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Papa
De tous les films que j'ai pu voir en 2005, Papa est peut-être celui qui m'a le plus surpris, car il était difficile d'attendre une oeuvre aussi juste de la part d'un réalisateur avant tout connu pour ses performances au sein des Robins des Bois. On y va donc avec une part de curiosité et une bonne dose d'appréhension, tout en se rassurant grâce à la présence d'Alain Chabat qui a déjà prouvé par le passé qu'il pouvait être un excellent acteur mélodramatique. Dès les premières minutes du film, on est conquis par la mise en scène en DV très maîtrisée et par la sobriété forcément craquante des relations entre le père et le fils. Le fin mot de l'histoire peut ainsi être fort prévisible sans que cela nous choque et certaines idées surprenantes (notamment les cauchemars du père ou sa tentative de rendre le sourire au fiston par une chorégraphie délirante) ajoutent une vraie personnalité à l'oeuvre. Le réalisateur ne tombe jamais dans le piège des larmes faciles et retient l'émotion jusqu'à la toute fin du métrage. La courte durée, la performance de Chabat, la forme audacieuse, la justesse des dialogues sont autant de points qui font de Papa une réussite singulière au sein du cinéma français de l'année écoulée.