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Eternal Sunshine of the Spotless Mind
Les histoires d'amour finissent mal. En général et en particulier dans le mélodrame tortueux de Michel Gondry. Et si après la séparation, nous pouvions tout effacer ? Tout effacer pour mieux recommencer ? Eternal Sunshine s'achève sur un nouveau départ, certes, mais sans oser répondre à la question de l'éternel retour, de la fatalité. Gondry préfère un optimisme discret. Auparavant il se sera attardé sur des jeux de l'esprit parfois effectivement très drôles et sur la place du souvenir dans nos existences. Si l'important c'est d'aimer, l'essentiel est de ne pas oublier.
La mémoire comme clef de nos sentiments, présentée comme insaisissable au fil de la fuite éperdue d'un Jim Carrey au sommet de ses nuances, essayant de préserver le reflet d'une Kate Winslet idéalement frivole et touchante. S'il est dit que tout doit disparaître, Eternal Sunshine of the Spotless Mind est un hymne aux plaisirs de vivre, d'aimer et de se souvenir.