La Planète des Singes

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Mon avis à chaud sur La Planète des Singes
Premières critiques ici et aux USA : plus ou moins poliment négatives dans leur très large majorité. La Planète des Singes est déjà considérée par beaucoup comme le film le moins réussi de Burton. Il reste à juger en bonne et due forme si la production a effectivement réussi à massacrer ce film encore plus que les deux premiers Batman (qui sont les merveilles que l'on sait malgré (si ce n'est "grâce") le massacre). Je ne vais donc pas m'étendre plus sur les critiques. Waiteuh andeuh Si !
Dernière ligne droite. Bientôt les premières chroniques de votre serviteur. Les différentes visions du film, bien sûr, mais aussi la BO de monsieur Elfman. Sans doute quelques petites pensées sur l'accueil critique et public que va recevoir La Planète des Singes. Un comparatif entre les deux versions, pourquoi pas ? J'ai sciemment décidé de ne pas "en faire trop" autour du nouveau Burton. Car l'expérience Sleepy Hollow (un an de mises à jour quasi quotidienne) m'avait franchement épuisé. Donc, l'Antre de Tim Burton a fait simple, et elle a été heureusement secondée dans cette démarche par un site officiel incroyablement brillant. Merci msieur Tim (air super connu).
Un blockbuster remake piraté ? C'est ce que donne à penser les premières images du nouveau Burton. Le double effet Batman nous revient donc. D'abord on flatte le public dans le sens du poil (c'est le cas de le dire), et ensuite on impose une vision personnelle qui va marquer l'imaginaire des spectateurs. Mais Burton va être soumis à une très rude concurrence cette année. Jackson, Carpenter, Oshii, Lynch, Spielberg, Sakaguchi ont tous mis les petits plats dans les grands pour essayer de signer le très symbolique premier Chef-d'uvre du nouveau millénaire. Si Jackson part largement, très largement favori (et vainqueur), nul doute que cette seconde partie de l'année va être à la hauteur de nos espérances. Et si Burton part lui avec un sérieux handicap (un remake, une commande, un "actioner" familial), je lui fais largement confiance pour ce qui est de nous délivrer un divertissement luxueux comme seul une poignée d'irréductibles hollywoodiens sait encore en offrir (McTiernan est lui aussi dans la même situation cette année, d'ailleurs, condamné au succès avec un remake bourrin de Rollerball). On frémit d'avance en pensant aux futurs tops de fin d'année qui auront la lourde, très lourde tache de classer Avalon, le Seigneur des Anneaux, Mulholand Drive, Final Fantasy, Ghosts Of Mars, A.I., Kuzco (hein ?), La Planète des Singes... Ce n'est pas "mission difficile", monsieur Hunt, c'est mission impossibole.
A acquérir : le nouveau Mad Movies (mensuel, que Dieu me paratitouille !) n°133. On y parle du film qui nous concerne, mais aussi de Final Fantasy (qui nous concerne tout autant) et encore et toujours du Seigneur des Anneaux (qui nous concerne encore et toujours).
Une nouvelle bande annonce sur le site officiel du film. Très très prometteuse.
Sortie française le 22 août 2001.
Teaser du film sur le site officiel
Premières images encourageantes. Burton a trouvé un moyen peinard pour s'approprier La Planète des Singes : baisser la lumière. Scènes nocturnes, scènes au cur d'une forêt tropicale, scènes au coucher du soleil sur un désert ultra photogénique ou bien scènes en intérieurs gothiques (forcément gothiques). Même s'il y a un petit côté Mad Max 3 assez étrange et que certains effets de montage tendent vers le film hollywoodien à la mode, on garde confiance. Espérons juste que les petites faiblesses de Sleepy Hollow (montage bourrin, narration bordélique, personnages secondaires inexistants), ne seront pas accentués ici. Le gag serait bien sûr de voir Burton devenir un grand metteur en scène de pur entertainment. Le mieux serait qu'il réussisse à allier sa schizo galopante, et assumer sa part auteurisante en harmonie avec ses rêves de séries B décomplexées. La Planète des Singes pourraient être la clef de l'évolution de Burton (pour dire quand même que Sleepy Hollow a déjà largement déblayé le chemin, mais là, Burton a la possibilité d'abandonner en grande partie ses "clichés", et donc d'aller plus loin, beaucoup plus loin). C'est bien parti.
Sur le Site Officiel : bande annonce, interview de Burton, commentaires, photos, le tout en français ! Avec une intro très impressionnante. Grand !
Avec : Mark Wahlberg; Tim Roth; Helena Bonham Carter; Paul Giamatti ; Michael Clarke Duncan; Estella Warren; Cary-Hiroyuki Tagawa; Spike Jonze (oui, oui, celui de Sabotage, Da Funk et John Malkovitch !); Linda Harrison; Glenn Shadix (le nôtre, celui de Beetljuice, du Nightmare et de Stain Boy); David Warner; Kris Kristofferson; Charlton Heston (pas confirmé, mais presque) Beaucoup de seconds rôles mythiques en tout cas !
Equipe technique : Tim Burton (metteur en scène); William Broyles, Larry Konner, Mark Rosenthal (scénaristes); Richard Zanuck (Productuer); Ralph Winter (producteur exécutif); Phillipe Rousselot (directeur de la photographie, qu'on ne présente plus); Colleen Atwood (costumes, on ne présente plus non plus); Rick Heinrichs (décors, un des plus anciens collaborateurs de Burton, de Vincent à Sleepy Hollow !); John Dexter (directeur artistique); Russell Bobbitt (set coordinateur); Mika Sait (production coordinateur); Denise Chamian (directeur de casting); Andy Armstrong (directeur de la deuxième équipe); Tom Peitzman (directeur des SPFX); Rick Baker (Maquillages, on ne le présente plus non plus); Danny Elfman (compositeur musical, bon alors là si vous ne le connaissez pas, vous n'êtes pas sur le bon site...).
Sortie USA : 27 juillet 2001