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Blondie - The Curse of Blondie
Écouter Blondie en 2003 demandait sans doute la mise en uvre d'une nostalgie sans failles. Et une affection inaltérable pour Deborah Harry et ses petits camarades. J'ai toujours tellement aimé Blondie que l'on ne peut raisonnablement pas me demander de faire preuve d'une quelconque objectivité face à The Curse of Blondie. Au contraire, après la demie-déception du dernier Creatures (expérimental mais peinant à décoller), je ne peux que laisser parler mon cur pour vous affirmer que le dernier Blondie est vraiment excellent. En tout cas très supérieur à No Exit. Les chansons sont ici majoritairement réussies, d'une qualité pop impressionnante et largement plus charmantes et charmeuses que ce qui se commet habituellement dans le domaine de la variété internationale.
Certes, ce n'est pas aussi bien que les grands chefs-d'oeuvre des débuts du groupe, mais nous ne sommes plus en 1978 et malgré tout, ici et là, il reste des perles flamboyantes. Tel cet Undone motivant ("la la la la la"), ce Golden Rod costaud (idéal pour survivre aux transports en commun), ce Background Melody adorable, ce End To The End parfait (le Maria de l'album), ce Hello Joe émouvant ou ce Desire Brings Me Back surprenant. Une bonne moitié du disque est immédiatement accrocheuse et enthousiasmante. Certes, certains arrangements sont discutables, mais les mélodies abondent et la voix de Debbie Harry est toujours sublime. Loin d'être une déception, voilà l'un des grands moments musicaux de l'année.