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The Fiery Furnaces
Bitter Tea
Sérieusement entamé par un concert parisien ignoble, l’amour que je porte aux Fiery Furnaces est suffisamment grand pour que je persiste à reconnaître en
ce justement bien nommé Bitter Tea un admirable disque. Un peu minuscule face à
la perfection de Blueberry Boat, mais largement assez timbré
pour préserver l’émerveillement qui fait tout le prix du groupe.
Malheureusement, le duo a mauvais caractère, et à force de s’entendre répéter
qu’ils ne font pas du rock et qu’ils sont incapables de faire des morceaux
simples et directs, les voilà qui nivellent sur scène tout leur répertoire vers
une sorte de hardcore moche et agressif, bête et méchant. Le suicide artistique
sera admiré par certains, mais dénoncé par la majorité. Ce que j’aime chez les
Furnaces, c’est le côté adorable dissimulé dans la boîte à musique folle, la
jolie voix d’Eleanor surnageant entre les rouages bidouillés par son frangin.
L’imprévisibilité c’est la force des Fiery Furnaces, la supprimer c’est tuer la
raison d’être du groupe. |