Edwood VS MTV 5 - The Night Of The Living Ed

 

 

        Maintenant que tout le monde sait que je n'ai rien d'autre à faire dans la vie que de pratiquer l'onanisme devant Music TeleVision Europe, je peux m'en donner à cœur-joie et transformer mon site en robinet à commentaires de vidéo-clips. Ayant épuisé l'intérêt (très) relatif de la dissection de films (qui ne m'ont rien fait, enfin, quoi) ou de disques (qui n'ont pas besoin de moi pour bien se porter) et voyant assez mal ce qui peut encore m'amuser sur le web (à part le jeu online, quand Battle.net ne pédale pas dans la choucroute), je me consacre donc quasi exclusivement à la nouvelle section phare de The Web's Worst Page. La section qui a su remplacer dans le cœur des internautes les Critiques de Films (définitivement trop misanthropiques) et les Critiques de Disques (définitivement off topic) mais pas encore tout à fait l'Antre de Tim Burton, mais cela ne saurait tarder. Et revoilà donc la bonne rasade de bonheur en branche pour tous les (a)mateurs de Bit-Bit, Christina, Robbie et tous leurs amis. Bon, normalement ça va être amusant, hein, normalement, parce que bon, j'espère ne pas avoir fait le déplacement pour rien. On s'installe, on laisse tomber la télécommande et on sait déjà que tout va bien se passer, la preuve, désormais, c'est illustré !

 

Faites comme Bit-Bit, choisissez Edwood !

le premier qui me dit que c'est mal fait n'aura rien compris au concept

 


2000 ans après Jesus Christ

Quand les effets spéciaux dominaient le monde

 

 

- Janet Jackson : Doesn't Really Matter

        On commence avec une légende de la chaîne, la sœur de qui vous savez (ça lui fait quel âge au fait ?). La théorie selon laquelle, non pas que Michael soit la réincarnation du Paul McCartney mort en 1966, mais bien qu'il soit la même personne que sa sœur, n'a pas fini de faire parler d'elle. En effet, la plus grande différence entre Michael et Janet réside en deux attributs mammaires dont la fausseté saute aux yeux (je me comprends). On imagine très bien que tout cela est amovible, en kit, quoi, et que l'on peut ainsi transformer encore plus rapidement Janet en Michael (et inversement) que de faire hurler un chien à la mort en lui faisant écouter du Mariah Carey (c'est dire). Dans ce clip, Janet se fait appeler "Sugar" et possède un chien gadget qui fait le Kamasutra devant des images du dernier Eddie Murphy (aussi grandiose que Dumb & Dumber à ce qu'il paraît, à vérifier, donc). Puis elle se balade dans des décors de Playstation avant d'exécuter la même chorégraphie que dans tous ses autres clips. On pense en particulier à Together Again, sauf que là, les images de synthèse nous permettaient de respirer le grand air d'une savane idéalisée par Disney et Microsoft. Bon, bah, oui, c'est Together Again again (et ouais...) et c'est nettement moins bien, c'est mignon, mais sans plus. Et finalement on découvre la justification ultime à la théorie "un frère + une sœur = une seule personne", c'est bien entendu le budget du très laid clip de Scream, qui ne peut se justifier que par l'utilisation de techniques ultra-sophistiquées susceptibles d'insérer Janet et Michael ensembles dans la même image. On attend avec impatience l'épisode des X-Files sur ce sujet, et l'on se doute aussi que Michael est un hybride, mais bon, je m'égare...

 

- Christina Aguilera : Come On Over Baby

        Au risque de briser un suspens inexistant, je peux déjà prévenir que nous en viendrons à celle que vous attendez tous et toutes à la fin de cette page (ceux qui ne peuvent pas se retenir se précipiteront sans doute au dernier paragraphe), mais avant le plat de résistance, faisons une pause casse-croûte avec l'imitation de celle que vous attendez tous et toutes. Christina a abandonné les images de synthèse pour se jeter à corps perdu dans le marécage Destiny's Child. Non, ce n'est pas Say My Name, mais on n'est pas passé loin (on imagine que c'est le même "metteur en scène"). Christina veut faire la nique à Bit-Bit, elle n'en peut plus, elle veut lui crever sa gueule, on a bien compris, je crois que c'est clair. Pour cela elle sort le grand jeu. Les pires fringues de l'histoire des néo Singing Teen Stars, les pires chorégraphies, les pires nichons en silicone (c'était déjà pas des masses discret avec Bit-Bit mais là c'est carrément grotesque), les pires paroles (une pure chanson paillarde, quelque part entre le Curé de Montaigu et Tirelipinpon) et une grandiose imitation vocale de Mariah Carey. Quoi ? C'est l'Horreur ? Bah oui, c'est l'Horreur.

Christina nouvelle-nouvelle formule, ça s'arrange pas                                             après Jar Jar, les images de synthèse présentent leur nouveau personnage énervant

 

 

- Kelis : Get Along With You

        Dans notre grande série "comme quoi, tout arrive", voici le nouveau Kelis. On se souvient de l'effroi provoqué par Caught Out There, son premier single qui lui avait valu en ces lieux le surnom envié de "sorcière Kelis" et j'avais sciemment occulté le ni fait ni à faire Good Stuff, r'n'b asthmatique doté d'un clip incroyablement laid enfilant les pires clichés du genre. Et puis voilà t'y pas que Kelis fait le grand saut et change totalement son image. Pour tout vous dire je ne l'ai pas du tout reconnu la première fois que j'ai vu Get Along With You. Brisons le suspens pour ceux qui n'auraient pas encore été confronté à la chose, c'est un plagiat/hommage complet à Tim Burton. Architecture tordue, pénombre à tous les étages sans oublier la poupée qui part en morceau en final (en fait on pense essentiellement au Nightmare Before Christmas). Et la petite Kelis se relooke gothique pour l'occasion, et il faut avouer que, même si c'est caricatural, c'est plutôt réussi. En gros, on peut penser à une campagne marketing visant à séduire un public pas du tout convaincu (moi, par exemple, au hasard total). C'est presque gagné, car même si la chanson est toujours aussi asthmatique, il y a quelques jolies choses à l'intérieur (en particulier le refrain, vraiment mignon tout plein). Mais non, quoi, on ne m'achète pas comme ça, moi. C'est pas parce que Anouk se payait Beetlejuice que je me suis mis à l'encenser et si demain Bon Jovi se baladait habillé en Pee Wee, bah, ça serait bien marrant mais ça ne rendrait pas ses chansons meilleures. Alors, en faisant les comptes, nous avons là un clip de grande beauté, avec une chanteuse qui prend le risque de briser les clichés visuels du r'n'b et qui nous gratifie d'une sympathique chanson tristounette. On est donc largement dans le positif et de la part de Kelis c'est vraiment une surprise et il fallait le noter.

 

- Bon Jovi : Say Isn't So

        Tiens, quand on parle du... euh... Bon, il arrive, forcément. Je commence par avouer que je n'ai jamais pu regarder son clip en entier, j'ai effleuré du regard des petits bouts, par-ci, par-là, mais sans plus (ce qui est déjà plus que pour le précédent, dont l'esthétique Matrix était suffisant pour me faire éteindre la TV pour le reste de la journée). Le concept crétin et populo, nous ramène aux grandes heures de Michael Jackson ou... euh... de Eddie Murphy. On invite plein de potes stars et on mixe le tout dans le bordel total. Véritable documentaire sur les futurs has-been des années 90 (comme le fameux clip de Jackson est un documentaire sur les has-been des 80's), Say Isn't So est par moment assez drôle. Le meilleur passage étant bien sûr la présence simultanée de Claudia Schiffer et de Matt LeBlanc, ce dernier confirmant à la moindre de ses apparitions qu'il ne pourra jamais se débarrasser de Joey (sauf miracle provoqué par un grand metteur en scène, mais rien n'est moins sûr) et que sa présence à l'écran suffit à déclencher immanquablement l'hilarité générale. A quand le mariage (du siècle) avec Phoebe (s'ils font des triplés, faut m'en garder un).

 

 


Pleasure and Pain

Du respect du public et de la classe innée

 

 

- Moloko : Pure Pleasure Seeker

        Assez d'horreurs et de tiédeurs, revoici Moloko et le monde libre est sauvé ! Enrobé d'une grandiose parodie 70's, Pure Pleasure Seeker, ouverture anthologique du génial album Things To Make And Do, a beau être largement amputé dans sa version single, il n'en demeure pas moins aussi exigeant que spontanément irrésistible. La musique de Moloko, comme la meilleure des pops, fonctionne sur un minimalisme imparable et des gimmicks enthousiasmants ("Come make me all... Body and soul"). Entre néo-disco assumé et super-production, Moloko tape pile là où il faut. Le clip, contre-pied total du précédent (merveille de précision, d'effets de montage et de mise en scène), fait plutôt écho à Sing It Back et à son look Claude François-Pacco Rabane (les robes Pacco Rabane, hein, ne confondons pas). Ici nous sommes dans la parodie totale. A ne pas louper, le pseudo Brian Eno qui s'agite derrière ses machines infernales tel Marty Feldman dans Frankenstein Jr et la robe sublime de Roisin Murphy dont la montée dans les hautes sphères du star-system ne semble plus pouvoir être freinée. Bref, c'est parfait et, aie aie aie, ça ne passe pas des masses sur MTV, le maigre résultat du single dans le top anglais ne devant pas être étranger à ce boycott prévisible. Bah, de toute façon, on s'en fout, nous autres, personnes de bon goût, avons déjà l'album en triple exemplaire et nous apprêtons à l'offrir à tour de bras pour les fêtes de fin d'année.

 

- Destiny's Child : Jumpin' Jumpin'

        Les fillettes de la destinée fondent à vue d'œil, encore plus rapidement qu'un amphi de première année de philo. Plus que quatre pour ce clip et déjà plus que trois depuis. Il faut avouer qu'il n'y en a qu'une qui chante, à la limite deux, mais c'est juste. Bon, à part ça, la chanson est la même que les trois précédentes, en un poil mieux, je l'avoue. Le clip est toujours sur le même concept : faut que ça bouge ça donne l'impression que tout cela est vivant. Et pour une fois il y a une certaine adéquation entre la chanson (il est 23h30, le club est plein comme une barrique et il saute-saute-saute) et l'image (il est 23h30, le cadreur est plein comme une bourrique et ça tangue-tangue-tangue). On se croirait dans un Von Trier Blaxsploitation. Fort heureusement ici ça ne dure pas 2h30 dans l'hystérie mélodramatique religieuse et donc on n'a pas trop le temps d'avoir la gerbe.

 

- Madonna : Music

        Grand, très grand moment que celui-là. Le nouveau Madonna, le nouveau phénomène de société qui, qu'on le veuille ou non, va encore changer la face du monde occidental. Alors, quel est le programme ? Matérialisme ? Religion ? Sexe ? Un peu de tout comme d'hab ? Et bien, presque, disons que sur son rythme binaire désormais bien établi (un coup matérialiste (True Blue, Erotica), un coup spiritualiste (Like A Prayer, Ray Of Light), Madonna revient au terre-à-terre avec Music. Le programme est comme toujours une synthèse parfaite de l'air du temps, en clair : revival 70's black et disco, electronica, french touch, second degré, auto-parodie et auto-critique, décadence et mépris du public en particulier des fans. Music ressemble donc à une vaste farce dont le mauvais goût aimerait bien lorgner du côté d'Absolutely Fabulous mais en ayant visiblement rien capté au génie de French & Saunders. Nous découvrons donc la nouvelle Madonne, en mac ("pimp" in the text), fringuée comme un vrai mac tout droit sorti de Superfly. Elle se roule dans le luxe et le stupre, fait la tournée de ses girls et des peepshows avant que tout cela se termine en bonne vieille partouze des familles. On est en fait plus proche de la copie délavée d'Ab Fa, ce Rude Awakening américain qui me reste toujours en travers de la gorge. Tout ici respire le disco revival, en particulier le passage cartoon, copie conforme des Hanna & Barbera des 70's mais aussi du fameux dessin animé des Jackson 5 (c'est Michael qui va apprécier). Les premières visions sont agréables grâce au grandiose numéro de Ali G (comique anglais, si je ne m'abuse ou alors je n'ai rien compris au film), plus vrai que nature dans le rôle du néo-beauf DJ naze qui balance des "respect" hilarants à chaque coin de phrase. A ne pas louper, son anthologique rap sur Like A Virgin, aussi crétin que jouissif.

        Mais, vous allez m'arrêter tout de suite. Vous allez me dire : "c'est Fight Club cette histoire ou quoi ?". Presque. Certes, il y a du cynisme et du mauvais esprit dans Music, mais on reste toujours à la limite entre le coup marketing et la vraie démarche à la Fincher (on rigole de tout et surtout de soi-même). Madonna a le beau rôle, n'en doutez pas, elle se moque de vous, mais bien peu d'elle-même (si c'est pour se moquer de ses premiers disques, franchement, elle a tort, elle n'a pas fait mieux depuis). Et on se retrouve au final avec une parodie à la Charly et Lulu (le refrain de Music, attendez, je cite : "Music, makes the people come together. Music, makes the bourgeoisie (!!!) and the rebel", qui n'est pas très loin d'un "le feu ça brûle et l'eau ça mouille"). Et il ne faut pas débourser un seul centime pour ce machin qui mixe Karl Marx et Bézu ! Bien sûr, évidemment ! Surtout avec l'arnaque au DVD qui l'accompagne (tous les coups sont permis, dès qu'il s'agit d'enculer le monde avec les nouvelles technologies, il y a un beau concours entre Maddy et tatie Bowie). D'ailleurs je ne vous ai toujours pas parlé de la chanson en elle-même, en partenariat avec M. Mirwaïs (french touch oblige). Bah c'est efficace mais aussi assez insipide (carrément insipide, même, au bout de 4 ou 5 écoutes). Alors on pourra le reprendre en cœur (comme une parodie, voilà, ça se fredonne comme La Pêche Aux Moules), et les amateurs de Christina Aguilera seront surpris par la nouvelle Madonna, elle aussi en pleine cure de Gouraud Mapping Morphing Buffering Shockwave dans ta face. On pourra aussi trouver tout cela incroyablement vulgaire, prétentieux et d'une bêtise infinie (car se croyant bien plus malin que l'acheteur moyen). Bah oui, on pourra aussi.

Madonna, nouveau concept : le mac

 


Bimboland

Quand la chanteuse est bonne, bonne, bonne, bonne... (air connu)

 

 

- Jennifer Lopez : Let's Get Loud

        Non, ce n'est pas un gag, Jennifer nous revient avec une chanson qui, malgré son titre, n'est pas un inédit de Kiss ou de Motley Crue. Ce n'est pas non plus la résurgence d'un vieux concept de ces lieux ("Let's Get Lourd"). Et non, la chanson de Def Leppard à laquelle vous pensez tous, c'était Let's Get Let's Get Let's Get Roooocked !!! Non, là nous avons à faire à un plagiat pure et simple d'un quelconque tube de Gloria Estefan (qui ne doit pas apprécier des masses telle qu'on la connaît). Le tout filmé dans une ambiance de live hystérique typiquement latino (Queen à Rio, ça vous dit quelque chose ?). Là c'est plutôt la Drag Queen à Rio avec un joli costume à paillettes et ces fameuses formes au niveau du pare-choc arrière que l'on imagine truquées. Oui, bah, voilà, voilà. Et le pire c'est qu'on ne peut pas lui dire à Jennifer de se cantonner au cinéma, parce que si c'est pour nous balancer The Cell, bah, euh... en fait elle devrait faire des cassettes de fitness, tiens, qu'on rigole (si ça se trouve, c'est déjà fait, ah zut !). Mais quelque part, Jennifer, avec son incarnation parfaite de la bimbo sans le moindre gramme de cervelle à l'intérieur (et elle n'est pas blonde, hein, je le précise) possède un gentil capital sympathie, un peu comme l'idiot du village, qu'on aime bien tous, au village...

Jennifer Lopez, ça chante et ça joue à ce qu'il paraît, mais rien n'est moins sûr                             Jennifer Lopez, bah, voilà, quoi...

 

 

- Truesteppers : Out Of Your Mind

        Il nous en manquait une. Après Ginger Spice, Scary Spice, Baby Spice et Sporty Spice, il fallait bien que Figurante Spice nous fasse un petit quelque chose. Certaines choses ne changent pas comme dirait les Meat Puppets, et Victoria (Beckham, ça s'écrit comme ça ? C'est un footballeur, je crois, hein, oui, c'est ça) fait toujours de la figuration. Le clip c'est Matrix, la chanson c'est de la merde en barres, et ce ne fut pas numéro un en Angleterre (numéro deux, quand même), comme quoi...

 

- Louise : 2 Faces

        Ca n'arrête plus, nous sommes dans BimboZone ! Louise, qui ressemble parfois étrangement à une Jennifer Lopez en plus charmante, possède elle aussi un vrai capital sympathie. Même si la pauvrette n'a jamais réussi à poser sa voie sur une chanson ne serait-ce que correcte (même du temps d'Eternal, quoique, le tube, là, Stay, c'était pas trop moche, mais bon...). Et pour son deuxième effort (petit effort) solo, ça ne s'arrange pas. Toujours aussi bien mignonne, Louise fait ce qu'elle peut. Avec moins de conviction qu'à l'époque de Naked (grand moment, ça, le single Naked), ce qui tend à prouver que la fin n'est pas loin. Bah, si, moi, elle va me manquer.

Louise Nurding, élue "sexiest woman of the UK", ça se conçoit                                         Il est clair que ce n'est pas sa musique qui nous manquera

 

 

- Bob Sinclar : I Feel For You

        French Touch à l'horizon avec le rigolo Bob Sinclar dont le premier album demeure une référence en matière de house française clichée. Bah c'est toujours la même chose, quelque part entre Dimitri From Paris et Cassius. Le véritable intérêt c'est la clip, dans lequel vous aurez tous reconnu les empreints au Phantom Of The Paradise de Brian De Palma. Bah moi je dis : bravo. Parce qu'il vaut toujours mieux rendre hommage à un chef-d'œuvre absolu que de céder à la mode Matrix.

 

- Aqua : Bumble Bees

        Après le bide monstrueux de l'une des perles de Aquarius (Around The World) et le bide relatif de l'album en lui-même (3 millions d'exemplaires vendus contre 15 millions pour le très très inférieur Aquarium), ce qui tend à prouver que mélanger les genres et mettre un peu d'ambition et de qualité dans la dance music n'est pas une bonne chose pour le succès commercial (ce qui n'est pas une nouveauté, pour un Dee-Lite et un KLF, combien de Corona et de Eiffel 65 ?). Aquarius aura quand même eu le mérite de créer un petit, tout petit, débat critique, certaines personnes ayant eu le courage de dépasser les préjugés pour se pencher sur la magnificence pop mutante de la chose. La superproduction trash d'Aquarius, mélange brutal entre les Beatles, le Rocky Horror Picture Show, Abba et l'Eurodance de merde, ne pouvait pas laisser indifférent les auditeurs. Soit on déteste car les aspérités sont exigeantes (les voix, la boîte à rythme, la parodie à tous les étages), soit on estime (comparé au reste du genre, c'est un chef-d'œuvre), soit on va encore plus loin (c'est une mini révolution). Mais lorsque l'on écoute ce disque, on a souvent l'impression d'assister à la naissance d'une musique hybride, les balbutiements de quelque chose de nouveau. Chez Aqua, pas de samples, un vrai orchestre, de vrais chœurs, une grande richesse mélodique et ainsi ce sont les sections de cordes qui viennent remplacer les plages de synthés grotesques. Aqua fait de la dance façon 2 Unlimited mais avec les moyens de Ben-Hur. Série Z disproportionnée, Aquarius navigue donc entre Flash Gordon (c'est con mais c'est drôle) et Inferno (c'est simple mais ambitieux, c'est creux mais c'est sublime). Et pour meilleur exemple il y a Back From Mars, morceau d'Eurodance typique, totalement transcendé par une débauche de mélodies, d'effets de production et de délires orchestraux. Et juste après il y a l'obligatoire ballade, l'hallucinant Aquarius, dont la beauté mystérieuse n'est pas prête de livrer tous ses secrets. Beauté mystérieuse chez Aqua ? La fait que cela paraisse inconcevable donne bien une idée de l'événement qu'est cet album en forme de monstre de Frankenstein sous acide.

        Le nouveau single, Bumble Bees, est l'une des chansons les plus faibles d'Aquarius, c'est aussi l'une de celles qui se rapprochent le plus de la dance à "l'ancienne". Le coup de génie ne réside ni dans le morceau, ni dans son choix (pépère) comme single, mais dans le clip. Around The World, chanson merveilleuse, fut dotée d'un clip naze, Bumble Bees, chanson crétine mais marrante, est secondée par un clip formidable. En fait, quand on regarde la chose, on se tamponne gravement de la musique. On assiste à un festival comique qui pourra faire penser aux Robins des Bois de Canal + (euh... c'est cela, oui... enfin... euh....). Pour tout vous dire, je ne vais rien vous raconter et vous jugerez par vous mêmes. Ne vous attendez pas pas à du Monty Python, hein, ni à du Bottom, on est plus dans le burlesque traditionnel, là, mais ça fait quand même du bien par où ça passe.

ce groupe a besoin de vous, arrêtez d'avoir peur comme ça

 

 


Stéréotypologie

La photocopieuse était armée

 

 

- Santana : Maria Maria

        N'oublions pas les fans de ce célèbre guitar hero qui me fera toujours penser aux fous du volant, Satanas & Diabolo. Mais là n'est pas la question, ici il est question de rock latino FM et c'est peut-être bien. Ah oui, c'est même sans doute très bien pour les gens qui aiment ce genre de choses. Personnellement (mais qui s'en soucie), je trouve cela affreux, mais ce n'est que mon humble avis.

 

- Placebo : Taste In Men

        Vaillants représentants de la faction "alternative" de MTV, les rigolos de Placebo font toujours un grand numéro. Aujourd'hui, Brian Michoko radote et continue à creuser la veine Queer qui a fait vendre un nombre indécent des deux premiers albums du groupe. On se souvient avec émotion de la face B Mars Landing Party (si je ne m'abuse), avec ses paroles dignes de la parodie de la Danse d'Hélène ("embrasse moi, mets ton doigt dans mon cul, jusqu'à que j'en puis plus", so poetic). Parfait pour les ados pseudo marginaux et plus ou moins attardés qui ont bien du mal à appréhender leur sexualité, Placebo n'est pas un groupe musical, c'est un concept de psychologie infantile. La preuve : la chanson est un fatras qui empile les pires clichés du "rock alternatif", un peu comme le Push It de Garbage, mais en beaucoup moins jouissif. Comme le disait un autre groupe stéréotypé (et encore plus nul), Skunk Anansie : on a beau tout essayer, on ne reste que des clichés.

 

- Darude : Sandstorm

        Démonstration par le son et par l'image que l'album d'Aqua est un chef-d'œuvre révolutionnaire. Ecoutez-moi ça, puis, une nouvelle fois, remettez-vous World Clique de Dee-Lite, The White Room de KLF ou même 1000 Fires de Traci Lords. Bah oui, on a l'impression que Darude sévissait 30 ans avant ces groupe. La dance n'a pas besoin de sons ridicules pour donner envie de danser et mettre de bonne humeur. Je radote, oui, mais les mauvais élèves seront une nouvelle fois privés de sortie en boîte et on les enfermera dans une petite pièce sombre où seront diffusés en boucle pendant 6 heures tous les remixes de Last Train To Trancentral de qui vous savez.

 

- Sonique : It Feels So Good

        Vous me copierez aussi 100 fois : ce n'est pas parce que KLF c'est mieux que Darude qu'il ne faut pas essayer de faire autre chose.

 

- Queen et Five : We Will Rock You

        Y a pas de problème, je n'ai jamais dit le contraire, c'est largement aussi mauvais que Santana.

 

- The Bloodhound Gang : Mope

           "Yo yo yo ! What it is motherfuckers ?" "Oh shit ! Here comes Pacman ! Hey Pacman, What's up ?" "Me, you bitches, I'm high on crack, wanna freebase ?" "No, Pacman, drugs are baaaad !" "Pussies ! sniiiiiiiiiffff.... Hooollllllyyyy Shiiiiit !!!" (thème musical de Pacman). The Bloodhound, depuis toujours le groupe le plus con et le pus vulgaire de l'univers, purement jouissif et totalement indéfendable. A noter que leur dernier album est largement inférieur à l'excellent (dans ce contexte) One Fierce Beer Coaster, grand classique de débilité honteuse. Aussi léger qu'un troupeau d'éléphants, un bonheur.

 

- The Smashing Pumpkins : Try Try Try

        A bout de souffle et à quelques jours de la fin, les Smashing brûlent leurs dernières cartouches avec un clip dont on saisit très mal l'intérêt. Le quotidien craignos et pas du tout romantique (quoi qu'en pense Corgan) d'un couple de SDF, sombre rapidement dans un misérabilisme trash qui mériterait un bon coup de Fight Club pour dératiser les clichés. Totalement dépressif, le clip provoque la pitié à tous les étages. Pitié, en particulier pour Corgan, songwritter de talent, qui s'est perdu en route.

 

- Limp Bizkit : Take A Look Around

        Et c'est à nouveau Highlander. Le métal des années 90 vient remplacer le métal des années 80 comme bande son des blockbusters. Après Rage dans Matrix, voici Limp Bizkit dans Mission Impossible 2 (il paraît qu'il y a Metallica, aussi, pffff....). Bon, bah ça craint méchamment. Pas une pointe d'imagination, pas de mélodie ("surtout pas, hein, faut pas, on est des zhommes des vrais, on va pas faire de zoulies chansons pour les pédés !"), de l'humour débile (très métal, donc), la totale ringard. Mais c'est Spinal Tap ? Bah oui, c'est Spinal Tap, le néo-métal à tendance fusion (Korn, Rage & Co) est grabataire, vite un bon gros film parodique pour faire exploser la baudruche !

 

- N'Synch : It's Gonna Be Me

        Avant d'en venir à celle que vous attendez tous et toutes, parlons de ses petits camarades (parmi eux se cachent son petit ami officiel, sauras-tu le reconnaître ami lecteur ?). Bah c'est un boys band, avec un clip ridicule (ce sont des marionnettes, on le savait déjà, merci de le confirmer), et c'est nul. Voilà, voilà...

 

 


She's Lucky, she's a Star

Celle que vous attendiez tous et toutes

 

après "double VanDamme", voici "double Bit-Bit", très conceptuel                                     Pom Popopompom

 

- Britney Spears : Lucky

        Et le gros morceau pour la fin. La nouvelle Madonna, incroyable mais prévisible phénomène de société, passe à une nouvelle étape. Après avoir été la Girl Next Door, après avoir été la Cheerleader, après avoir été l'Amour de Vacances, après avoir été La Drague en Boîte, après avoir été La Fille de Vos Rêves, après avoir été Le Fantasme de l'Espace (les cochons dans l'espace ???), Britney (un peu comme Barbie et... Madonna), rechange de costume et devient aujourd'hui : la Star d'Hollywood. Et c'est toujours la même chanson, mais je me demande pourquoi je prends la peine de préciser (déjà vu : "mais c'est toujours la même chose", "oui mais c'est toujours aussi bien"). L'intérêt n'est pas là, l'intérêt réside sans doute dans le fait que Bit-Bit brûle les étapes. Que, dès son deuxième album, là où le modèle redevenait une vierge, elle fait déjà Ray Of Light. Le Mea Culpa ici, le sexe débranché là, les travers du star system un peu plus loin. Bit-Bit fait déjà son métalangage et c'est peut-être aller un peu vite en besogne. On peut penser que son public risque de la lâcher, mais au vu de la concurrence dérisoire, rien n'est moins sûr.

        Etudions les réactions provoquées par le clip. Chez les filles tout d'abord, première concernée. Il y a les petites, dont Bit-Bit est l'idole, qui la trouvent "toujours aussi formidable", voire même "de plus en plus géniale". Il y a les jalouses qui trouvent "qu'elle se la joue de plus en plus", voire "qu'elle se la pète grave cette mocheté, en plus elle chante trop mal". Il y a les indifférentes qui ne jouent plus à la Barbie (sauf en cachette) qui trouvent que tout cela "c'est pour les gamines" (mais elles aiment bien écouter Bit-Bit à la radio quand même, hein, mais faut pas le répéter). Et puis il y a les garçons qui ont tout compris : "elle arrête pas de dire qu'elle pleure dans son cœur solitaire, attends moi je m'en vais la consoler". Même s'il y a des mecs qui essaient de sauver la face à coups de "mais c'est de la musique de merde, faut écouter Eminem et les Red Hot, ça c'est de la bonne zique", cela ne trompe personne, vu que même Eminem aimerait bien se faire sucer par Christina et Bit-Bit, sinon il ne ferait pas des chansons sur le sujet, il va sans dire. Sans rentrer dans des considérations inutiles, remarquons que dans l'ensemble tout le monde a son mot à dire sur Bit-Bit.

        Et moi aussi j'ai mon mot à dire, d'ailleurs je l'ai déjà copieusement dit, donc je vais surtout parler du clip de Lucky, qui est incroyablement moche (comme d'habitude) et le metteur en scène habituel (qui n'aime pas Britney) persiste à nous la montrer comme une vieille savate bouffie (non, pas Sarah Michelle Gellar, qui est aussi une savate soit dit en passant). Erectomètre à moins 10, c'est radical. La Bit-Bit tristounette mérite des baffes et on ne croit pas une seule seconde à son personnage de Lucky, encore moins à son statut d'ange gardien peu vêtue et mal cadrée. Et Bit-Bit a beau nous jouer la grande schizophrénie à coups d'effets spéciaux pathétiques, ça ne fonctionne pas, le charme est rompu (quel charme ? Tais-toi et rame !). Dans une scène très drôle et sans doute involontairement comique, on la voit arroser le monde de poudre magique, avec le même geste que notre ami le marchand de sable. De là à dire que Bit-Bit nous fait la totale (Nicolas, Pimprenelle, le joueur de flûte ET Nounours), il n'y a qu'un pas, mais ses talents d'actrice ne vont pas jusque là. Même si il y a vraiment un côté Nounours chez Bit-Bit, c'est d'ailleurs vers cet aspect là que va ma sympathie.

        Bit-Bit pourra faire tout ce qu'elle veut, elle restera toujours la Cheerleader de ses débuts, la Girl Next Door qui ferait une très bonne copine débile à Sabrina la sorcière. Mais elle ne parvient pas à transcender l'aspect pataud véhiculé par ses clips, son physique et ses morceaux de bubble pop plombée. Musicalement, c'est vrai, c'est toujours la même chanson et ça rappelle donc assez souvent les productions Trevor Horn de la grande époque (Frankie Goes To Hollywood en particulier mais aussi, et de manière troublante, Propaganda). C'est pyrotechnique et ça ne va pas beaucoup plus loin. Ce n'est pas mauvais, ce n'est pas bien, c'est gentiment moyen et grâce à Bit-Bit ça ne laisse pas indifférent car tout cela nous pose des problèmes sociologiques, artistiques et d'étude des mœurs très amusants. Pour sûr, elle en a de la chance Britney, il en fallait une, ce fut elle. Pleure pas Nounours, moi je t'aime.

 

Bit-Bit, toujours pas gâtée par un metteur en scène vicieux                                 très caricatural et pas très loin de la Ciccone mais totalement à côté de la plaque, bien tenté quand même, il faut l'avouer

 


 

Conclusion avec le Onanomètre (tm)

 

        Séduit par le concept de la branlette devant MTV, j'ai décidé d'en faire une conclusion poétique au si populaire Edwood VS MTV. Nous allons donc faire le bilan de la sélection pour voir devant quel clip messieurs les lecteurs et même mesdames les lectrices pourront pratiquer l'attouchement narcissique dans les meilleures conditions. Bon, c'est dommage, nous débutons avec une sélection qui bande mou, pas de nouvel En Vogue, ni de nouveau Pink pour vous messieurs et pas de nouveau Robbie Williams pour vous mesdames. Les amateurs de décolletés pourront toujours se rabattre sur Kelis, les gothiques apprécieront d'ailleurs aussi ce clip même si je sais qu'ils se sont déjà largement épanchés sur le nouveau Placebo. Grosse, très grosse déception au niveau point de vue plongeant de la part d'anciennes valeurs sûres. Janet montre très peu et Madonna apparaît de manière quasi subliminale, compensant par la présence d'autres bimbo malheureusement filmées avec les pieds. Déception aussi du côté de Bit-Bit, qui ne montre rien de bien nouveau, à part deux-trois profils et son nombril qui est aujourd'hui aussi connus de part le monde que la Tour Eiffel (si ce n'est plus, mais pas encore aussi visité, vous confondez avec Madonna, là). Ceux qui peuvent se contenter de petits hauts moulants craqueront sans doute sur le nouveau Christina Aguilera, mais aussi sur Sonique, mais ceux qui pensaient admirer "the brand new tits" de Lene d'Aqua en seront pour leur frais, bien fait ! Les fans de feux arrières auront leur dose de Jennifer Lopez mais je les préviens, c'est toujours moins bien que son premier truc en webcam. Je sais que le côté pile de Bit-Bit plaît aussi beaucoup à une certaine faction de la gent masculine et ils seront là aussi assez déçus. Après la débauche hallucinante du clip de Kylie Minogue (les plus incroyables plans en dessous de la ceinture, jamais vus sur MTV ou presque), il fallait bien calmer le jeu. Mais ce n'est pas la dèche totale car, passons aux gens raffinés, qui sauront pratiquer l'auto-érotisme à la vue du toujours aussi joli visage de Louise (même que cette fois il y en a deux pour le prix d'un, profitez-en c'est liquidation avant fermeture). Quoi d'autre ? Ceux qui réussiront à supporter le visuel de Jumpin' Jumpin' (c'est comme regarder un porno sur C+ en codé, je sais qu'il y a des spécialistes), attraperont au vol des bouts estimables des filles de la destinée (profitez-en aussi, bientôt rupture de stock). Par contre, rien à tirer du retour de Victoria Spice, de toute façon il n'y a jamais eu grand chose à tirer des Spice en général, mais là je ne vais pas faire l'unanimité. Enfin, toujours pour clore le sujet des messieurs, mon "personal pick" qui va, bien évidemment, à Moloko, avec la toujours aussi classieuse Roisin Murphy, luxueusement habillée et dont la voix nous amène toujours plus prêt du 7e ciel. Vous allez me dire qu'il n'y a pas quoi épancher sa solitude avec cela. Bah oui, malheureux, c'est pas moi qui me branle devant MTV, c'est vous ! Faut pas tout confondre.

        Et pour les dames, c'est déjà plus dur, parce que je n'y connais pas grand chose (pas en "dames", mais en goût des dames pour les messieurs, enfin bon bref...). Il paraît que chez les dames un peu déjantées, Brian Michoko (oui, je sais, c'est Molko, les gens sans humour ne sont pas obligés de m'envoyer des mails d'insultes, quoique si, ça m'amuse toujours) fait son petit effet. Je ne ferais aucun commentaires. Exposons les faits tels quels. Jon Bon Jovi... euh... sans doute... Les petits minets de N'Synch, sûrement. Et puis ceux de Five. Le petit nouveau Craig David, dont je parlerais sans doute un de ces jours. Ronan Keating ? Euh... Alors là je suis déjà totalement dépassé. Donc je vais choisir comme "personal pick", le top canon pour draguer en boîte Ali G dans le clip de Madonna. Chaîne en or qui brille, bagouzes, lunettes débiles et barbichette, en un mot comme en cent : respect !

        En conclusion : période peu convaincante pour le apôtres du maître Woody Allen qui auront beaucoup de mal à mettre en pratique devant MTV les sages paroles du Zarathoustra à lunettes : "ne critiquez pas la masturbation, c'est le seul moyen que j'ai pour faire l'amour avec une femme que j'aime". Les messieurs sont quand même avantagés dans l'histoire, car ils nous restent encore et toujours l'indispensable Cat Deeley et son Hitlist UK.

       

Cat Deeley, le cadeau d'Edwood pour les messieurs en manque                         Toujours Cat Deeley, parce qu'il vaut mieux prévoir                         Et encore Cat Deeley, parce que je ne m'en lasse pas

 

        Bon, on rigole, on rigole, mais je suis sûr que je vais encore recevoir des mails m'affirmant haut et fort que ça fait bien pitié un mec comme moi qui n'a rien d'autre à faire que de se pignoler devant la TV. Ah oui, c'est pas facile tous les jours d'amuser la galerie, hein, mais je persiste et je signe, internet c'est fait pour ça et rien que pour ça !

 


 

        L'ultime cadeau de ce chapitre de la saga sera ce lien béni des dieux : Society For Future Husbands Of Britney Spears (non vous ne rêvez pas). Précipitez-vous si vous voulez vous y inscrire, apparemment la concurrence est sévère. Sur ce, je vous dis à bientôt, car c'est désormais officiel, The Web's Worst Page s'assied quelque temps dans la routine facile de Edwood VS MTV, bah oui, ça m'amuse, ça me demande un travail dérisoire et ça reçoit un bon accueil de la part du public (qui finira par se lasser, je ne m'inquiète pas pour ça), qui finalement préfère ce Edwood là à celui qui lit Finnegans Wake en écoutant du Nick Drake. Alors, en attendant que je brûle mes pages web sur une île écossaise, on se donne rendez-vous pour le prochain opus dont vous pouvez déjà deviner le titre...

 

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