sincérité possible, en y mettant tous ses fantasmes de cinéphage (et tous ses fantasmes tout court, on y voit la poitrine "too much" de Monica Bellucci se transformer en décor enneigé), en remplissant chaque plan d'effets fous et d'images mythiques. Le résultat : le vrai film "trop" de l'année. Un bordel monstre, tellement excessif que l'on ne peut s'empêcher de rire de la première à la dernière image. On ne peut qu'adorer ce film, notre Flash Gordon à nous, notre Plan Nine From Outer Space hexagonal. Odieusement interprété (pas un acteur ne semble jouer dans le même film que les autres), odieusement monté (ralenti/accéléré/ralenti/arrêt image/retour arrière/shuffle/repeat/erase/rewind/loops), odieusement scénarisé (un indien dans le Gers du 18e siècle fait de l'Ultimate Fighting avec Jean Yanne en attendant qu'un hérisson géant, progéniture cachée de Terminator et de Pollux, ne vienne bouffer du top model suédois), odieusement dialogué ("tu m'fais pas peur !"), odieusement effet spécialisé ("Pardonnez ma curiosité, mais la bête, elle était comment ?" "Oh elle était bonne ! Garçon, un digestif !"), odieusement rythmé ("Poum ! Paf ! Argh ! Blahblahblahblahblahblah... Paf ! Poum ! Taïaut ! Blahblahblahrrrrrzzzzzzzzzz...."), odieusement musicalisé ("zim zim boum boum ploum ploum ziiiiim"), odieusement sincère (tout le cinéma que l'on aime est dans ce film, on rit ou on pleure ? on rit, forcément !), odieusement dingue (pour toutes les raisons précédentes et bien d'autres encore), le Pacte des Loups doit être vu (au cinéma de préférence) pour être cru. Je me demande, mais je crois que je vais craquer sur le DVD. Oui, ce film est nul, mais il est tellement nul et passionné, tellement raté et tellement génial (?!?) que l'on ne peut que l'adorer. La plus grande crise de fou rire de l'année et aussi le film le plus éminent jouissif et sympathique que la France nous ait offert depuis... pfff... euh... La Cité de la Peur ? Comment Je Me Suis Disputé ? (non ce n'est pas une blague pour le Desplechin). Au moins !


Pas vus, pas pris : A.I. (pas eu le temps, ce sera pour le DVD, dommage), Les Autres (m'a paru trop proche de l'un de mes films vitaux, Les Innocents, je me trompe sûrement, mais j'ai eu peur (avant de voir le film, donc)), Millenium Mambo (pas eu le temps), The Barber (idem), Jeepers Creepers (cela ne saurait tarder, on le gardera pour le top de 2002), le Voyage de Chihiro (sort en salles bientôt, on va donc attendre encore un peu), The Pledge (bientôt en DVD aussi, a priori trèèès positif), Monster Inc. (faut patienter !), Intuitions (pas eu le temps), Battle Royale (de même), From Hell (sorti en 2002 de justesse)...

 
 
 
 
 
 
 
 
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