Singles

 

 

-10-

Franz Ferdinand - Darts of Pleasure

        S'il faut vraiment s'incliner devant la suprématie des Franz Ferdinand, que ce soit au moins pour ce single efficace, qui trouve le juste équilibre entre énergie dansante et tonalités pop.

 

-9-

The Go!Team - The Power Is On

        En secouant les cadavres du KLF et du Thrill Kill Kult, The Go!Team a repeuplé les dancefloors avec le wall of sound spectorien et le délire burlesque emprunté aux plus épuisants cartoons. Pièce montée gargantuesque de samples, de choeurs féminins idiots et de beats conquérants, The Power is On est aussi effroyable que réjouissant. Pour se défouler à tous les moments du jour et de la nuit.

 

-8-

Bombes 2 Bal - La Voiture

"Et voilà les flics sont là... On va voir s'ils sont sympas..."

 

-7-

The Walkmen - The Rat

        On n'écoute pas The Rat, on se le prend dans la gueule. Un cri brutal et cruel, sans concession, en forme d'hymne rock. Un vrai tourbillon qui laisse l'auditeur cloué sur son siège.

 

-6-

Iron & Wine - Naked as we Came

        L'évidence folk dans toute sa pureté. Une guitare acoustique, une voix fragile, quelques accords cristallins et un thème déchirant. Il suffit alors d'à peine deux minutes pour faire de cette chanson l'un des instants les plus touchants de l'année.

 

-5-

Les Savy Fav - The Sweat Descends

        Ce pourrait aussi être le single de l'année, mais il vaut mieux acquérir Inches en son entier. Cependant, difficile de ne pas souligner à nouveau l'efficacité démentielle (oui, j'ai bien dit démentielle) de ce brûlot punk-rock débordant d'une énergie purement physique et donc d'un érotisme dévastateur. Le souverain "Meet me where the sweat descends!" aura été l'un des mots d'ordre de 2004.

 

-4-

The Arcade Fire - Neighborhood #1 (Tunnels)

        La plus belle chanson de l'année. Sublime, intense à crever sur place, d'un lyrisme à chialer toutes les larmes de son corps. Achetez Funeral, par la malepeste !

 

-3-

Annie - Chewing Gum

        Sans doute pas la plus fastueuse perle de son formidable Anniemal, mais néanmoins un poison pop de plus délicieux effet, ce Chewing Gum aura permis à la primesautière Annie de pirater durablement nos cerveaux. La recette est simple, évidente : un bon rythme, une jolie voix, de l'insolence, de la personnalité, de la fraîcheur et un refrain purement irrésistible. Son album est un petit chef-d'oeuvre de bubble-pop et Annie est la nouvelle princesse du genre. Chewing Gum est son étendard.

 

-2-

The Strokes - The End Has No End

        Leur second, et pourtant très plaisant, album, Room of Fire, peinait à retrouver le succès de Is This It. En France c'est grâce à une judicieuse publicité pour l'EDF que les Strokes ont gagné un second souffle. Mais peu importe la vitrine que leur a procuré ce lucratif partenariat, car l'important demeure la musique, ici absolument excellente. La synthèse entre rythmes électroniques, accents de techno-pop et purs envolées de punk-rock a rarement trouvé une telle plénitude. Terriblement addictif, The End Has No End est le sommet des Strokes et l'une des bandes-son les plus représentatives de 2004 (disponible aussi en sonnerie polyphonique).

 

-1-

Britney Spears - Toxic

        Il fallait bien que cela arrive un jour. Il fallait bien que ma Bit-Bit pose sa voix sur une bonne musique et offre enfin un single indéniablement génial. Même les plus farouches détracteurs de la "girl next door" la plus agréablement exaspérante des années 2000, reconnaissent des qualités à ce Toxic hautement contagieux. Un beat sévèrement membré, une coulée de violons vicieux, une petite guitare surf titillante, des mélodies dissonantes et Britney usant comme jamais de son charme pervers. Résultat : une chanson fichtrement bien biaisée, toute en faux-semblants et en coups bas. Le chemin fut long, laborieux et parfois indéfendable, mais Britney Spears a enfin gagné sa place au panthéon pop.