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Nausicaä / Pompoko
Un Miyazaki fondateur et un Takahata faussement mineur auront enfin atteint,
avec beaucoup de retard, les salles françaises. Plus de 20 ans après sa
création, Nausicaä demeure la matrice de bon nombre de films d’animation,
japonais ou autres, et prouve que Miyazaki avait du génie depuis le tout début
(au cas où l’on en aurait douté). Épique, foisonnant, aérien et déjà d’une
immense sagesse, Nausicaä n’a jamais autant mérité le qualificatif de
chef-d’œuvre. Pompoko, avec son humour incongru et son rythme chaotique, pourra
paraître nettement moins essentiel. Ce serait passer à côté d’une fable
écologiste d’une grande noirceur et d’une mélancolie qui serre la gorge. |