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Le Château Ambulant

 

 

        Au sein de la décevante année cinématographique 2005, le syndrome le plus frappant aura été lié à la déconvenue causée par les films les plus attendus. Plus ou moins, chacun à leur mesure, des oeuvres telles que La Guerre des Monde, Sin City, Last Days, Batman Begins, Les Noces Funèbres et de nombreux autres n'auront pas tenu toutes leurs promesses, loin de là. Dans ce "top 10" de fin d'année, nous retrouvons donc des films mineurs mais moins que les autres, pour vous dire à quel point établir un classement fut difficile. En effet, prenons comme exemple la dernière oeuvre de Miyazaki, chouchou de ce site et d'aussi à peu près tout le monde. Le Château Ambulant est un superbe dessin animé, avec ce qu'il faut d'émerveillement, d'étrangetés, de péripéties, d'humour, la recette Miyazaki est ici quasi idéalement composée et servie au public conquis d'avance.

        C'est beau, touchant, intelligent, mais c'est finalement toujours la même chose et le Château Ambulant est peut-être le premier Miyazaki que l'on pourrait qualifier de "routinier". C'est certes une sorte de best of de son oeuvre, mais c'était déjà en partie le cas avec le Voyage de Chihiro qui atteignait, lui, sans problème le statut de film somme. Le Château Ambulant est plus prévisible malgré certaines fulgurances qui resteront parmi les scènes les plus marquantes de 2005 (tout ce qui a un rapport avec les transformations de Howl en monstre ailé en particulier). On s'attendait à être plus transporté par l'histoire, et la fin relativement décevante de la part de Miyazaki ne permet pas au film d'égaler les plus inoubliables perles du maître. Il n'empêche, le léger désenchantement ne peut masquer la réussite globale du spectacle. Même un peu bringuebalant, Miyazaki demeure le plus grand des créateurs de dessins animés..