La Planète des Singes
Vos Avis à vous que vous avez
10/05/03
Lors de sa sortie au
Ciné, je voulais voir ce film, mais j'ai eu des empêchements plus tard, mon
cousin me disait qu'il était nul à ch... . Alors que je n'avais pas vu La
Planète Des Singes je décidais de l' acheter en DVD (parce que
c'est de Tim et la musique de Danny ).Dès l' intro, je voyais
l'esprit de Tim et pendant tout le film je médisais "c'est hyper bien fait
!!! "( surtout que je n'avais jamais vu l'original ). Même mes parents et
mon frère ont adoré le fabuleux film.Tout heureux de l' avoir en DVD, je le
dis, un copain me repond que l'ancien film est mieux. Car au film de Burton,
il ne comprend pas la fin et me demande "pourquoi le héro repart sur la
Terre sans sa combinaison ? ", moi , cherchant très vite une solution pour
"sauver" Tim, je lui réponds que la combinaison ne sert à
rien s'il ne sort pas de sa capsule.
JE TROUVE QUE CE FILM EST EXTRAORDINNAIRE ET QU' IL FAUT LE POSSEDER A TOUT
PRIX. Je connais Tim que depuis près de deux ans et je suis déjà un
grand fan ( je possède L' étrange Noel de Mr Jack depuis 5 ans environ et je
l'ai vu 20 fois ( à l' époque , je ne me demandais pas qui était Burton mais
aujourd'hui.. ) ), je suis aussi un très grand fan de Danny et je trouve
qu'il à toujours de sublimes musiques.
Votre site est très très très très... très bien. merci
05/12/01
Yo!
Bon il est utile de répéter que le roman de Pierre Boulle est génial et que la
première adaptation était déjà décevante et la deuxième encore plus.
Je précise que je ne me considère pas fan de Burton mais que j'aime beaucoup le bonhomme
et ses films.
Quand à cette fameuse planète, on se demande encore comment en toute bonne fois on peut
trouver que ce film n'est pas raté! Certes certaines idées sont bonnes (la bestialité
poussée des singes, Tim roth as Thade et la fin fidèle au roman).
Bon mais ça fait pas lourd tout ça et le film lui l'est (lourd!).
Les humains qui parlent: n'importe quoi! (bah oui des humains qui parlent pas dans un film
de studio hollywoodiens ça passerait pas)
Résumé: le moins bon Burton! (qui certes n'est pas une merde non plus mais sans aucun
doutes une grosse déception).
Imbécile Jones a parlé.
02/12/01
Comment commencer?
Commencer par dire que La Planète des Singes, roman de Pierre Boulle comme on le sait
tous mais ça fait bien de le rappeler pour faire genre intello, n'est PAS un roman
adaptable au cinéma. Je suis catégorique. J'ai vu la première version. Gros bof. La
statue de la liberté, quoi, la statue de la liberté? Ça ne vaut pas le double choc de
la fin du roman. De toute façon, ce n'est plus à l'ordre du jour et tout le monde s'en
fout depuis que les tours jumelles ont été pulvérisées.
De plus, le livre en question donne assez d'images pour constituer un film à lui seul.
Aucune des deux versions n'a retenu la scène où Ulysse Mérou et Zira s'embrassent, puis
elle le repousse en lui disant qu'il est "vraiment trop moche". Quoi de plus
cynique, sulfureux, philosophique? Toute la problématique du roman est résumée dans
cette scène.
Mais les Ricains étant les Ricains et fiers de l'être, Ulysse Mérou se nomme soit
George Taylor, soit Léo Davidson et on trouve soit la statue de la liberté en morceaux,
soit un méchant chimpanzé en Abraham Lincoln.
Je m'adresse à Hollywood tout entier : FOUTEZ LA PAIX AUX ROMANS EUROPÉENS QUI NE
GAGNENT RIEN A ETRE ADAPTÉS AU CINÉ!!! Je n'arrête pas de pleurer sur Harry Potter. Je
suis en deuil. Une perte terrible et traumatisante.
Bon. Trêve de pleurs et de grincements de dents, parlons peu, parlons bien,
parlons du film qui nous intéresse. Esthétiquement parlant, magnifique. Tout bonnement.
Mais bon, on finirait par être blasé. De ce point de vue-là, Tim Burton, c'est le bon
élève dont on sait que la copie est impeccable, qu'on attend au tournant avec un
désespoir résigné et qui transforme facilement la boue en or.
Je pense que même les critiques les plus sévères ont été soufflés par la perfection
des maquillages. Bien entendu, je ne parle pas du gloss et du brushing "saut du
lit"/glam-rock d'Estella Warren. On est loin des masques en latex de la première
version. Ce ne sont plus des effets spéciaux, c'est du réel! C'est bluffant, du début
jusqu'à la fin.
D'ailleurs, Helena Bonham Carter et Tim Roth utilisent au mieux ces avantages. Quoique.
Tim Roth, mon petit Tim, pour avoir l'air méchant, il ne suffit pas de baisser un peu la
tête, montrer des dents et regarder les ennemis par en bas. Même les singes ils font pas
ça. Ça n'impressionne per-sonne. Quant à toi, Helena Bonham-Carter, tu as beau très
très bien jouer, je tiens absolument à te dire que TU N'ES QU'UNE SALOPE DE BRISEUSE DE
COUPLES!!! Broum. C'était une petite parenthèse pour exprimer ma haine. Ad rem. Donc, à
ces deux-là s'opposent Mark "je laisse tomber le H" Walberg et Estella
"c'est cool moi j'ai pas de H chiant à placer dans mon nom" Warren. Mark Wal...
Leo Davidson est troublant de non-expressivité. C'est même effrayant. Un masque lui
aurait peut-être donné une expression quelconque mais rien n'est moins sûr. Vous
cherchiez le personnage zarbi et monstrueux? En voilà
un pas piqué des hannetons. Il me fait vraiment peur à moi, surtout que dans le film il
utilise toute sa palette d'expressions : mâchoire contractée quand embêté, avec
supplément de sourcils froncés quand très embêté. Et puis alors, Estella Warren.
PfffrrrrrttttwhouaHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA ESTELLA WARREN HAHAHAHAHA!!!! Houhouhou... C'est
dans des moments comme ça qu'on se dit que c'est tout de même vachement expressif, les
poissons rouges.
En définitive, résumons-nous parce que ça commence à faire long, les enfants :
des personnages hyper-expressifs cachés derrière des masques de singes, d'autres
personnages lisses comme des galets cachés derrière des masques d'humains : c'est
magnifique! Quels sont les plus évolués, en fin de compte? Qui mérite le plus d'être
traité comme un animal?
Bon, la fin est stupide. Je la trouve tirée par les cheveux, et la surprise de trouver
des singes à la place des humains n'en est pas une : Pierre Boulle l'expliquait mieux.
Mais ce film vaut définitivement la peine d'être vu. Résistez à ceux qui vous disent
que c'est de la merde, tel est le commandement de Tim Burton. Opposez à leur venin une
froide indifférence, un sourcil haussé, un coin lèvre légèrement tordu et faites-leur
bien comprendre que vous résisterez encore et toujours à l'envahisseur blasé.
P.S. : HELENA BONHAM CARTER, JE TE HAIS, JE T'ABHORRE, JE TE CONSPUE!!!
Maëva
01/12/01
Tout d'abord, "Le planète des singes" est un film fantastique, génial, qui m'a rendue encore plus dingue de Tim Burton, que j'ai découvert grâce à "Mars Attacks!" (autre film génial, mais tous ses films sont géniaux!). Je sais qu'il faut faire court, mais j'ai ressenti le besoin de donner mon avis.Passons vite sur LE défaut du film: Estella Waren, même si on ne la remarque pas trop (en tout cas j'étais concentrée sur Ari et Léo), est assez superficielle et ses interruptions plutôt comiques ! (ce qui finalement n'est pas un défaut, mais je ne pense pas que c'était dans l'intention des studios..., de Burton par contre certainement!)
Mais à part ça, rien à dire! Si non que c'est merveilleux!
1ère vision: J'ai été prise dans l'histoire et d'autant plus enchantée que les critiques que j'avais lues (dont Mad Movies) étaient mauvaises, prédisant même la chute de Burton! Selon moi, elles n'ont pas compris le film! J'ai apprécié le clin d'il à "2001, l'odyssée de l'espace" avec ce grand vaisseau arrondi et lisse, ces cosmonautes en blanc... Et soudain on passe dans la jungle sauvage et violente!
J'ai adoré tout ce qui a rapport aux singes (plus qu'aux humains, rendus insignifiants, ce qui n'est pas un mal car cela permet de s'attacher aux vrais protagonistes de cette planète, à savoir les singes): Ari est charmante (et non pas laide comme il a été dit, et puis quelle importance) et j'ai trouvé excellent de la voir écrire avec ses "pieds"!; Thade est sensationnel (vite un oscar!), ses crises sont extraordinaires, et c'était excellent (encore!) de le voir prostré de peur à la fin, quel merveilleux jeu d'acteur!; Attar est magnifiquement interprété, troublé et trahi dans ses convictions; Limbo est certes le comique de service, mais son comique fait mouche à chaque fois et son personnage est plus étoffé qu'aurait pu le croire sa position de fanfaron; quant à Lisa Marie, sa dance lassive est tordante! La relation entre Ari et Léo est romantique (!) à souhait, franchement plus existante que les regards effarouchés d'Estella (mais c'est tellement drôle de la voir se faire doubler par une guenon, Elena Boham Carter qui était déjà excellente dans "Frankenstein" et "Merlin")!
Léo semble ne pas s'étonner de voir des singes parler. Mais peut-être que se sachant sur une autre planète, passé la terreur de voir voler des singes partout dès son arrivée, il s'en tient aux faits et cherche tout simplement à filer! Cette impression d'être sûr de soi ne fait que renforcer la fin superbe du film, où face aux singes terriens il n'est plus sûr de rien et anéanti par ce qu'il voit: la Terre est devenue est une planète étrangère, plus dangereuse que l'autre en cela qu'elle était le point de chute, la terre promise, le refuge que c'était fixé Léo.
La fin, justement, est jubilatoire! Ceux qui ne l'ont pas comprise, se sont torturés l'esprit pour trouver du sens là où il n'avait pas lieu d'être! C'est tout simplement génial, noir...! Et en passant, elle est fidèle à la fin du livre de Boulle, où le héro atterrit sur Terre et est accueilli par des singes!
Un mot sur la musique: elle prend aux tripes! (toutes les musiques de Danny Elfman sont grandioses!)
Un autre mot sur la relation entre Ari et Thade: on ne sait si Thade est simplement attiré par elle parce qu'elle est la fille du sénateur, mais je préfère penser qu'il ressent sincèrement quelque chose pour elle! Et son tempérament intempestif le fait réagir de manière intempestive quand Ari lui rend visite dans son tente: trahi au fond de lui-même, il la marque au fer, comme les humains qu'il déteste et qu'elle défend. La scène est magnifique!
Je crois avoir tout dit et je me rend compte que je me suis emballé! Tant pis, c'est dit! Un dernier mot sur votre site: c'est la première fois que je tombais sur quelqu'un aussi fan de Tim Burton que je pense l'être! Lors de vos réserves après l'annonce d'une "planète" version Burton, j'ai cru perdre un ami cher, mais j'ai été tellement soulagée après avoir lu dernièrement votre avis sur le film! Ne changez rien et continuez d'avoir d'aussi bonnes critiques sur les films (bravo pour "Batman le défi"!)!
J'ai fini!
Emilie
30/11/01
Pour commencer, je dirai que je n'ai pas fait la même erreur qu'avec sleepy hollow cad ne pas magnifier le film avant de l'avoir vu. Je m'étais un peu renseigné et ce film ne faisait pas l'unanimité surtout chez les fans de Tim Burton. C'est donc sans préjugé que je suis allé voir ce film.Parlons du film maintenant. Je dois dire que j'ai aimé ce film pour plusieurs raisons. Tout d'abord l'aspect visuel du film, c'est beau voir très beau, surtout les scènes de nuit (ah quand l'armée de Thade part au combat la nuit tombée). Les gags visuels sont le plus souvent réussi (le dentier, la perruque, le déo...).
Concernant l'histoire, on doit quand même dire que les scénaristes ont joué sur la facilité. Je m'explique : le héros atterrit sur une planète dirigée par des singes parlants et monsieur le héros n'essaie pas de comprendre (ou si peu) mais essaie plutôt de retrouver sa navette sans se poser de questions. Bon ça passe sans trop de dégâts. De toute façon, c'est du divertissement, hein. En revanche les grandes lignes de l'histoire sont bien trouvées avec des rebondissements assez inattendus (ah j'aime bien les paradoxes temporels). Et puis j'ai particulièrement apprécié l'histoire entre Ari et Léo. C'était plutôt intéressant et bien filmé.
Parlons maintenant des personnages. Bon c'est dommage que les personnages humains soient si peu traités (le black ne sert à rien) alors que les singes sont très bien travaillés. Les comédiens ont su donner pleins d'émotions en étant complètement méconnaissables et là je dois dire un grand chapeau à Tim Roth et Héléna Boham Carter qui ont été parfaits. Quand je vois qu'André Dussolier n'aurait jamais tourné dans ce film car il n'aime pas qu'on ne voit son visage, je me dis que ce n'est pas un vrai comédien. Fin de parenthèse.
Les points négatifs maintenant. Bon ce sont des défauts de blockbuster. Tout d'abord, pourquoi avoir mis une scène avec le gamin qui n'en fait qu'a sa tête. Je parle de la scène où le petit tombe comme par hasard de son cheval alors que deux minutes plus tôt, Léo lui demande de ne pas bouger. Perso, ça m'énerve les enfants héroïques dans les films. Si des personnes ont vu Jurrassic Park 3, ils me comprendront sûrement. Second défaut,
l'orang-outan comique. Ca c'est typique des blockbuster, foutre un personnage comique . D'habitude ces personnages sont joués par des noirs. Et je dois dire que je ne suis pas fana de ces rôles. Pour terminer, je dirai à quoi sert Estella Warren à part montrer son joli corps épilé et casser le coup entre Léo et Ari. Soit c'est pour éviter que les studios trouvent la romance entre Ari et Léo trop torride soit c'est pour rappeler ces vieilles séries B.
Pour conclure, je dirai que j'ai passé un très bon moment lors de la projection.
On est obligé de parler de cette fin et pour cette raison, Tim a gagné son pari car ça fait parler de son film. Beaucoup cherche à trouver une logique dans cette fin mais c'est juste métaphorique. En effet, Tim avoue qu'il préfère la métaphore et les non-dits.
On peut quand même s'amuser à trouver une logique. Voici plusieurs hypothèses qui reviennent le plus :
La première consiste à dire qu'il s'agit d'un monde parallèle dans lequel la planète Terre serait peuplée par des singes évolués. Cette hypothèse, même si elle répond à toutes questions, ne me convient guère car il s'agit de paradoxes temporels dans le film et non de mondes parallèles.
La deuxième dit que thade a reconstruit l'Oberon grâce à la game boy laissée à l'orang-outan, et avec une armée de singes non content de la paix instaurée sur leur planète entre les humains et les singes décide de partir avec. Il arrive sur la planète Terre et détruit les hommes. Victorieux, il fait remplacer toutes les statues par des statuts représentant de grands singes. Pour que cette hypothèse tienne la route, il faut que thade et son armée arrive à une époque pendant laquelle les humains ne sont pas développés militairement sinon je ne vois pas comment les singes auraient pu vaincre tous les humains. Après les singes ont mené une vie comme les humains et on a une belle ironie du sort.
La troisième consiste à dire que cette fin n'est là que pour annoncer une suite. Je trouve stupide de dire ça même s'il risque d'avoir une suite (Tim Burton refuse de la tourner), Tim Burton fait un film dans son ensemble et non pas comme des petits bouts.Et puis, je le vois mal faire une fin pour faire plaisir aux studios. En revanche, les studios sont toujours prêts à faire une suite si ça marche. Mais là, je ne sais pas ce qu'ils vont nous sortir si suite il y a.
.|.
(c'est mon pseudo)30/11/01
Bonjour!
Moi tout simplement je vois la planète des singes comme un film très ludique! Je me suis
très bien amusé du début à la fin. J'ai même pu noter des petites touches de
poésie. Donc, pour moi la planète des singes de tim burton est une vraie petite
merveilles de divertissement. Et encore! Qu'entend-je? On me dit que c'est plus qu'un
divertissement! Je le crois . Je suis un peu bête (Tiens, un jeu de mot!) alors moi
partir dans des discours philosophique, disons que c'est pas mon fort...Je vis pour le
cinéma, j'aime l'intelligence au cinéma, mais plus que tout, j'aime les surprises, les
dingueries, la poésie...la magie! Et je crois que sur ce plan, Burton est roi! Sa jolie
planète est bourré de surprise fascinante!
C'est une bien belle aventures de singes, ce film. On se fout un peu pas mal beaucoup
des humains...Leo peut bien mourir n'importe quand ça ne me ferait pas un pli. Je n'ai
d'yeux que pour Thade et Ari!!! Je les adore! Thade grogne et saute partout quand il est
en colère, Ari écrit avec ses pieds, elle est douce et crédible jamais une chimpanzée
ne fut plus belle (Merci à la merveilleuse Helena Boham Carter de lui avoir prêter la
voix à défaut de lui avoir prêté un visage), comme dans presque tout les burtons,
j'adore les "méchants" de ce film. Et comme dans tous les burton, on se demande
qui sont les méchants!
Sur ce je termine. Ma "critique" n'a probablement touché personne, rien à
foutre, ce n'est pas pour les autres de je révèle mes pensées, c'est pour moi! J'ai
écrit tout ça pour dire que la planète des singes est un film bestial et cinglé avec
une musique absolument délicieuse de Danny Elfman, avec des percussions qui nous
font trembler et sursauter (...et sauter tout court, quand j'entends le thème du film je
n'ai que le goût de sauter aux lustres et de me balancer en poussant des grognements
comme Thade le fait si bien!!!). La fin est presque incompréhensible et j'adore ça!
Une belle surprise!
The End
28/11/01
Tout d'abord j'ai beaucoup de mal à me lancer dans une critique du film, Ed Wood
ayant déjà pratiquement résumé tout le fond de ma pensée (même pour Amélie).
Oui, ça faisait depuis longtemps que Burton n'avait plus été en telle forme.
Tant de choses à dire...
Allez, je vais le dire sec, là, quitte à me faire conspuer : POTA me redonne des
sensations que je n'avais plus eue pour un film de science-fiction (je limite le champ et
la casse...) depuis...2001 !!! Dieu sait que j'adore Kubrick et que je ne m'aventurerais
pas dans une comparaison par simple intuition. Bien sûr, les analogies sont limitées
mais elles sont bien là...
Et puis, tant pis, je me limiterais à cette scène qui est pour moi symbolique et
pourtant d'une fluidité épatante : Suite à la séquence de plongée avec Daena (ah
Estella....où comment Burton arrive à utiliser avec génie une Jar Jar Binks!), Davidson
confond le nom des espèces (pour lui singe ou primate, c'est la même chose, tant qu'il
parte de là...). Krull le met alors à terre et l'écrase sous son corps : il est,
lui le singe, sur Davidson, l'homme, et veut lui faire comprendre que telle classe est
au-dessus de celle-là. Un brouillage de piste exemplaire, d'autant plus qu'on éprouve
aucune compassion pour Leo, préférant nous rattacher au discours compréhensible de
Krull...
Limbo entre alors en piste. Quelques répliques drôles et un tout tout petit peu d'action
plus tard, ce dernier se retrouve à terre, implorant les humains de le laisser en vie.
C'est là, c'est magnifique, c'est marquant : voici les hommes et leur bestialité, prêts
à tuer pour leur intérêt (ça semble peut-être difficile à concevoir dans un
blockbuster mais c'est très clair dans l'esprit de Burton). Il n'y a presque pas de mots
pour définir cette merveille. Cette image là, trois humains, dont l'un vise avec son
arme (aaah, on pourrait en parler des heures de l'arme dans ce film...) un être hybride,
inédit mais qui obtient tout de suite notre compassion. En face de lui, des êtres, qui
dès que mis dans une position de supériorité ne pense qu'à une chose : l 'asseoir par
l'élimination d'ennemis potentiels.
Et c'est là que Burton m'achève. Car qui vient régler la situation ? Ari bien sûr. Qui
d'autre que cette guenon rendue sexuellement attirante par Burton ? L'humanité, qui a le
visage sensible de l'animal, empêche la bestialité, aux traits féroces d'humains par le
dialogue. Les mots, sans saveurs dans la bouche de notre "héros", sans
concessions dans la gueule de Thade, méchant sans nuances, car uniquement allégorie de
la face cachée de l'esprit humain., ces mots sont les sauveurs. Ari est la seule à
pratiquer un vrai langage dans le film. Elle NOUS parle. On peut s'y rattacher sans peur
pour mieux comprendre ce monde qu'on ne comprendra pas du début à la fin.
Ah, la fin. quel bonheur. Bien plus ouverte que celle de Schaffner en 1968. Et qui, quoi
que vous pensiez du film, satisfera votre argumentation...C'est cette fin qui nous oblige
à remettre en question tout ce à quoi nous avons assisté. Comme le "Jupiter and
beyond the infinite" dans le 2001 de Kubrick....
Voilà, ce ne sont que les prémisses de mon approche du film que j'espère radicalement
opposée à la vôtre !!!
Daniel